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vj AVERTISSEMENT DU LIBRAIRE, connoît les matieres. Les notes de l'Auteur sont aussi de deux ordres. Les unes fe trouvent déja en notes dans l'original; & les autres ont été prises du Texte & placées parmi les notes dans la Traduction. Ces dernieres ne sont pas en grand nombre. Elles confiftent dans le renvoi de quelques passages Latins, qui se trouvoient dans le Texte, ausquels on a substitué, ou une version ou le fens. Mr. FABRICIUS avoit aussi jugé à propos de mettre dans le Texte quelques Chapitres entiers, qui ne contenoient abfolument qu'un Catalogue fort sec des Auteurs, qui avoient écrit sur certaines matieres. Le Traducteur a cru, que ces Catalogues seroient mieux placés dans les notes, & il les y a renvoyés.

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AV I S. On trouve chez les mêmes Libraires de Paris, CHAUBERT & DURAND, la Théologie Phyfique, & la Théologie Astronomique de Mr. DERHAM, traduites de l'Anglois en Frane çois, 2. vol. in-8.

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CHAPITRE PREMIER.

De l'Eau en général.

ERSONNE n'ignore de quelle qu'on ne nécessité font pour la vie, la maylivit de chaleur & la lumiere, ces Eau.

deux grandes faveurs que Dieu nous dispense par le moyen du soleil. Ce sont elles qui animent toute la

A

nature

nature, qui lui donnent la vie, & qui nous
mettent en état de discerner les créatu-
res, & de les faire servir à nos besoins. On
peut

bien dire de la chaleur & de la lu-
miere, ce qu'Heraclite disoit du soleil,
que

sans lui tout ne seroit que ténebres &
que mort. Mais n'est-il pas aussi impofli-
ble

que toute la nature, & l'homme en
particulier, se passe de l'eau,cet excellent
element, qui fait croître toutes choses,
qui entretient & rafraîchit tout, qui sert
à étancher notre soif, à nous nourrir,
- à nous laver, & qui a mille autres qua-
lités utiles à l'homme dans la santé &

dans les maladies ?
Pensée de Plutarque, qui mérite d'être mis au
Plutar-

rang des philosophes de la Grece, prode sus, pose ce problême dans un traité parti

culier (1), où il a rapporté les argumens
pour & contre: sçavoir, quel est le plus
utile de l'eau ou du feu, & duquel des
deux il est plus facile de se passer ? Il
soutient à l'égard de l'eau, que fans elle
la vie ne seroit pas seulement incom-
mode , mais qu'il seroit absolument im-
possible de la conserver. Il auroit éré
fondé à ajouter, que fans l'eau, le globe

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que

la

ter

(1) Ρlutarchus Lib. πότερον ύδωρ ή σύρ χρησιμώ. τερον p. 956. Χωρίς δε ύδατος ότε καλόν τις ενόμισε ζήν, ετε δυνατόν. .

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