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réserves portées par les extravagantes execrabilis & ad regimen sans modification, & par les régles de Chancellerie.

Il est vrai que de ces trois Eglises celle de Metz fut comprise sous le concordat par un indult ampliatif (a); mais cet indult n'étant qu'un privilége, la Cour de Rome ne le laiffa pas fubfifter en son entier, comme l'attestent les lettres du Cardinal d'Oflat au Roi Henri IV des 26 Avril * & 21 Décembre 1601. La Cour de Rome foutenoit alors que Metz Toul & Verdun faisoient partie de la Lorraine , où le Pape prétendoit omnimodam poteftatem dans la distribution des Bénéfices, & sur ce fon. dement on disputoit au Roi la nomi. nation des Evéchés & Abbayes. La Cour de Rome combattoit les élections, & soutenoit que les premieres dignites étoient réservées au S. Siége, & que le pays Meffin doit être com- / paré à l'Italie & au Comtat d'Avignon, où les Evêques , réputés simples Vicaires du Pape , n'ayant aucune jurisdiction naturelle que celle qu'ils

(a) Dubois, maximes du droit canonique, : tom. I. pag. 425.

empruntent de l'autorité du S. Siége, ne peuvent refuser les mandats, les graces expectatives & les réserves.

A Rome il y a une grande diffém rence dit Blondeau , sur le mot Concordat (b), entre le concordat Germanique & cet indult, en ce que le Pape ne peut déroger à l'un qui est un concordat, mais il peut dé. roger en beaucoup d'articles à l'autre qui n'est qu'un privilége (c).

C'est en cet état qu'a été accordé l'indult du 22 Mars 1668 par lequel

le Pape céda à Louis XIV non fime; plement les droits qu'il avoit limités

au concordat Germanique, mais généralement tous ses droits & ses prér tentions sur ces trois Eglises, qu'il avoit acquis ou conservés en vertu de l’indult ampliatif: ce qu'il n'auroit pu faire li ces Eglises avoient été régies par le concordat , c'est-à-dire autrement qu'à titre de privilége émané du S. Siége.

C'eft la raison de cette disposition générale dans l'indult accordé au Roi. Nonobstantibus quibusvis generalibus vel specialibus Ecclefiarum prædi&tarum refer

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16) Bibliothéque canon.
© Maxim. du droit canon, tom. 1. p.422a

Yationibus , feu affectationibus apoftolicis per quofcumqué romanos Pontifices prædeceffores noftros , ac nos & Sedem prædictam quomodolibet factis , feu pro tempore faciendis necnon Cancellarie apoftolicæ regulis editis, & edendis ... privilegiis quoque & indultis &c. (d)

Ce n'est point en effet au concordat Germanique que le Pape déroge par cet indult pour céder au Roi son droit de collation, mais au privilége accordé à l'Eglise de Metz par l'indult amplia. tif, & aux régles de Chancellerie qui y avoient lieu, comme dans un pays d'obédience : car il n'y est pas seulement fait mention du concordat Germanique.

K

(d) Enumerantur hic, dit Pinson tom. I. pag. 360. dans sa note sur cer indule , Beneficia secue Jaria in quibus Regi virtute indulii nominatio competit , nec, ullà exceptâ, in Cathedralibus dignitates poft Pontificalem majores Collegiatis principales, que tamen hic includuntur.

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CHAPITRE IV.

Les Ecolátreries, & les Prébendes précepto.

riales sont-elles sujettes à l'alternative établie par le concordat Germanique ?

2

E voir

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'Ecolâtre dans son origine n'avoit

qu'une simple commission qui lui étoit doonée par l'Evêque, ou par le Chapître ; s'il manquoit à son de

ou s'il n'étoit pas propre à instruire les enfans, le Chapitre révoquoit la commission, & mettoit une autre personne à sa place.

Cette commission de l'Ecolâtre a été depuis convertie en titre de Bé néfice, & on lui a donné un canonicat à la charge d'instruire la jeunesse.

Dans les Eglises où il y a un Ecolâtre il n'y a point communément de Précepteur , & dans celles où il y a un Précepteur, il n'y a point d'Ecolâtre : la raison en est évidente. L'Ecolâtre & le Précepteur ont la même fonction

Ils ont été établis l'un & l'autre pour donner aux enfans les premieres instructions, soit de la religion, soit

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des lettres. Ecolâtre & Précepteur font deux dénominations d'un même emploi. Le terme d'Ecolâtre eft l'ancienne dénomination & celui de Précepteur est la nouvelle. Ce dernier terme eft ufité principalement depuis le Concile de Trente qui a ordonné d'établir dans toutes les Eglises cathé. drales & collégiales où il n'y en avoit point un Maître pour enseigner gratuitement la grammaire aux jeunes éléves & aux autres écoliers pauvres.

Ce Maître ou Précepteur n'avoit dans l'origine , ainsi que l'Ecolâtre, qu'une simple commission révocable par ceux qui la lui avoient donnée.

L'ordonnance de Blois (art. 2); considérant combien il est important que les enfans reçoivent une bonne éducation dans leurs premieres années, ordonne que dans les Eglises cathé. drales & collégiales il y aura une Prébende destinée pour l'entretien d'un Précepteur , qui fera élu par l'Evêque, le Chapître & les Echevins, & qui sera par eux destituable. • Dans la suite on a réuni dans un très-grand nombre d'Eglises le titre aux fruits de la Prébende dans la personne du Précepteur, & réunion les Précepteurs sont devenus

Cha.

par cette

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