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gulièrement que jamais. Les honoraires des professeurs et des employés ar. riérés de plus d'un an. Il faut attendre trois semaines l'autorisation de faire remettre un carreau cassé, 62. – L'hôpital de Ras-el-Tin laissé pendant cinquante-deux jours sans matelas. Les écoles n'étaient que des instruments de guerre, 63.- Loin de profiter de la paix pour les doubler, Méhémet a partout réduit de moitié le nombre des élèves, 64.

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Percement de l'isthme de Suez; Commerce ; les Fran

çais en Egypte.

L'idée d'un canal de jonction entre la mer Rouge et la Méditerranée a de tout temps

occupé le monde, page 65. Une compagnie française a offert de se charger de l'opération, 66. — Avantage de la proposition. Méhémet-Ali a refusé. Pourquoi, 67. - Si toutes les puissances voulaient le canal, Méhémet n'y pourrait mettre obstacle. L'Angleterre appuie ses répugnances parce qu'elle veut s'emparer de l'Égypte, 68. – En cas d'un envahissement de l'Égypte, il n'y aurait aucune résistance locale. L'armée régulière est anéantie,69. – Étroitesse du sentiment patriotique. La Grande-Bretagne a la mesquine ambition de se voir maîtresse de la moitié du globe. Elle excite le vice-roi à construire un chemin de fer du Caire à Suez, 70. — Inutilité d'une pareille entreprise, 72. Les Anglais ont déjà pris à Aden possession de la mer Rouge. Ils fondent leur influence en Égypte en y répandant de l'argent, 73. Les dernières affaires de Syrie, funestes à notre position sur les bords du Nil. La France y a perdu son prestige, 74. -- Notre commerce éprouve le contre-coup de cet abaissement. Les Anglais ont pris notre place sur les marchés d'Égypte. Exportations et importations comparatives de la France et de l’Angleterre. Tableau général du commerce de l'Égypte, 75.- La décadence de notre commerce s'étend à tout l'Orient, 76.-La frauduleuse infériorité de nos produits déconsidère partout la manufacture française. Urgente nécessité d'une loi sur les marques de fabrique, 77. – Pourquoi la carrière diplomatique est-elle interdite aux drog. mans? Mérite et honorable caractère de nos compatriotes en Égypte, 78. Ils sont abandonnés par la mère-patrie. Sollicitude de l'Angleterre pour ses nationaux à l'étranger. Nos diplomates n'acceptent que le côté politique de leur rôle, 79. - M. Andriel laissé aux mains du rapace vice-roi. Partout les Français se plaignent de la morgue aristocratique de leurs protecteurs naturels, 80. - Les agents anglais entendent bien mieux leurs devoirs, 81.

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Il n'y a de différence entre les Égyptiens et les sauvages que l'impôt qui les

accable. Aspect repoussant de leurs villages. Leur combustible. L'Égypte n'a pas de bois, page 83. • Aucune espèce de meuble dans la tanière des fel. Jahs, 84. — Tous les écrivains attestent leur indicible pauvreté, 85. — Ils sont quelquefois réduits à se nourrir de feuilles de chardon ou de semences de coton et de graines de lin, 86. Ils meurent d'inanition à côté des magasins du vice-roi, gorgés de blé. Mortalité que cause la peste parmi eux, 87. Leur misère intéresse ainsi la santé générale de l'Europe, 88. La peste se charge de prouver aux plus égoïstes la solidarité de tous les peuples. Le felen faire des esclaves, 111. Comment fut vengée la mort d'Ismayl, fils de Méhémet-Ali. Le prétendų civilisateur de l'Egypte n'est qu'un vil négrier. Il envoie vendre au marché les nègres qu'il prend. Il paie quelquefois ses troupes avec des esclaves. Un jour de solde, 112.- Récit d'une chasse aux hommes dans le Sennaar, 114. Méhémet n'a pas pour cette infamie la mauvaise excuse d'un précédent établi, 120. – Syoul, seule ville du monde civilisé où l'on fasse encore des eunuques. Méhémet-Ali participe directement à ce for

lah ne sait plus faire vivre ses enfants, 89. — Ils meurent presque tous. On ne trouve pas la moindre parcelle de civilisation dans les villages d'Égypte, 90.

-La vie des fellahs se réduit au fait d'exister. L'excès de la misère détruit en nous les impressions délicates, 91. - Splendide palais de Méhémet-Ali. L'apathie des fellahs tient essentiellementaux circonstances où ils se trouvent, 92.

Ceux de Thèbes, antiquaires et habiles faussaires. Le paysan égyptien est paresseux parce qu'il ne retire rien de son travail. Grossièreté des moyens de culture, 93. Comment on recrute l'armée. Mutilations volontaires pour échapper à la presse. Régiments de borgnes, 94. — Curage des canaux par corvées, 95. Exactions commises par Abbas-Pacha, 96. - Vols de fourrages à main armée pour nourrir les chevaux du haras de Méhémet-Ali, 97. - Le fellah n'a plus rien. Les femmes même ont été dépouillées de leurs bijoux séculaires, 98. - Six millions de dot à la fille de Méhémet-Ali. Parade et tragédie. Émigration des fellahs en Syrie, malgré les mesures violentes prises pour s'y opposer, 99. Dépopulation toujours croissante, 100. — Il est difficile de croire à l'esprit de brigandage et de meurtre prêté aux fellahs. Ils sont voleurs parce qu'ils n'ont rien. Les Turcs et le grand-pacha leur donnent l'exemple. Ils paraissent bons et reconnaissants, 101.- L'Egypte peutelle concevoir l'espérance d'être délivrée de Méhémet-Ali, 102. - Elle y gan gnera peu de chose si la révolution est faite par un Turc. Ibrahim pacha est le digne fils de son père, 103. Il est plus organisateur, mais impitoyable. Diverses preuves de sa cruauté, 104. L’Egypte ne pourrait être régénérée que par un établissement européen impossible aujourd'hui, 109.

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CHAP. IX.

Chasse aux hommes dans le Sennaar et le Kordofan;

Eunuques.

Conquête du Sennaar et du Kordofan, page 110, On enlève les habitants pour

121. Pourquoi la France et l'Angleterre ne lui interdisent-elles pas cette exécrable industrie? Abdul-Medjid appelé à prendre rang parmi les bienfaiteurs de l'humanité, en supprimant les eunuques en Turquie, 122.

fait,

CHAP. X. - De la nationalité arabe ou égyptienne.

L'idée d'une nationalité arabe attribuée à Méhémet-Ali est un mensonge politi

que, page 123. — Méhémet- Ali est resté Turc, et se considère en Egyptecomme en pays conquis. Il n'a jamais porté le costume national, et ne veut pas même parler arabe, 124. Les arnaoutes. Petit nombre de fellahs envoyés en Europe pour s'instruire. Méhémet, forcé d'employer des gens du pays, les tient à distance, 125. · Ils ne peuvent dépasser le grade de colonel. Jamais un d'eux n'est parvenu à la dignité de pacha. Le vice-roi gouverne avec des CHAP. XI.

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Turcs et des chrétiens. Il n'a fait d'emprunts à la civilisation que dans son intérêt exclusivement personnel, 126. - Le fellah écrasé sous les mêmes vexations qu'autrefois, 127. Méhémet a fait tout ce qu'il a voulu d'un peuple façonné depuis des siècles à une obéissance servile. Il avait table rase, 128. Aujourd'hui que la paix est irrévocable, il détruit les institutions créées pour la guerre, et d'où pourrait sortir maintenant le progrès. Les Egyptiens élevés en Europe, sont découragés et abandonnés, 129. - Etat d'avilissement où est tombée la population, 130. - L'Egypte est un pays où un huitième des habitants bat les sept autres huitièmes. Les Européens eux-mêmes ont aussi le bâton toujours levé sur les fellahs. Théorie de la bastonnade aussi fausse qu'atroce, 131. - La masse de la nation n'a point avancé d'un pas au delà de ce qu'elle était sous les mameloucks, 132. — Il n'y a point de patrie pour des hommes réduits à la condition de serfs, 133.

Méhémet-Ali.

Biographie de Méhémet-Ali, page 134. - La conquête de l'Egypte a été moins

difficile qu'on ne croit. L'influence seule de la France a pu en dernier lieu conserver à Méhémet son pachalick, 140. — Il a ruiné le pays sans parvenir à s'enrichir lui-même. Misère générale. Est-ce là l'æuvre d'un grand homme ? 142. - L'ordre qui règne en Egypte est l'ordre de la torpeur et de l'inanition. L'auréole de civilisateur de Méhémet est faite de clinquant. Son caractère. Ses qualités, 143. — Il exploite l’Egypte plutôt qu'il ne la gouverne, C'est plutôt un marchand qu'un chef d'Etat, 144. — La liberté de séjour et de passage en Egypte, pour les Francs, est le résultat de l'emploi des Européens, et non celui d'une volonté généreuse. Méhémet n'a usé de la civilisation qu'autant qu'elle servait ses vues personnelles. M. Rousset, 145. — L'administration réglée selon l'année solaire pendant que les impôts continuent à être payés selon l'année lunaire. Pas de budget, 146. - Toutes les fondations de progrès de Méhémet n'ont rien produit, parce qu'elles partaient d'un principe d'égoïsme, 147. — Il est insatiable de célébrité, et désire surtout se faire un beau nom en Europe. L'observatoire érigé à côté des écoles qu'on abat. Retentissantes inutilités, 148.- La gloire du vice-roi tient à ce qu'ayant compris le pouvoir de la réclame, il a su payer son éloge dans quelques journaux. La personne de Méhémet-Ali, 149. — Conversation avec lui. Il sait parfaitement ce qu'il fait. Il doit porter la responsabilité entière de ses actes au tribunal de la postérité, 150.

SECONDE PARTIE. - VOYAGE.

CHAP. Ier.

Bateaux-Postes du Levant; Malte.

Bateau à vapeur le Caire, sa force, sa consommation, 151. Les bateaux à

vapeur du Levant causent une perte à l'administration, tandis que ceux du Lloyd autrichien réalisent des bénéfices considérables. Indigne manière dont les passagers de troisième classe sont traités, 152. - Part faite au peuple dans les deux grandes inventions du xixe siècle. Il faut trouver un autre agent de force que la houille. Les frères et sæurs moraves aux premières, 153. – L'ile chameaux et les ânes, montures du pays. Alexandrie, ville à moitié eu ropéenne. Sa population , 158. – Manière de s'asseoir. Bazar. Boutiques. Les marchands, 159. Les femmes n'ont aucune part au commerce. Leur costume, 160. — Les femmes musulmanes sont libres de sortir quand elles veulent. Leur manière de monter à ânes. Il ne reste rien de l'ancienne Alexandrie, 161.– Colonne de Dioclétien, dite de Pompée. Sentiment artistique des Grecs et des Romains. Cimetières. L'aloës, préservatif contre le mauvais æil, 162. Les deux obélisques. Fontaine d'albâtre , carrière d'albâtre, 163. Palais du vice-roi, 164.-Delta. Les allerrissements des fleuves servant à déterminer l'âge du monde, 165. — Canal Mamoudyeh. Comment Méhémet le fit recreuser. Alleh, 166. Fouah. Bazar de comestibles à Fouah. Café sous une tente, 167. La pipe et le café. Luxe de chiboucks. Les cbiboukiers. Kafi-Saïa , 168. Les almées; leur costume, leur orchestre, 169. — Leur danse mimée. Cette chorégraphie licencieuse est un trait de mæurs. Les femmes d'Orient n'échappent pas à la prostitution , 170. — Des spéculateurs font élever des esclaves pour le métier d'almées; des mères y vouent leurs filles. La jeune almée et la jeune fille, 171.

de Calypso. Les chevaliers de Malte. Ils avaient des esclaves, 154. – La révolte toujours à côté de la servitude. Les Anglais se contentent d'occuper Malte. Les Maltais, vrais idolâtres. La ville de Lavalette, 155. — Les Mallaises. Le palais. L'église Saint-Jean, 156.

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Émotion en abordant la terre des sphinx et des pyramides, page 157. – Les

CHAP. III.

Caire.

Superficie de l'Égypte, page 172. Boulak. Aspect du Caire. Ses rues. Ses

macherebiehs. La ville va crouler, 173. Elle n'est pas éclairée la nuit. Place d'El-Esbekyeh. Beauté intérieure des anciennes maisons. Mauvais gont moderne. Paysage turc,

174. Jardins. La charité musulmane les ouvre à tout le monde. Celui de Rodha , 175. - Les ânes de louage. Les âniers merveilleux coureurs, 176. Facilité d'accès chez les Orientaux. Récep-: tion, 177. Les Orientaux signent toujours avec un cachet. Citadelle. Architecture polychrôme. Puits de Joseph, 178. Panorama.du Caire, 179.

Ménagerie du vice-roi d'Égypte. Circoncision. Fantasia, 180. — Mariage des pauvres pour célébrer la circoncision , 181.

CHAP. IV.

Mosquée ; Religion.

Le fanatisme musulman s'est beaucoup relâché, 182. - Les chrétiens peuvent

entrer dans les mosquées. Politesse des Orientaux, comparée à la nôtre. Cawa. Dispositions d'une mosquée, 183. Muezzim. Beauté des mosquées du Caire. Celle d'Hassam , 184. – Tombes des princes mahometans.. Mosquée de Teyloun, celle d'Amrou et d'El-Azhar. Mehemet-Aly en fait construire une toute en albâtre dans la citadelle, 185. Délicieuse richesse de délail dans l'architecture arabe. Délabrement des édifices religieux. Alliance de la familiarité et du respect en Orient. Prière des musulmans, 186. — Ils § II.

prient en tous lieux. Caractère hygiénique des ablutions. Les mahometans sont très superstitieux. Amulettes, 187. Penchant de l'homme pour la pluralité des dieux. Santons. Les idiots déifiés, 188. Canonisation musulmane. Fontaine attachée aux tombeaux des santons. Différentes fontaines, 189. Eau distribuée gratis. Quelques mahométans commencent à douter. Écoles gratuites et communes attachées à toutes les mosquées. Méthode d'enseignement adoptée depuis peu en Europe et pratiquée depuis des siècles par les Arabes , 190.- Collége central d'El-Azhar. Routine. Les érudits seulscomprennent l'arabe du Coran. Les Orientaux qui savent lire et écrire sont des exceptions, 191. L'arabe parlé, l'arabe épistolaire et l'arabe littéraire. Uléma. Les prêtres musulmans. Corps des ulémas en Égypte, 192. Vé. nération des musulmans pour les tombeaux. Le cimetière d'Alexandrie déplacé, 193. – Derviches hurleurs, 194.- Haut esprit de raison déployé par le chef des hurleurs, 195. — Ces derviches sont des moines mendiants. Ils sont répandus dans toutes les contrées musulmanes. Leur pauvreté. Grotte de la Vierge. Chapelle copte, 196. La réputation de lettrés des Coptes. Leur foi chrétienne est mêlée d'islamisme. Les femmes coptes et arméniennes te. nues dans l'abaissement du harem, 197. Erreur sur l'action du christianisme. Ce sont les prêtres qui font les eunuques. Les Coptes ont des esclaves. Les nations les plus catholiques de l'Occident ont aussi des esclaves. Églises coptes, 198. - Couvent de la Poulie, 199. – Mendicité acharnée. Les Coptes ne sont pas les descendants directs des anciens Égyptiens. Les différents cultes librement pratiqués dans l'empire du croissant, 200. Les lazaristes construisent une église à Alexandrie, 201.

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Les Arabes conservent la généalogie de Mahomet depuis Adam par Ismaël.

Mahomet naquit pauvre. Il prépare sa mission pendant quinze ans, 203. C'est un des plus grands poètes de la langue arabe. Persécution contre lui. Hégire ou fuite de la Mecque, 204. Propagande à main armée. Ressemblance entre divers miracles de Jésus et de Mahomet, 205.

· Mort du prophète , 206. – Son caractère. Sa haine pour les Juifs. Admirable attachement des Juifs pour leur religion, 207. - Mahomet, d'après le Coran, ne fit pas de miracles, 208.

Mahomet, en prêchant l'unité de Dieu , fondait une unité politique, 208. - Le

croyant a une patrie partout où règne le Coran. Haute valeur humanitaire de l'islamisme. Une partie du monde suit la loi du prophète. Mahomet était ignorant, 209. - Sa cosmogonie. Les Arabes possédaient la tradition d'un dieu unique, mais ils étaient devenus idolâtres, 210. - L'idée fondamentale de la réforme du prophète est la destruction de l'idolâtrie. Le Dieu de Mahomet est celui d'Abraham, de Moïse et de Jésu Mahomet est venu dire le dernier mot du Créateur à l'humanité, 211. L'adoration des anges, des saints et de Jésus est de l'idolâtrie. Avant tout, Mahomet veut détruire le

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