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TABLE DES MATIÈRES.

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CHAP.

Page I. Situation des Armées des Puissances liguées contre la France

1 II. Situation des Armées Françaises en Avril, Mai, et Juin.-Préparatifs de Défense.

4 III. L'Empereur se décide à prendre l’Offensive et à entrer en Belgique.-Ses Raisons

19 IV. Armée Française disponible. - Passage de la Sambre

27 V. Batailles de Ligni et des Quatre-Bras

44 VI. Bataille de Waterloo

60 VII. Quelques Observations sur la Bataille

95 VIII, Suites de la Bataille.-Pertes éprouvées par l'Ar

mée Française et par les Armées ennemies--
Quartier-Général à Laon. - Ordres expédiés
aux autres Armées.

107
IX. Mouvement du Corps du Maréchal Grouchy-11
se joint à l'Armée sous Laon

112 X. Ressources militaires qui restent encore à la France après la Bataille

114 XI. Arrivée de l'Empereur à Paris. Insurrection des

Chambres; il ne lui reste plus que trois partis
à prendre. Raisons qui déterminent son Choix.
Il abdique

118 XII. L'Empereur ayant abdiqué, les Armées anglo

hollandaise et prussienne s'avancent imprudem-
ment sur Paris. Cette Maneuvre, qui eût du
les perdre, leur réussit entièrement

125

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1

APPENDIX.
No. 1. Ordre du Jour et Position de l'armée Française

le 14 Juin

131

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Page No. 2. Ordre de Mouvement, idem .

137 3. Tableau faisant connaître la Composition et la

Force de l'Armée Française destinée à agir en

Flandres à l'Epoque du 15 Juin, 1815.
4. Tableau faisant connaître les Corps sous les

Ordres directs de l'Empereur le 16 Juin, 1816.
Ceux qui ont Combattu, et les Pertes qu'ils

ont éprouvées.
5. Tableau faisant connaître les Corps sous les

Ordres du Maréchal Ney, le 16 Juin, 1815;
ceux qui ont combattu, et les Pertes qu'ils ont

éprouvées.
6. Tableau faisant connaître approximativement la

Force de l'Armée Anglo-hollandaise sous les
Ordres du Duc de Wellington, à l'Epoque du

14 Juin, 1815.
7. Rapport du Duc de Wellington, sur la Bataille
de Waterloo

147 8 Etat des Pertes de l'Armée Anglaise et Hanovrienne

160 9. Rapport des Opérations de l'Armée Prussienne. 164 10. Rapports du Prince d'Orange

179 11. Rapport du Maréchal Grouchy

187 12. Lettre du Prince Bernard de Saxe Weimar . 192 13. Déclaration de Napoléon au Peuple Français. · 197 14. Ditto à l'Armée .

198 15. Convention pour la Reddition de Paris

200 16. Attestation donnée par le Capitaine Maitland au Général Gourgaud

205 17. Protestation de PEmpereur Napoléon

207

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CAMPAGNE DE 1815.

CHAPITRE I.

Situation des Armées des Puissances liguées

contre la France.

Dans le mois d'Avril, 1815, les armées russes étaient au-delà du Niémen : celles de la Prusse et de l'Autriche étaient en partie sur le pied de paix ; la plupart des corps prussiens avaient passé l'Elbe; une partie de l'armée autrichienne était dans le royaume de Naples; les Anglais avaient la' moitié de leurs forces en Amérique: ainsi l'on calculait que les armées de la Russie, de l'Autriche, de la Prusse, de l'Angleterre, ne pouvaient être complétées chacune à cent cinquante mille hommes (force que ces puissances s'étaient engagées à fournir par le traité d'Avril) et rendues sur les frontières de la France qu'à la fin du mois de Juillet. L'armée anglaise, y compris celle hanovrienne, ne pouvait former que quatre-vingt mille hommes. Le gouvernement anglais donnait des sub

B

sides pour

soixante-dix mille autres. Les troupes de Hollande, de Nassau, de Danemarck, les contingens des maisons de Saxe, de Hesse, de Bavière, de Bade, de Wirtemberg, servaient à compléter les unes le contingent des Anglais, les autres les armées de la Russie, de la Prusse, et de l'Autriche. L'Espagne ne faisait point partie de la ligue; elle agissait séparément: elle avait déclaré la guerre à la France, mais sa situation intérieure était telle qu'on avait peu à craindre des mauvaises dispositions de sa cour. Le Portugal quoiqu'en guerre avec la France, ne voulut fournir aucun contingent à la coalition; et la Suède ayant obtenu ce qu'elle désirait, la Norvège, ne fournit aucune troupe.

Dès le mois de Mai les forces alliées se mirent en marche pour se rapprocher des frontières françaises : pendant ce tems les armées anglaise et prussienne qui étaient restées dans la Belgique, furent dans de perpétuelles alarmes. Elles craignaient à chaque instant d'être attaquées, et elles n'étaient pas en mesure de se maintenir dans ce pays. Wellington, de Vienne, et Blucher, de Berlin, accoururent en toute hâte à Bruxelles. Anvers et Ostende furent pendant tout le mois de Mai encom-brées de troupes venant d'Angleterre; et

au commencement de Juin le Duc de Wellington avait sous ses ordres plus de cent mille hommes, en comptant les troupes de Belgique, de Hollande, de Nassau, et de Brunswick. Blucher à la même époque en avait cent vingt mille, y compris les troupes des maisons de Saxe. Les quatrevingt mille hommes qui manquaient pour compléter les deux contingens étaient attendus pour le mois de Juillet. . L'armée autrichienne avait une quarantaine de mille hommes le long du Rhin, et en avant des lignes de la Keich; c'étaient pour la plupart des troupes de la confédération. Les troupes autrichiennes étaient en marche pour arriver sur le Rhin, et pour pénétrer en France par le Mont Cénis et le Simplon. Celles de Russie étaient encore loin des frontières françaises. Ainsi dans le courant de Juillet, la France devait être attaquée par six cents mille ennemis; mais au commencement de Juin, il n'y avait

que
les armées des

generaux Blucher et Wellington qui fussent en mesure de se battre. Après en avoir ôté, ce qu'elles étaient obligées de laisser dans les places fortes, elles présentaient une force disponible de deux cents mille hommes réunis sur les frontières.

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