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JUL 17 1922

L'auteur de ces pages n'avait pas l'intention de prendre part à la discussion sur le barrage de l’Escaut. Il croyait que le droit des Pays-Bas ne pouvait être contesté sérieusement et qu'en tout cas il pouvait laisser le soin de la défense à des hommes comme M. le professeur Vreede et M. van Lansberge, qui par leur position et leurs connaissances spéciales sont parfaitement à même d'éclaircir les côtés de la question, qui pourraient paraître plus ou moins douteux. Depuis la lecture de quelques brochures Belges, il a du changer de résolution. Celle qui a été publiée sous l'anonyme d'un „Diplomate Belge” lui a surtout demontré qu'il y a en Belgique des hommes qui sont

parfaitement aveuglés par la passion ou par l'esprit de parti, et quoique M. van Lansberge y ait déjà répondu par un écrit plein de mesure et de convenance,

il croit de son devoir de contribuer dans la mesure de ses forces à éclairer l'opinion publique.

Comme il n'a eu guère le temps nécessaire pour la correction de son écrit il ne se fait pas d'illusion sur son mérite littéraire.

Mais si sa brochure n'a pas les , allures gauloises” de celle du Diplomate Belge, au moins on n'y trouvera que la raison, le bon sens et la bonne foi.

LA BROCHURE DU DIPLOMATE BELGE EST ÉCRITE

" AB IRATO"; DONC IL FAUT S'EN MÉFIE R.

Le Diplomate Belge veut autant que possible éviter d'envenimer le debat » (p. 2), il s'attend «a voir le Cabinet de la Haye céder à de meilleurs sentiments » (p. 37) et fait «un appel au coeur du peuple » Néerlandais.

Voyons comment il s'y prend en évitant d'envenimer le débat.

« Le titre de la brochure de Monsieur van Lansberge, » dit-il, «est d'une prétentieuse solemnité » (p. 2). «Si Monsieur van Lansberge connait toutes ces transactions, sa brochure nous parait peu sincère; s'il les ignore son éducation diplomatique est à refaire (p. 3). Il semble n'avoir aucune idée des droits ct obligations qu'entrainent les traités (p. 11), il est sublime ei se fait une étrange idée de la valeur des traités (p. 13), sa légère brochure ne mérite pas une réfutation sérieuse» (p. 21).

Après ce dernier trait on croirait que le Diplomate Belge laisserait au moins en repos ce malheureux Monsieur van Lansberge. Pas le moins du monde. Il recommence de plus belle. « Monsieur van Lansberge a mêlé non sans dessein peût-être les considérations de fait aux considérations de droit (p. 23),

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