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7.6 1915

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DEPUIS LES TEMPS LES PLUS RECULÉS JUSQU'A NOS JOURS.

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M

MURRAY (Jacques STUART, comte de ), jets, sans auxiliaires étrangers, et à respecter connu dans l'histoire d'Écosse sous le nom de l'établissement de la réforme; il prit ensuite Bon Régent (Good Regent), né vers 1533, tué le les devants, et alla tout préparer pour la rece23 janvier 1570. Il était l'ainé de trois frères, voir. Marie Stuart, à son arrivée en Écosse en fils illégitimes de Jacques V. Sa mère était lady 1561, trouva Jacques au premier rang des hauts Marguerite, fille du lord Jean Erskine de Mar, personnages; elle l'éleva encore, et le prit pour seigneur considérable, et un de ceux à qui avait son principal conseiller et lieutenant. Le choix été confiée la garde de Jacques V enfant. Dès ses était heureux. Jacques montra autant de jugepremières années Jacques Stuart fut créé prieur ment que de fermeté, et témoigna beaucoup d'é. de Saint-André avec tous les revenus de ce riche gards pour sa sæur et souveraine ; il obtint pour bénéfice. Plus tard il reçut encore le prieuré elle, au grand déplaisir de l'impétueux Knox, de Pitten weem, et celui de Marcou en France, qu'elle exercerait librement son culte; la messe en rertu d'une dispense du saint-siége. En fut dite dans la chapelle royale; mais tous les 1544, il prêta serment de fidélité au pape priviléges des réformés furent respectés. Jacques Paul III. Mais il n'était pas fait pour la vie ec- rétablit l'ordre sur les frontières, modéra le zèle clésiastique. Dès 1548 il donna des preuves de fanatique du peuple contre les papistes, coml'intrépidité et du génie militaire qui le distin- prima les ennemis de la dynastie de Marie, et guèrent dans la suite. Ce fut à l'occasion de la fortifia l'attachement de ses amis. La reine le descente des lords Grey de Willin et Clinton récompensa de ses services par le titre de sur la côte d'Écosse. Jacques rassembla une pe- comte de Mar, et célébra par des fêtes brillantes tite troupe de gens déterminés, et força les en- le mariage du nouvean comte avec lady Agnès vahisseurs à se rembarquer. Il avait déjà fait Keith. La turbulente noblesse d'Ecosse vit cette un voyage en France à la suite de sa demi-soeur élévation avec jalousie. Lord Erskine fit valoir. Marie Stuart; il en fit plusieurs autres, et as- des droits antérieurs sur le comté de Mar; Jacsista au mariage de Marie avec le dauphin de ques abandonna le titre et les biens, et reçut de France. Quand la réforme pénétra en Écosse, la reine le comté de Murray. Ce fut le tour du Jacques, moitié sincèrement et moitié par am- comte catholique de Huntley d'être jaloux; mais bition, adopta les nouvelles doctrines. Sa nais- Murray en finit vite avec ce rival, qu'il sit désance, son intelligence, son courage lui don- clarer traitre et qui mourut peu après. Il est nèrent bientôt une grande autorité sur les réfor- probable que si Marie avait laissé l'administramateurs. Il ménagea cependant les catholiques, tion à Murray, elle aurait continué de jovic dans l'espoir de recevoir une pension de la tranquillement de la royauté; mais elle était France; en même temps il demanda une pension impatiente de régner par elle-même avec l'arà la cour d'Angleterre, comme dédommagement rière-pensée de revenir sur les concessions faites des sacrifices qu'il avait faits à la cause de la à la réforme. Son premier acte d'indépendance réforme. Envoyé en France auprès de Marie à l'égard de Murray fut son mariage avec DarnStuart pour la presser de revenir en Écosse, ley. Murray aurait préféré pour mari de la i la trouva indisposée contre lui; mais par la reine Leicester, que favorisait Élisabeth. Il eut franchise de ses manières et la sagesse de ses le tort grave de chercher à retenir par un comconseils, il obtint bientôt sur elle une grande plot le pouvoir qui lui échappait. Le peuple et la influence. Il la décida à se présenter à ses sni- majorité de la noblesse restèrent fidèles à la NOUV. BIOGR. GÉNÉR.

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T. XXXVII.

reine, et Murray se réfugia en Angleterre. Marie l'Écosse à la fin de janvier 1569. Il raffermit son triomphante aurait eu de grandes facilités pour pouvoir ébranlé par le soulèvement des Hamilgouverner l'Écosse, si elle avait été capable de

ton, et fit approuver sa conduite en Angleterre prudence; mais ses passions de femme la je- par les états d'Écosse ( juillet 1569). Il était artèrent dans une série de fautes, aussi fatales à rivé au comble du pouvoir quand une vengeance son honneur qu'à son autorité. Elle se dégoûta privée mit fin à ses jours. James Hamilton de vite de Darnley, et l'écarta de sa confiance, Bothwell-Hangh, fait prisonnier à la bataille de qu'elle donna à l'Italien Rizzio. Darnley, poussé Langside, avait vu ses biens confisqués, sa par les seigneurs et s'étant assuré de l'assenti- femme chassée au milieu d'un hiver rigoureux ment de Murray, fit assassiner Rizzio. Murray de la maison qu'elle habitait, et devenue folle; revint en toute hâte pour reprendre le pouvoir il jura une haine implacable au régent, et n'atou du moins pour le partager avec les meurtriers tendit que l'occasion de se venger. Informé que du favori italien; mais Marie, par un chef- Murray devait traverser la ville de Linlithgow, il d'auvre de diplomatie féminine, parvint à déta- se posta dans une maison de la grande rue, apcher Darnley de ses complices. La scène changea partenant à son oncle, l'archevêque de Saintaussitôt; les meurtriers de Rizzio, se voyant André. De là il visa à son aise le régent, et le trahis par Darnley, offrirent à la reine leur con

perça de plusieurs balles. Tandis que l'assassin cours pour l'assassinat de ce faible et malheu

se réfugiait chez les Hamilton, qui le recevaient reux prince. Murray fut informe de la transac- comme un libérateur, Murray expirait le jour tion, et n'y prit pas autrement part. Il quitta même avec le tranquille courage qui lui était Édimbourg le matin du jour de l'assassinat de habituel et dans de grands sentiments de piété. Darnley (9 février 1567), et au mois d'avril « Sa mort, dit M. Mignet, causa une immense suivant, il partit pour le continent. Il semble

joie à tout le parti de Marie Stuart en Écosse; gue, désespérant du sort de Marie Stuart, il elle satisfit tous les princes catholiques de l'Eune voulut pas assister à une catastrophe iné- rope. Pour les amis de la reine prisonnière, vitable. En son absence les événements se pré- Murray avait été un sujet ingrat , un frère incipitèrent. Le jngement illusoire et l'acquitte- humain, un rebelle odieux; pour les rois, un ment de Bothwell, l'enlèvement de Marie Stuart adversaire triomphant de l'autorité légitime. En et son mariage avec l'assassin de Darnley, la lui succombait le chef habile du protestantisme révolte des lords Écossais, la séparation forcée écossais, le conducteur résolu du gouvernement de Bothwell et de Marie, et l'emprisonnement du jeune roi, l'allié utile d'Élisabeth. Il avait de de la reine à Lochleven se succédèrent dans l'es- fortes qualités, le cœur vaillant, l'esprit haut et pace de quelques mois. Les lords rappelèrent le ferme, le caractère énergique, les meurs honcomte de Murray et lui offrirent la régence du nêtes et rigides; et cependant il avait élé quelroyaume ; il l'accepta après se l'être fait con

quefois violení, souvent fourbe, et tour à tour férer par Marie elle-même. La malheureuse pri- altier ou humble, selon les besoins de sa cause et sonnière ne tarda pas à regretter le pouvoir les intérêts de sa grandeur, Il avait agi en secqu'elle avait abondonné dans un moment de taire et en ambitieux. Pour soutenir sa croyance, terreur; elle s'échappa de Lochleven, rassembla il s'était rendu maître de l'État. Dans l'exercice des sujets fidèles, et livra bataille au régent. Elle du pouvoir suprême, il avait déployé la vigilance fut complétement battue à Langside, et se sauva la plus soutenue, fait observer la règle la plus en Angleterre, où Élisabeth la retint captive. La inflexible, et le peuple, qui voyait sous son adreine d'Angleterre se porta d'abord pour ar- ministration s'introduire dans le royaume une bitre entre Marie accusée du meurtre de Darn- justice sûre et un ordre inconnu, lui décerna ley et Murray accusé de rébellion. Le régent et lui a conservé le titre de Bon Régent. Conaccepta l'arbitrage, et comparut à York devant formant sa conduite privée, à sa croyance reliles commissaires anglais présidés par leduc de Nor- gieuse, il avait donné à sa maison l'aspect d'une folk (octobre 1568). Norfolk était très-favorable église plus que d'une cour, et il avait acquis la à la reine d'Écosse, et Murray, sur la demande confiance comme l'affection de la secte presbydu commissaire anglais, consentit à se défendre térienne. Mais l'intérêt de la religion l'avait emsans attaquer. Mais ces ménagements ne de- porté chez lui sur le sentiment de la nationalité, vaient pas durer. Elisabeth, qui tenait à désho- et dans ses rapports avec Élisabeth il s'était norer Marie, exigea que le régent dit toute la montré plus protestant qu'Ecossais. Formé dans vérité sur les actes qui justifiaient la déposses- les troubles, il s'était accoutumé aux violences. sion de la reine d'Écosse. Murray produisit Il avait adhéré au meurtre de Riccio, et l'altenalors les pièces authentiques qui prouvaient la tat contre Darnley ne l'avait pas trouvé sévère culpabilité de Marie Stuart. Cet acte, qui con. envers tous ceux qui y avaient trempé. Auteur somma la ruine de sa seur, l'exposa lui-même de la guerre civile, il finit par en être victime ; à de graves dangers. Le duc de Norfolk était

complice d’un premier meurtre et en ayant tofurieux contre lui; les deux comtes catholiques léré un second, il périt victime d'un assassinat. de Northumberland et de Westmoreland me- Les procédés par lesquels on s'élève sont bien naçaient de le faire tuer. Il regagna cependant souvent ceux par lesquels on tombe. »

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Le comte de Murray avait épousé en février était l'aîné de douze enfants. Après avoir reçu à 1561 Anne, fille afnée de William Keith, quatrième New-York une éducation élémentaire, il fut comte Mareschal, remariée plus tard à Colin attaché au comptoir de son père, qui le destinait Campbell, sixième comte d'Argyle; il eut d'elle au commerce; il obtint ensuite la permission deux filles : Élisabeth, mariée à Jacques Ste- d'étudier le droit, fut reçu avocat à vingt et un wart, fils de lord Doum, et Marguerite, mariée ans, et acquit en peu de temps une bonne clienà Francis Hay, neuvième comte d'Errol. L. J. tèle. Lorsque éclata l'insurrection des colonies,

Knox, History of the Reformation within the realm il se retira à Islip (Long Island ), et s'y livra of Scotland. - Robertson, History of Scotland. - Mal

avec tant d'activité au négoce qu'au bout de colm Laing, History of Scotland. - Mignet, Histoire de Marie Stuart. – Lodge, Portrails, t. II.

quatre ans il avait gagné une fortune suffisante MURRAY (Jean-Philippe), littérateur alle

pour lui permettre de renoncer aux affaires. En mand, né en 1726, à Sleswig, mort le 12 janvier

1784 il fut obligé, à cause de l'extrême débilité 1776, à Gættingue. D'origine écossaise , il était de son temperament, de quitter le climat trop Fainé des fils d'un pasteur qui desservit plus

rigoureux des États-Unis du Nord; il vint s'étatard l'église allemande de Stockholm. Après

tablir en Angleterre, et passa le reste de sa vie avoir séjourné longtemps dans cette capitale, il

dans une propriété qu'il acheta aux environs

d'York. Sa santé, qui s'était d'abord améliorée, rejoindre ses frères. Il a traduit en allemand les

s'affaiblit rapidement; affecté d'une paralysie Observations critiques de Nordberg sur l'His

des jambes, il ne sortit plus de sa chambre. toire de Charles XII par Voltaire, le Voyage

Ce fut dans cet état qu'il eut l'idée de consade Pierre Kalm, ainsi que d'autres ouvrages

crer ses loisirs forcés à l'instruction de la jeusuédois, et il a fourni au recueil de l'Académie

nesse ainsi qu'à la littérature. Il mourut à l'âge de Goettingue divers mémoires sur la géographie

de quatre-vingt et un ans. On a de lui : The Poet l'histoire des pays scandinaves. K.

wer of religion on the mind ; York, 1787, Commenti acad. Gætting., X.

in-12; souvent réimprimé et trad. en français MORRAY(Jean-André), médecin suédois, frère

( Londres, 1800, in-12); – An English Gram. du précédent, né le 27 janvier 1740, à Stockholm,

mar adapted to the different classes of mort le 22 mai 1791, à Gettingue. Il étudia lá learners; Londres, 1795, in-12; cette grammérlecine à Upsal, et y fut, pour la botanique et

maire obtint un débit considérable, ainsi que - la pathologie, un des élèves favoris de Linné. les Exercices et la Clef des exercices qui paEn 1760 il suivit à Gættingue les cours de

rurent en 1797 ; - The English Reader, avec Richter, de Vogel et de Kastner; ensuite il

une Introduction et une Suite, 3 vol. in-8°;s'appliqua à l'étude des langues anglaise, fran

Le Lecteur français ; Londres, 1802, in-12; çaise et italienne. Reçu docteur en 1763, il fut recueil de pièces en prose et en vers, extraites appelé dans la même année à occuper la chaire

des meilleurs auteurs français ; Introducde médecine à Goettingue, où depuis 1769 il

tion au Lecteur français; Londres, 1807, dirigea le jardin botanique. Il obtint en 1780 les in-12; The English spelling-book, in-12 ;insignes de l'ordre de Wasa et en 1782 le rang

The Duty and benefit of reading the Scripde conseiller privé en Angleterre. On a de lui : tures ; Londres, 1817, in-12. La plupart de ces Enumeratio librorum præcipuorum medici petits livres ont été adoptés dans toutes les écoles argumenti; Leipzig, 1772, in-8°; 2e édit.,

élémentaires de l'Angleterre. P. L_Y. augmentée, Zurich, 1792, in-8°; Biblio- Elizabeth Frank, Memoirs of the life and writings thèque de médecine pratique (en all. ); Gæt

of Lindley Murray; York, 1826, in-8°. tingue, 1774-1781, 3 vol. in-8°; - Apparatus

MURRAY (Alexander ), linguiste anglais, medicaminum; ibid., 1776-1792, 6 vol. in-8° ;

né le 22 octobre 1775, à Dunkitterick (Écosse), réimpr, en 1793 et trad. deux fois en allemand.

mort le 16 avril 1813, à Édimbourg. Fils d'un Linné a donné la dénomination de Murraya berger, il exerça dans son enfance le même exotica à un arbre des Indes orientales.

état et apprit de son père à lire et à écrire. L'arLe frère cadet des précédents, Adolphe deur qu'il témoignait à s'instruire le fit enMURRAY, né en 1750, à Stockholm, mort le voyer à une petite école de village; il s'y rendait 5 mai 1803, à Upsal, étudia la médecine à l'uni- pendant l'été, et gardait les troupeaux pendant versité de cette ville et y professa l'anatomie l'hiver. Quelques économies lui permirent d'adepuis 1774 jusqu'à sa mort. Il enrichit de sa- cheter des livres ; il donna ensuite dans les fervantes dissertations les recueils des Académies mes voisines des leçons particulieres. Par ses de Stockholm, d'Upsal et de Berlin, dont il était propres efforts et sans autres secours qu'une membre.

K. grammaire ou un dictionnaire, il apprit succesMensel, Ler. - Novi Commenti Acad. Gætting., VI. sivement le français, le latin, le grec, l'hébreu,

MORRAY ( Lindley), littérateur américain, l'anglo-saxon et l'arabe. A dix neuf ans il obtint né en 1745, à Swetara, près de Lancaster une bourse à l'université d'Edimbourg, où il (Pennsylvania ), mort le 16 février 1826, à s'appliqua avec zèle à l'étude des idiomes de l'OHoldgate, près d’York. Ses parents apparte- rient. Après avoir pris les ordres, il devint vinaient à la société des amis (quakers), et il caire ( 1806), puis pasteur de la paroisse d'Urr,

guages.

dans le comté de Kircudbright (1808). La applied to the arts and manufactures; Lonchaire des langues orientales étant venue à va- dres, 1818, in-8°; Treatise on atmopheric quer à Édimbourg, il se mit sur les rangs, et en electricity; Londres, 1819, in-8°, trad. en franfut pourvu le 8 juillet 1812; on lui conféra peu çais par Riffault (Paris, 1831, in-18). P. de temps après le diplôine de docteur en théo- New monthly Magazine, 1er octobre 1820. Jogie. Il mourut l'année suivante, d'une ma- MURRAY ( John ), célèbre éditeur anglais, ladie de poitrine, à l'âge de trente-sept ans et né le 27 novembre 1778, mort en juin 1843. demi. On a de lui : une édition fort estimée des Il perdit son père de bonne heure, et sa mère Voyages de Bruce ; Édimbourg, 1805, 7 vol. in-8° s'étant remariée, il resta fort jeune presque et atlas; History of the life and writings of maitre de lui-même. Les études qu'il avait James Bruce; ibid., 1808, in-4°;- History of the commencées furent négligées. Arrivé à l'âge European Languages, or researches into the

d'homme, et par suite des relations que lui affinities of the teutonic, greek, celtic, scla- avait laissées son père, il s'établit comme livonic and indian nations; ibid., 1823, 2 vol. braire pour les ouvrages de médecine. Bientôt in-8° : ouvrage imparfait publié par les soins du une occasion se présenta de s'occuper d'une docteur Scot. Murray s'y montre partisan de l'u- branche plus étendue. Quelques jeunes gens disnité des langues ; il recherche les affinités intimes tingués du collège d'Eton avaient entrepris un qui existent entre elles, et s'efforce de démon- journal mensuel intitulé La Miniature, qui ne trer qu'elles ont eu toutes pour racines les neuf manquait pas de talent, mais qui les entraina syllabes suivantes : ag, bag, dwag, gwag, lag, dans quelques dettes. Murray, ayant appris leurs mag, nag, rag, swag.

P. L-Y. embarras, offrit, autant par bienveillance que par Scot, Notice à la tête de l'History of the lan- l'espoir de s'assurer plus tard leur iplluence, de se

charger du recueil et de payer les dettes du passé. MURRAY ( Hugh), géographe anglais, né en Ses relations avec ces nouveaux amis le firent 1779, à North-Berwich ( Écosse), mort en 1846. connaître de Canning. En 1807, il proposa à ce Placé de bonne heure dans l'administration des ministre le plan de la Quarterley Review, comme douanes à Édimbourg, il utilisa ses loisirs à

moyen de contrebalancer l'influence de la Revue cultiver l'histoire et la géographie. Après avoir whig d'Édimbourg. Le ministre promit son publié un roman, il passa plusieurs années à

appui ; mais l'importance de l'entreprise demanaugmenter et à compléter un ouvrage du doc- dait du temps. Pendant qu'on s'occupait des teur Leyden, Historical Account of Discoveries

mesures préliminaires, Murray lut par hasard and travels in Africa (Édimbourg, 1817, dans la Revue d'Édimbourg une critique sé2 vol. in-8° ). On a encore de lui : Account of vère sur Walter Scott, à propos de son poëme Discoveries and travels in Asia; Édimbourg, de Marmion. Sans perdre une heure, il partit 1820, 3 vol. in-8°; Discoveries and tra- pour l'Écosse, se fit présenter à Walter Scott, vels in America ; ibid., 1829, 2 vol. in-8°;

et lui exposa le plan de sa revue et le parti Encyclopædia of geography; ibid., 1834, gr.

qu'on pouvait en tirer. Le poëte fut enchanté de in-8°. Il a édité pendant quelque temps le Scot's

l'idée, et agit auprès de ses amis. Quelques mois Magazine, et a fourni de nombreux articles à

après, grâce à l'appui de personnages distingués, l'Edinburgh Gazetteer et à l'Edinburgh Ca

Heber, Georges Ellis, Canning , Barrow, etc., binet library; les quinze derniers volumes de

qui aplanirent les dernières difficoltés, le precette collection sont presque entièrement de sa mier numéro de la Revue parut en 1809, sous plume.

K.

la direction de l'habile critique Gifford. L'arisRose, New Biograph. Dict.

tocratie et la gentry accueillirent avec beaucoup MURRAY (John), médecin et chimiste an- de faveur une revue qui défendait avec talent glais, né en Écosse, mort le 22 juillet 1820, à leurs principes et leurs intérêts. Les abonnés Edimbourg. Il s'appliqua spécialement aux vinrent en foule, et la Revue se vendit bientôt à sciences naturelles, et professa avec beaucoup | douze mille exemplaires. Dès lors Murray d'honneur la physique, la chimie, la matière étendit ses affaires et ses relations littéraires. médicale et la pharmacie à Londres et à Édim- En 1810 il rechercha la connaissance de lord bourg. Ses ouvrages sont restés longtemps clas- Byron, et lui donna 600 liv. st. pour les deux siques dans l'enseignement; ils se distinguent premiers chants de Child-Harold, qui avaient par la solidité du raisonnement, la justesse des été refusés par un autre éditeur. Deux ans après, observations et même l'élégance du langage. il établit dans Albemarle-street sa librairie, qui Nous citerons de lui: Elements of Chemistry; devint le centre de vastes affaires, et le rendezLondres, 1801, 1810, 2 vol. in-8°; - Elements vous des littérateurs distingués de l'époque, anof Materia medica and Pharmacy; Londres, glais et étrangers. Ses relations particulieres 1804, 2 vol. in-8°; – A System of chemistry; avec lord Byron occupent un espace de plus de Londres, 1806, 4 vol. in-8°; avec un Supplé- dix ans, et la correspondance du poëte avec l'ément en 1809; A System of Materia me- diteur présente plus d'un témoignage de l'esprit dica and Pharmacy ; Londres, 1810, 2 vol. libéral de ce dernier. Ayant appris en 1815 que jn.8o; - Elements of Chemical science, as lord Byron se trouvait embarrassé, Murray lui

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