A travers la France: choix de textes et d'illustrations, précédé du Journal de voyage d'un étudiant Américain

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Oxford University Press, 1924 - France - 384 pages
 

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Popular passages

Page 167 - Le ciel mettait dans sa prunelle Ce regard qui jamais ne ment. Oh ! je l'avais, si jeune encore, Vue apparaître en mon destin ! C'était l'enfant de mon aurore, Et mon étoile du matin ! Quand la lune claire et sereine Brillait aux cieux, dans ces beaux mois , Comme nous allions dans la plaine ! Comme nous courions dans les bois...
Page 170 - Je viens à vous, Seigneur, père auquel il faut croire; Je vous porte, apaisé, Les morceaux de ce cœur tout plein de votre gloire Que vous avez brisé; Je viens à vous, Seigneur!
Page 171 - Sans que rien ici-bas puisse m'en consoler, Je regarde toujours ce moment de ma vie Où je l'ai vue ouvrir son aile et s'envoler. Je verrai cet instant jusqu'à ce que je meure, L'instant, pleurs superflus ! Où je criai : L'enfant que j'avais tout à l'heure, Quoi donc ! je ne l'ai plus ! VICTOR HUGO ; L Ne vous irritez pas que je sois de la sorte...
Page 200 - Comme elle est pâle, cette France ! ' . . . Elle a versé son sang pour vous.. . . — 'Qu'elle est pauvre!' Pour votre cause, elle a donné sans compter — Et n'ayant plus rien, elle a dit : ' Je n'ai ni or ni argent, mais ce que j'ai, je vous le donne.
Page 200 - Si l'on voulait entasser ce que chaque nation a dépensé de sang et d'or, et d'efforts de toute sorte, pour les choses désintéressées qui ne devaient profiter qu'au monde, la pyramide de la France irait montant jusqu'au ciel...
Page 168 - Nous l'ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux, Et dès le premier mot il nous parut si doux Qu'oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire. Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin, Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain, Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes. Tels des enfants, s'ils ont pris un oiseau des cieux, S'appellent en riant et s'étonnent, joyeux, De sentir dans leur main la douceur de ses plumes.
Page 111 - Et qu'aurais-je à faire, messieurs, de vous démontrer ici l'utilité de l'Agriculture? Qui donc pourvoit à nos besoins? qui donc fournit à notre subsistance? N'est-ce pas l'agriculteur?
Page 135 - Je vis tout à coup, sans m'être aperçu de sa venue, une petite personne assise sur le dos du livre, un genou replié et une jambe pendante, à peu près dans l'attitude que prennent sur leur cheval les amazones d'Hyde-Park ou du bois de Boulogne. Elle était si petite que son pied ballant ne descendait pas jusqu'à la table sur laquelle s'étalait en serpentant la queue de sa robe. Mais son visage et ses formes étaient d'une femme adulte. L'ampleur de son corsage et la rondeur de sa taille ne...
Page 156 - Il est temps encore, Alissa. — Non, mon ami, il n'est plus temps. Il n'a plus été temps du jour où, par amour, nous avons entrevu l'un pour l'autre mieux que l'amour. Grâce à vous, mon ami, mon rêve était monté si haut que tout contentement humain l'eût fait déchoir. J'ai souvent réfléchi à ce qu'eût été notre vie l'un avec l'autre; dès qu'il n'eût plus été parfait, je n'aurais plus pu supporter . . . notre amour . — Avais-tu réfléchi à ce que serait notre vie l'un sans...
Page 171 - Voyez-vous, nos enfants nous sont bien nécessaires, Seigneur; quand on a vu dans sa vie, un matin Au milieu des ennuis, des peines, des misères, Et de l'ombre que fait sur nous notre destin, Apparaître un enfant, tête chère et sacrée, Petit être joyeux, Si beau, qu'on a cru voir s'ouvrir à son entrée Une porte des cieux; Quand on a vu, seize ans, de cet autre soi-même...

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