Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, ou La politique de Machiavel au xixe siècle, par un contemporain [M. Joly].

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Mertens, 1864 - 337 pages
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Page 99 - Aussi la Constitution présente n'at-elle fixé que ce qu'il était impossible de laisser incertain. Elle n'a pas enfermé dans un cercle infranchissable les destinées d'un grand peuple ; elle a laissé aux changements une assez large voie pour qu'il y ait, dans les grandes crises, d'autres moyens de salut que l'expédient désastreux des révolutions.
Page 99 - De celles qui pourraient compromettre la défense du territoire. ART. 27. Le Sénat règle par un sénatus-consulte : 1° La constitution des colonies et de l'Algérie; 2°...
Page 9 - États une fois constitués ont deux sortes d'ennemis : les ennemis du dedans et les ennemis du dehors. Quelles armes emploieront-ils en guerre contre les étrangers? Les deux généraux ennemis se communiqueront-ils réciproquement leurs plans de campagne pour se mettre mutuellement en état de se défendre? S'interdiront-ils les attaques nocturnes, les piéges, les embuscades, les batailles en nombre de troupes inégal?
Page 88 - Etats parlementaires de l'Europe... on retrouve partout, sous des noms divers, mais avec des attributions à peu près uniformes, une organisation ministérielle, un Sénat, un corps législatif, un conseil d'Etat, une Cour de cassation ; je dois vous faire grâce de tout développement inutile sur le mécanisme respectif de ces pouvoirs dont vous connaissez mieux que moi le secret ; il est évident que chacun d'eux répond à une fonction essentielle du gouvernement. Vous remarquerez bien que c'est...
Page 43 - ... devant la force, sans pitié devant la faiblesse, implacables pour des fautes, indulgents pour des crimes, incapables de supporter les contrariétés d'un régime libre, et patients jusqu'au martyre pour toutes les violences du despotisme audacieux, brisant les trônes dans des moments de colère, et se donnant des maîtres à qui ils pardonnent des attentats pour le moindre desquels ils auraient décapité vingt rois constitutionnels.
Page 286 - Dion (i) nous dit que le peuple romain était indigné contre Auguste , à cause de certaines lois trop dures qu'il avait faites ; mais que , sitôt qu'il eut fait revenir le comédien Pylade , que les factions avaient chassé de la ville , le mécontentement cessa. Un peuple pareil sentait plus vivement la tyrannie lorsqu'on chassait un baladin que lorsqu'on lui ôtait toutes ses lois. CHAPITRE JT.
Page 76 - ... temps actuel, l'aristocratie, en tant que force politique, a disparu; mais la bourgeoisie territoriale est encore un élément de résistance dangereux pour les gouvernements, parce qu'elle est d'ellemême indépendante : il peut être nécessaire de l'appauvrir, ou même de la ruiner complètement. Il suffit, pour cela, d'aggraver les charges qui pèsent sur la propriété foncière, de maintenir l'agriculture dans un état d'infériorité relative, de favoriser à outrance le commerce et l'industrie,...
Page 99 - Le Sénat maintient ou annule tous les actes qui lui sont déférés comme inconstitutionnels par le gouvernement, ou dénoncés pour la même cause par les pétitions des citoyens.
Page 16 - Mais je ne crois pas que votre fatalisme lui-même aille jusque-là, car vous reconnaissez l'existence du bien et du mal. Votre principe, c'est que le bien peut sortir du mal, et qu'il est permis de faire le mal quand il en peut résulter un bien. Ainsi, vous ne dites pas : II est bien en soi de trahir sa parole ; il est bien d'user de la corruption, de la violence et du meurtre. Mais vous dites : On peut trahir quand cela est utile, tuer quand cela est nécessaire, prendre le bien d'autrui quand...
Page 75 - A l'aide du seul pouvoir réglementaire, j'instituerais, par exemple, d'immenses monopoles financiers, réservoirs de la fortune publique, dont dépendrait si étroitement le sort de toutes les fortunes privées, qu'elles s'engloutiraient avec le crédit de l'Etat le lendemain de toute catastrophe politique.

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