Mélanges: articles de journaux, 1848-1852, Volume 2

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Librairie Internationale, 1869 - Economics
 

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Popular passages

Page 223 - Les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel, ou pour les causes que la loi autorise.
Page 127 - La République doit protéger le citoyen dans sa personne , sa famille, sa religion, sa propriété, son travail , et mettre à la portée de chacun l'instruction indispensable à tous les hommes; elle doit, par une assistance fraternelle, assurer l'existence des citoyens nécessiteux, soit en leur procurant du travail dans les limites de s;s ressources, soit en donnant, à défaut de la famille, des secours à ceux qui sont hors d'état de travailler.
Page 106 - Quiconque, soit en faisant usage de faux noms ou de fausses qualités, soit en employant des manœuvres frauduleuses pour persuader l'existence de fausses entreprises, d'un pouvoir ou d'un crédit imaginaire, ou pour faire naître l'espérance ou la crainte d'un succès, d'un accident ou de tout autre événement chimérique...
Page 66 - L'Assemblée nationale confie le dépôt de la présente Constitution, et des droits qu'elle consacre, à la garde et au patriotisme de tous les Français.
Page 71 - ... excitation à la haine et au mépris du Gouvernement, 5; excitation à 'la haine et au mépris des citoyens les uns contre les autres, 4 ; outrages à la religion catholique, 4, et attaques contre la Constitution, 1.
Page 70 - ... principe de notre nouveau droit républicain. Je suis accusé aujourd'hui de quatre crimes; car, moi, je suis plus sévère que le ministère public, que le Code pénal : les faits qu'on me reproche sont à mes yeux autant de crimes. Je suis accusé, dit-on, d'avoir excité à la haine et au mépris du gouvernement de la République. Or, je vous le demande, est-ce possible de la part d'un républicain comme moi, et, vous le savez, d'un républicain de la couleur la plus foncée! (Mouvement prolongé.)...
Page 169 - Et maintenant te voilà détrôné et brisé. Ton nom, si longtemps le dernier mot du savant, la sanction du juge, la force du prince, l'espoir du pauvre, le refuge du coupable repentant, eh bien ! ce nom incommunicable, désormais voué au mépris et à l'anatlième, sera sifflé parmi les hommes. Car Dieu, c'est sottise et lâcheté; Dieu; .c'est hypocrisie et mensonge; Dieu, c'est tyrannie et misère; Dieu, c'est le mal.
Page 127 - La France s'est constituée en République. En adoptant cette forme définitive de gouvernement, elle s'est proposé pour but de marcher plus librement dans la voie du progrès et de la civilisation, d'assurer une répartition de...
Page 167 - Dieu (c'est-à-dire le fatalisme) de son esprit et de sa conscience. Car Dieu, s'il existe, est essentiellement hostile à notre nature, et nous ne relevons aucunement de son autorité. Nous arrivons à la science malgré lui, au bien-être malgré lui, à la société malgré lui : chacun de nos progrès est une viotoire dans laquelle nous écrasons la Divinité.
Page 168 - ... de Dieu. Ma raison , longtemps humiliée , s'élève peu à peu au niveau de l'infini; avec le temps elle découvrira tout ce que son inexpérience lui dérobe; avec le temps je serai de moins en moins artisan de malheur, et par les lumières que j'aurai acquises, par le perfectionnement de ma liberté, je me purifierai , j'idéaliserai mon être, et je deviendrai le chef de la création, l'égal de Dieu.

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