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Colléges, à des Séminaires Chapîtres séculiers & réguliers , & des dignités. Si ces Paroiffes avoie été peu

considérables l'union auti été inutile & infructueuse. Si l' vouloit comparer les Cures avec Vicairies perpétuelles, on trouver que celles-ci lont pour la plûpart

pl considérables & d'une plus diffic défferte. Ce n'est pas seulement da la campagne que l'on trouve des Vic ries perpétuelles, il y en a dans )

' villes à proportion autant que da les campagnes : par exemple presa toutes les Cures défservies dans la Eglises cathédrales ne sont-elles p des Vicairies perpétuelles ?

Enfin quelle différence y a t il enti un Curé & un Vicaire perpétuel pa rapport à l'autorité & à la jurisdi&io. sur les fidéles . Il n'y en a point; delà vient que le Roi par la Décla ration du 15 Janvier 1731, dit, art. I » que les Vicaires perpétuels pouron » prendre en tous actes & en toute » Occasions le titre & qualité de Curés

Vicaires perpétuels de leurs Paroisse: » en laquelle qualité ils seront recon » nus, tant dans leurdite. Paroisse que » par tout ailleurs ».

Mais, disent les Canonistes étrang

gers & ceux mêmes d'entre les François qui prétendent que les Vicairies perpétuelles doivent être exceptés du concours, le Concile de Trente & la buitiéme régle de Chancellerie ne soumettent au concours que

les Cures vacantes; or, la mort ni tout autre changement des Vicaires perpétuels ne font pas vaquer les Cures dont le titre eft uni aux Communautés, Chapîtres , Monastères, & autres Bénéficiers qui possédent ces Eglises & en sont les Curés primitifs.

Ce Giftême porte sur un faux fondement & sur une équivoque bien aisée à démêler. A la vérité les Curés primitifs étoient originairement les vrais titulaires des Eglises paroissiales; mais depuis qu'ils se sont déchargés de la conduite des ames, ils ont ceffé d'être les Pasteurs de ces Eglises ; leur qualité de Curés primitifs n'est plus qu'un titre d'honneur. Cela eft fi vrai que fi un Curé primitif entreprenoit de défservir la Paroiffe & d'exercer les fonctions cúriales, il seroit regardé comme un usurpateur , & traité d'intrus. A l'égard des Communautés aufquelles on a uni des Cures, ce n'est pas la qualité de Pasteur ou de véris table Cure de la Paroisse qu'on leur

a affectée, mais les revenus de l'Eglise, à la charge d'y établir & entretenir un Pasteur sous le titre de Vicaire perpétuel. Ainfi c'est toujours la mort ou le changement du Vicaire perpétuel qui fait vaquer la Cure des ames.

Pourquoi donc le Pape Pie V a-t-il excepté du concours les Vicairies per pétuelles ? Il eft manifefte que c'est pour donner quelque satisfađion aux patrons présentateurs ecclésiastiques, qui se plaignoient que le réglement du Concile les dépouilloit de leur droit de présentation. Le Pape Pie V n'excepte du concours que les Vicairies perpétuelles , d'un côté, pour ne pas paroître déroger au décret du Concile de Trente; & de l'autre, parce que presque toutes les Cures en patronage ecclésiastique ne sont dans le fait que des Vicairies perpétuelles.

Au surplus, la Bulle de Pie V ne fait loi que dans les lieux où elle a été reçue: or elle ne l'a pas été en France. . Ainsi il faut tenir pour régle en France que les Vicairies perpétuelles ne sont pas moins sujettes au concours que les Cures. Ajoutez qu'en France le concours le régle moins par le décret da Concile de Trente que par l'usage,

CHAP. X,

CHAPITRE X.

Du concours pour les Cures dans la

province de Flandres , dans le Cam-
brefis, & dans les Pays-Bas.

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comme

décrets

ne

de se soumer

elles le veuleng

II

L n'en est pas des réglemens de
discipline des Conciles généraux , des canons de

des décrets dogmatiques. difcipline, des Ceux-ci doivent captiver tous les Conciles gé. esprits. Il n'est pas permis aux Eglises des particulieres d'y rien ajouter, ni d'en dogmatiques :

les Eglises para tien retrancher. Ils doivent être reçus ticulieres * fans aucune modification, ni restric- font obligées

tion, parce que la foi est une. Il n'en tre au premier, est

pas de même des canons de disci- qu'autant qu'pline. Dans tous les siécles chaque bien. Eg'ise a eu ses usages & ses coutumes

particulieres. On n'a jamais été assui jetti à accepter tous les réglemens des * Conciles généraux ; par la raison que

les moeurs des différens peuples étant e différentes, ce qui convient aux uns

ne convient point aux autres. Delà

la liberté qu'ont eu dans tous les tems E les provinces Ecclésiastiques, les Etats

& les Royaumes particuliers de
choisir parmi les décrets des Conciles
Tome III,

H

11.

généraux, ceux qu'ils ont jugés convenables, & d'y apporter telles modifi, cations qu'ils ont jugé à propos.

Il ne faut donc pas être surpris que le concours pour les Cures ne soit pas observé de la même maniere dans tous les pays qui l'ont admis; quoique ce soit le décret du Concile de Trente qui leur ait servi de régle.

On a déja vu combien on s'est écarté Ces canons de ce décret dans la Bretagne, dans font susceptibles de medir l'Artois & dans les trois Evéchés : on fication.

ne s'en est pas moins écarté dans la Flandres, dans le Cambrefis & dans les Pays-Bas soumis à la domination de la maison d'Autriche. Entr'autres modifications que l'usage de ces provinces y a apportées , Van-Espen (a) en fait remarquer trois.

La premiere regarde les Cures désfervie, dans les Eglises collégiales par des Chanoines, des Hebdomadiers, ou par d'autres Ecclésiastiques,

La seconde regarde les Eglises paroissiales, qui sont défservies par des Vicaires amovibles:

La troisiéme a lieu à l'égard des Cures qui font unies à des dignités.

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(a) Juris. Eccl univ, part. tit. 22. capo de Haso seq.

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