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l'objet d'une persécution si réyoltante, que se gouverne ment français dut se déterminer. à envoyér, avec une doglle, dans le golfe du Mexique, M. Deffaudis, comme ambassadeur, pour mettre un terme à cet état de choses et ranimer nos relations commerciales gravement inter rompues.

T! Le président Bustamente refusa de donner à la France les réparations qu'elle était en droit d'attendre. Il avait offert , il est vrai , de payer les 800,000 piastres à nous dues, mais il ne consentait pas à révoquer les autorités mexicaines contre lesquelles on avait élevé des plaintes. Les négociations ayant cessé, le blocus de tous les forts de la république de Mexico fut donc notifié, le 20 mars, à tous les consuls français par notre ambassadeur, M. le baron Deffaudis, et le commandant de l'escadre..

La Vera-Cruz et Tampico furent bloqués par une frégate, une corvette et six bricks, ainsi que Buenos-Ayres et les côtes de la Plata. Le contre-amiral Leblanc, après avoir reçu la réponse du ministre Arena à son ultimatum, s'était décidé à cette mesure rigoureuse jusqu'à ce que satisfaction eut été donnée à la famille du nommé Bacle, qui était mort des suites du mauvais traitement que lui avait fait subir le dictateur.

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Dès le 24 avril, M. Delisle, le chargé d'affaires de la France, était parti, laissant ses nationaux sous la protection du consul anglais. Les insultes prodiguées dans les deux Chambres mexicaines à nos ministres des finances et des affaires étrangères, ne lui avaient pas permis de demeurer plus long-temps à son poste. La presse mexicaine parlait avec une jactance inouie contre le blocus, mais pas un réal n'é tait payé, pas un bataillon n'était levé pour repousser une attaque à laquelle on feignait de croire. Ce manque de respect envers la France venait de ce que le commandant

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n'avait pas assez de navires pour en imposete aux gouvernement mexicain.1991m793$b se Jub mi82001l jnem ton avait été jusqu'à

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Bouq11101 Durant ce temps-là, les troubles dų Texas n'en continuaient pas moins, et la république de Mexico n'avait pas encore'recouvré l'intégralité de son territoire. Cependant, malgré toutes ces calamités publiques, les autorités ne paraissaient pas vouloir faire droit à nos griefs, griefs auxquels s'étaient' associés tous les résidents des puissances étran

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PH sloganliOVDIO! gères.

2009 2003 de l'amiral, Baudin, était arrivée en vue de la Véra-Cruz avec

Enfin, le 14 octobre, l'escadre française, sous les ordrer tout le matériel nécessaire pour l'attaque du fort de SaintJean-d'Ulloa. De leur côté, les Mexicains, déployant une grande 'activité, avaient conclu un emprunt ruineux pour solder les troupes de service sur les côtes. Le 26 du même mois (octobre), le contre-amiral Baudin avait expédié de la Véra-Cruz, la frégate la Médée avec un parlementaire chargé de faire une dernière sommation au gouvernement de Mexico. Cette démarche étant restée sans résultat satisfaisant, le contre-amiral avait fait serrer la Véra-Cruz de plus près ; l'entrée de la rade était même interdite aux paquebots du gouvernement anglais; enfin, quinze bâtiments, voulant forcer le blocus, avaient été pris par l'escadre française et envoyés à Montevideo pour ytre vendus.. 2.11,73m) 2. Tout annonçait donc des hostilités plus générales et les commencements assez 'énergiques d'une réparation que la France se prétendait en droit d'exiger au nom de son conimerce et de sa Wignitë nationale. 13 opens us 95015114417920);":?0917!! Bota Rex, Ayna 46 IBIG 491972 51 779,3 94

COLONIES.

Contrairement aux usages établis dans la colonie, le vice amiral baron de Mackau, gouverneur de la Martinique, crut devoir convoquer le conseil colonial en session extraordinaire le 18 décembre 1837, c'est-à-dire avant la fin de l'année, pour aviser, avec lui, aux moyens d'introduire de nouvelles combinaisons financières dans les recettes et les dépenses de l'année 1837-1838.

La cause de cette anticipation provenait de ce que les deux derniers budgets votés par le conseil n'avaient pas été revêtus de la sanction royale. Cependant le Gouvernement promettait de pourvoir prochainement à l'établissement des entrepôts réels aux Antilles, établissement déjà consacré par la loi du 12 juillet 1837.

De son côté le conseil colonial se voyait avec douleur appelé extraordinairement à réviser les budgets de 1837 et 1838 précédemment soumis à ses votes. Tout en appréciant les vues bienveillantes de la sage administration du gouverneur, il déplorait la détresse qui aligeait le pays et qui était due, selon lui, à des causes extérieures et à d'injustes préventions. Le rejet de ses deux derniers budgets lui inspiraient peu de confiance dans les dispositions favorables du ministre de la marine et des colonies, et il prévoyait de nouveaux embarras financiers. Le besoin des entrepôts était compris et apprécié par l'administration, mais la nouvelle législation sur les sucres avait jeté le pays dans une telle crise de souffrance et de misère, que ce premier bienfait tant désiré ne pouvait plus avoir pour la colonie la même ellicacité, du moins, dans l'esprit des conseillers coloniaux.

Malgré cette triste situation du commerce de la Martinique, le relevé des affranchissements prononcés dans cette colonie, du 1er janvier au 30 novembre 1837, s'élevait à 870. En y joignant ceux de la Guadeloupe, de la Guyane

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Française et de Bourbon on avait le chiffre 2,104, chiffre bien faible,

néanmoins, aux yeux des philanthropes européens: rioollah

2. U 7U6 109111978) Des préparatifs avaient été faits pour la réception du

o prince de Joinville, qui arriva le 11 avril, en rade du

, Fort-Royal, et visita deux jours après la ville de Saint!?

I 01991110108 Pierre,

11209679-16TN. Le jeune prince fut accueilli avec joie dans nos colonies par les gouverneurs et les administrations locales, et l'enthousiasme des populations était à son comble. Des banquets furent offerts au jeune prince, et l'on y porta plusieurs toasts à la santé du roi et de S. A. royale. feront

wila 296ce , zable voyage d'un fils du roi des Français qui devait se

Се continuer par la visite de la Nouvelle-Orleans, tout en achevant son éducation de prince, établissait entre la métropole et les colonies des rapports utiles , d'amitié et de bienveillance réciproques.

Sur ces entrefaites, M. le baron de Mackau étant parti pour l'Europe, afin d'y rétablir sa santé, M. le contreamiral de Moges , vint prendre le 5 juillet le gouverneW61.91 ment colonial et demander aux conseils le concours dont i ayait besoin pour remédier à l'état de détresse de la colonie.

Une ordonnance royale du 4 août fixa le tarif des droits de navigation à percevoir sur les bâtiments français et étrangers dans les ports de la Martinique, de la Guadeloupe et dépendances, et régularisa cette partie de leurs recettes jusqu'à ce que, conformément à la loi de 1833, il y fut pourvu législativement.

Une autre ordonnance royale fut l'endue le 31 août, pour déterminer le régime des entrepôts réels des douanes, à établir à la Martinique et à la Guadeloupe, en exécution de la loi du 12 juillet 1837, et des mesures furent prises à cet effet par les ministres de la marine et des finances.

Enfin le 1° août avait eu lieu la séance d'ouverture du conseil colonial."Le discours du gouverneur promettait

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quelque allégement à la misère du pays par une législation plus puissante et une instruction évangélique à donner aux dernières classes de la société.

Il annonçait qu'il ne serait pas demandé cette année un nouveau crédit spécial, et que les affaires de finances d'une absolue nécessité seraient seules soumises aux délibérations du Conseil. Le tarif plus avantageux des droits de navigation, et la réduction possible du budget des dépenses étaient également signalés et devaient produire une économie importante pour les colonies. Le ministre de la marine, d'après les assurances du gouverneur, se proposait de porter au budget métropolitain de 1840, les dépenses de la gendarmerie et du service des douanes de la Martinique. La colonie ainsi soulagée d'une notable partie de ses charges, pourrait ranimer son agriculture et son commerce et recouvrer bientôt l'état prospère dont elle était momentanément déchue.

L'adresse du conseil décélait un grand abattement dans l'esprit des colons, qui invoquaient comme première loi d'humanité, la loi qui rendait la propriété sacrée et qui en avait toujours été la base et le principe. Ils ne pouvaient voir sans une douleur extrême un intérêt rival anéantir leur ordre social et enlever leurs capitaux.

« Depuis long-temps (disait leur adresse du 6 août) nos » droits sont méconnus. Par un déplorable abus de la force, » que n'autorise même pas la conquête, les produits de la » métropole nous sont imposés ; nous sommes privés de » l'avantage des relations étrangères, tandis que nos den» rées, après un transport forcé sur les marchés de la France, » sont repoussées par des taxes exorbitantes.

» Voilà, M. le gouverneur, les principales causes de nos » souffrances. Dans nos campagnes, dans nos villes, vous » verrez l'agriculture, le commerce ruinés, nos produits >> avilis et encombrant nos ports. Partout vous apparaîtra >> l'affreux tableau de notre misère. >>

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