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tude, payer leur amour et seconder leur zèle; c'est déjà sans doute avoir rempli un grand but.

» S. M. a pensé aussi que cette communication adressée à ses fidèles sujets parviendroit à ceux qui sont encore rebelles, et pourroit, en les éclairant sur leurs dangers, comme en les détrompant de leurs erreurs, en ramener beaucoup à leur devoir. »

Page 96, ligne 6, après le mot méritoire , ajoutez: que les victimes de la nécessité soient súres qu'elle ne leur sera pas imputée.

Page 96, ligne 14, au lieu de sécurité , lisez : sérénité sur vos visages , et ajoutez le passage suivant :

Qui tous les matins, pendant une année, êtés venus y saluer Louis XVIII du nom de père, non pas avec une voix dominée par la terreur ou vendue au mensonge, mais avec le cri de vos caurs et de vos consciences; gardes nationales qui, le 12 niars, lui juriez avec tant d'ardeur de vivre et de mourir pour lui et pour la constitution, vous qui l'avez gardé dans vos cæurs. »

Page 97 , ligne 8, ajoutez ce qui suit :

« Eh! que pourriez vous attendre de celui ou de ceux qui ont ensanglanté et souillé tout ce qu'ils ont touché; qui ont su faire un objet de dérision et d'horreur de tout ce qui doit être un objet de vénération et d'amour; qui auroient flétri, s'il étoit possible, jusqu'aux noms de patrie, de liberté, de constitution, de lois, d'honneur et de vertu. Français n'avez-vous donc pas désormais votre Grande Charte qui a réhabilité tous ces noms sacrés, et les a remis en possession du respect qui leur appartient? N'avez-vous pas enfin une constitution ? Pure dans son principe, elle a été réglée entre votre Roi et vos représentans i douce dans son exécution, l'expérience d'une session entière vous l'a prouvé; portant en elle-même le germe de toutes ses améliorations, il n'en est pas une que ne puisse créer à l'instant l'autoriié royale avec l'assentiment des deux chambres, pas une qui ne puisse être proposée par vos représentans, provoquée par vos pétitions.

Croyez que là est le fondement le plus solide, le seul garant sûr de la prérogative, des priviléges et des droits de tous.

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Page 109,

» Croyez surtout que, par son droit, son titre et son ceur votre Roi est et sera toujours votre meilleur ami, votre plus constant, votre plus loyal ami. Unissez vos vaux aux siens, en attendant que vous puissiez agir de concert; et cette Providence à laquelle il rend compte de l'accomplissement de ses devoirs envers elle et envers vous, cette Providence qui a reçu ses sermens et les vôtres, priez-la, en commun avec lui, de bénir sa juste entreprise et vos nobles efforts. » Alterations et suppressions fuites au manifeste de S. M. le

Roi d'Espagne, du 2 mai, dans le Journal de l'Empire, du 2 juin., (Voyez les Pièces Justificatives, page 108 et suivantes.)

à la fin du deuxième alinéa , après le mot gouvernement, ajoutez ce qui suit : « L'Espagne a enseigné à toutes les. nations à se délivrer du perturbateur du monde, et depuis à éleindre les divisions, à réunir toutes ses forces contre leonemi commun, à former la plus juste des alliances pour rendre à la France son légitime et bien-aimé souverain , et chasser du trône. le sacrilége usurpateur , cet homme, aussi fécond en expédiens que peu scrupuleux sur leur choix, accoutumé à décorer du nom de traité le résultat de la fraude et de la violence, crut dissiper l'orage qui le menaçoit en traitant avec moi à Valençay : et il n'obtint que l'humiliation de n'avoir pas réussi. Le pèrfide croyoit pouvoir me tromper deux fois , ou que j'étois capable de youloir racheter ma liberté au prix de celle de l'Europe.

Page 110, ligne 26, au lieu de ces mots, je m'étois promis, lisez : j'espérois.

Page 11, ligne 1, rétablissez ainsi tout cet alinéa :

« En foulant aux pieds le troité de Paris, le bien et les avantages de la France, et les garanties de la tranquillité générale furent l'objet des transactions de ce traité: elles remirent sur son trône la dynastie dépossédée, y replacèrent le juste, le désiré le conciliant et pacifique Louis XVIII, et délivrèrent le Monde d'un conquérant qui, ne connoissant que la gloire de la guerre

tuinoit la France pour apporter la desolation aux peuples qu'il vouloit subjuguer. »

Page ut, ligne 14, au lieu de ces mots : L'institution de la souveraineté : lisez, la sûreté de ses peuples.

Page 111, ligne 26, après ces mots : Paix du Monde , ajoutez

ce qui suit :

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Ce n'est pas la paix que veut l'usurpateur; mais il veut se voir débarrassé d'inquiétudes au dehors , pour employer la partie armée de la nation française à opprimer et réduire la partie la plus nombreuse et la mieux pensante, mais aussi celle qui est sans armes. Cet homme ose, pour mettre le comble à l'impudence, essayer de faire croire qu'il va travailler à la paix et au

bonheur de l'Europe, comme si l'Europe pouvoit oublier que ; depuis qu'il a pris les rênes du gouvernement,

des

guerres ribles se sont succédées, et que les courtes de la prospérité publique se sout faries dans tous les pays soumis à son influence. Quel est l'individu assez absurde pour croire que Buonaparte puisse se défaire des principes perfides qui ont toujours été la base de sa conduite ?

» L'Espagưe n'a besoin d'aucune leçon ; elle en trouve assez dans sa funeste expérience; elle a été victime de deux sortes de guerres que lui a faites Buonaparte. Jusqu'en 1808 il. la fit à sa dignité, à ses trésors, aux escadres et aux armées espagnoles en les faisant servir à ses coupables desseins; et il osoit appeler amitié cette allianee exterminatrice! Ce fut cette mêrne année que, pour prouver au monde qu'il étoit impossible de se fier à ses promesses , il mit en jeu à Bayonne ces intrigues et ces machinations si connues maintenant. Ensuite, pour soutenir l'æuvre la plus atroce de la perfidie et de la violence, il répandit la désolation et la dévastation dans toutes les provinces de l'Espagne, la traitant comme une propriété dont il pouvoit disposer à son gré..... Buonaparte ne s'est pas démenti : il a signalé son retour en sacrifiant à sa vanité le souverain légitime et adoré de la France, et la liberté de cette puissance, en se mettant à la tête d'une classe de gens intéressés à continuer la désolation de l'humanité. Buonaparte, de la capitale de la

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France, dit à tous les souverains : Vous avez transigé dans les paix précédentes avec vos intérêts les plus précieux et vos de voirs les plus sacrés , pour acheter la tranquillité de vos peuples ; contre votre conscience vous avet réconiu mes droits usurpés, et vous m'avez permis de siéger pårmi vous. Je me suis ri de vous, et n'ai tenu ces traités qu'autant qu'ils m'ont convenu, et vos sacrifices n'ont servi qu'à nourrir et fortifier mon ambition et ma vanité, et maintenant, si je le puis, je sacrifierai le genre humain à mon élévation. »

Page 111, ligne avant-dernière , au lieu de point , lisez plus.

Page 112, ligne gre, au lieu de point, lisez plus,; et au lieu de sort, lisez ruine.

Page 112, ligne 5, au lieu de guerrier, lisez l'aventurier.
Page 119, la fin du premier alinéa, ajoutez:

« Enfin les souverains, bitu purenadés que la générosité est le moyen le plus sûr de ramener certaines âmes, n'écouteront plus que la justice et le bonheur général, qui doivent être la loi suprême des gouvernemens. »

Page 112, ligne antépenultième, au lieu d'un meilleur sort, lisez d'une meilleure vie.

Page 113, à la fin du deuxième alinéa, les lois, lisez ses lois, et ajoutez ce qui suit :

« Et que si elle voyoit avec une apathique indifférence un Roi, père de ses peuples, remplacé par un monstre nourri de sang humain, elle se couvriroit d'une honte ineffaçable.

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»

N. B. Le traité du 2 août 1815, placé sous le No. LX, a été transposé : il devoit être placé sous le No. LVIII.

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