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Après lui venoient sur deux lignes , dans l'ordre de leur institution canonique, et la mitre sur la tête, d'abord les évêques, ensuite les archevêques, puis les cardinaux, vêtus ainsi qu'il a été dit ci-dessus.

Sa Sainteté fermoit la marche ; elle étoit revêtue d'une chape, la tiare sur la tête , et placée au milieu des deux cardinaux diacres assistans, qui soutenoient de chaque côté les bords de sa chape. Devant elle marchoient le cardinal évêque assistant, en chape, et le cardinal diacre de l'évangile, en dalmatique.

Une garde d'honneur l'entouroit.
Dès

que la procession fut arrivée à la porte de l'église, le clergé y entra, et alla, sans s'arrêter, prendre ses places. - Le cardinal archevêque de Paris présenta l'aspersoir au Souverain Pontife, qui fit une aspersion sur le clergé et sur le peuple; Sa Sainteté passa ensuite au milieu du chapitre rangé sur deux lignes, et se rendit au sanctuaire, conduite-sous un dais porté par les chanoines. On chanta, pendant l'entrée de Sa Sainteté dans l'église, l'antienne Tu es Petrus.

Le chapitre ne rentra dans le chąur que lorsque Sa Sainteté fut rendue à son trône.

Deux heures avant l'arrivée de Sa Sainteté dans l'église, tous les corps et fonctionnaires publics dont nous avons parlé s'y étoient rendus et avoient pris leurs places où les avoient conduits les maîtres et aides des cérémonies.

A dix heures du matin, l'Empereur partit du palais des Tuileries pour se rendre à Notre-Dame, au milieu

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157 e trois légis

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d'une haie de troupes. Une salve d'artillerie annonça son départ. Il suivit le Carousel , la rue St.-Nicaise, la rue St.-Honoré, la rue du Roule, le Pont-Neuf, le quai des Orfèvres, la rue St.-Louis, la rue du Marché-Neuf et celle du Parvis-Notre-Dame.

La marche du cortége impérial étoit ouverte par huit escadrons de cuirassiers, huit de carabiniers, et par les escadrons des chasseurs de la garde, entremêlés de pelotons de mameluks. M. le maréchal gouverneur de Paris étoit avec son état-major à la tête de ces troupes.

Le cortège marchoit dans l'ordre suivant :
Les hérauts d'armes à cheval ;

Une voiture où étoient les maîtres et aides des cérémonies ;

Quatre voitures, les grands officiers militaires de l'Empire;

Trois voitures, les ministres ;

Une voiture, le grand chambellan, le grand écuyer et le grand maître des cérémonies;

Une voiture, LL. AA. SS. l'archi-chancelier et l'archi-trésorier;

Une voiture, les princesses ;

La voiture de l'Empereur , dans laquelle étoient LL.MM.II. et LL. AA. II. les princes Joseph et Louis;

Une voiture, le grand aumônier , le grand maréchal du palais et le grand veneur ;

Une voiture, la dame d'honneur , la dame d'atours, le premier écuyer et le premier chambellan de l'Impératrice;

Deux voitures, huit dames du palais į

Une voiture, deux autres dames du palais et deux chambellans;

Trois voitures , les officiers civils de l'Empereur et de l'Impératrice.

Quatre voitures, les dames et officiers de LL. AA. II. les princes et princesses.

Toutes ces voitures étoient à six chevaux.

La voiture de l'Empereur étoit attelée de huit chevaux; les maréchaux colonels-généraux de la garde étoient à cheval, près des deux portières de l'Empereur ;

Le maréchal commandant la gendarmerie, à cheval derrière la voiture;

Les aides-de-camp, à la hauteur des chevaux;
Les écuyers, aux roues de derrière. -

Le cortége étoit fermé par les grenadiers à cheval de la garde , entremêlés de pelotons de canonniers à cheval , et par un escadron de la gendarmerie d'élite.

Le cortege Impérial, en arrivant sur la place de Notre-Dame , tourna à gauche du portail par la rue du Cloître. LL. MM. et leur cortége descendirent de voiture à la petite porte de l'archevêché ; se rendirent de là, par l'intérieur des bâtimens, dans les appartemens qui étoient préparés pour les recevoir. L'Empereur s'y habilla (1).

(1) Pendant que l'Empereur revêtoit, à l'Archevêché, ses habits et ornemens impériaux , Sa Sainteté disoit les tierces et autres prières.

Pendant ce temps aussi, les Dames du palais, les Dames des Princesses , les officiers civils des Princes et ceux des Princesses qui ne devoient pas les suivre dans la nef, se rendirent aux tribunes qui leur étoient destinées.

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