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108 MERCURE DE FRANCE..

Livres Nouveaux actuellement en Vente.

Vie du Capitaine Cook, pour fervir de fuite à fes trois Voyages, traduite de l'anglois du Docteur Kippis, un volume in-4.° prix, 12 liv. en blanc, 12 liv. 10 f. br., & 15 liv. relié.

Le même Ouvrage, en deux volumes in-8.° prix, 8 liv. blanc, 8 liv. 10 f. br. 10 liv. relié.

Lucrèce, de la Nature des Chofes, traduit en vers par M. le Blanc de Guillet, 2 volumes, grand in-8.o; prix, 15 liv. blanc ou br. 18 liv. relié.

Le même, en papier fin, 24 liv. br. & 30 liv. relié.

Hiftoire Naturelle des Serpens, par M. le Comte de la Cépède, Garde du Cabinet du Roi, in-4.° tome fecond.

Prix, 15 liv. en blanc, 15 liv. 10 fols broché, & 17 liv. relié.

Le choix que feû M. de Buffon a fait de M. de la Cépède, pour exécuter les parties de l'Histoire naturelle, eft une des meilleures preuves de la bonté de l'Ouvrage que nous annonçons. L'Auteur a fait connoître depuis long-tems, par des productions confidérables, l'étendue de fes conoiffances.

Nota. Nous prévenons les Acquéreurs de l'Hif toire Naturelle par M. de Buffon, qui ont négligé de retirer les fuites à mesure qu'elles ont paru, qu'ils pourront fe compléter jufqu'à la fin de l'année 1789; paffé ce tems, tout fera mis en Corps complet, & on ne pourra plus, pour aucun prix, fe procurer les Volumes féparément.

DE FRANCE.

SAMEDI 31 OCTOBRE 1789.

PIECES FUGITIVES

EN VERS ET EN PROSE.

INSCRIPTION

1

Pour la Statue de DU QUESNE.

90 1

Aux fastes de Neptune, à bon droit on renomme
Un cauri généreux, ua fi vaillant Guerrier:
Pourtant il n'étoit né que d'un fang roturier;
Mais peut-être un Héros vau:-il un Gentilhomme,
(Par M. D**. T****. )

N°.44. 31 Oftob: 1789.

LE POUVOIR D'UN AMANT;

Imitation de l'Espagnol.

J'AIME

AIME tout dans celui qui règne fur mon cœury L'efprit, le ton, le caractère; J'aime fon regard enchanteur, Et fon fouris plein de douceur, Et for humeur grave & légère. Je pardonne fon goût tant foit peu libertin ; J'aime encor la bizarrerle

Qui lui fait haïr le matin
Ce qui le foir fait fa folie;

J'aime fou air nobie & vaurien ;
J'aime le pouvoir defpotique

Qu'il veut que tout fon sèxe exerce fur le mien
Ses éloges adroits, fon adroite critique
Me font chérir fon entretien.

Il n'a que plus de grace alors qu'il est coupable;
En vain se défend-on de vivre fous fa loi;
On l'adore en dépit de soi ;

Nul n'a plus de défauts, & nal n'eft plus aimable
S'il eft parfois un peu trompeur,

Il sèche avec tant d'art vos larmes,

Que fon retour a plus de charmes, Son infidélité devient une faveur.

Maintenant fa tendreffe à la mienne est égale ;
Mais s'il changeoit jamais un jour

me feroit, je crois, aimer jufqu'à l'amour Qu'il fentiroit pour ma Rivale.

(Par un Abonné. S

Explication de la Charade, de l'Enigme & du Logogriphe du Mercure précédent.

LE met de la Charade eft Couvent; celui de l'Enigme e François; celui du Lagogriphe eft Folie, où l'on trouve Foie, Fiel Lie, Oie, If, Loi, il, Fil.

MON

CHARADE.

N premier, mon second, & mon tout for enfans.

(Par M. M... J... d L......)

ENIGME.

PLUS je vieillis, & plus les vrais Savans m'admirent

(Par le même.)

LOGOGRIPHE.

E fuis une chimère ; & fans ma tête, femme

(Par le même.)

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NOUVELLES LITTÉRAIRES.

ELOGE de d'Alembert, Difcours qui a concoura pour le Prix extraordinaire propofe par l'Académie Françoife, pour l'annee 1788; par M. DUMAS. A Londres; & fe trouve à Paris, chez P.. J.., Duplain, Libraire, Cour du Commerce, Fue de l'ancienne Comédie Françoife. InS. de 54 pages.

"D

'ELOGE d'un Homme de Lettres, dit M. d'Alembert, doit être le récit de fes atravaux, ... .... L'analyfe des Ecrits eft indifpenfable dans l'Eloge hitorique d'un Homme de Lettres....... Le ton de cer Eloge ne doit être ni celui d'm Difcours oratoire, ni celui d'une narration aride. Les réflexions philofophiques font l'ame & la fubftance de ce genre d'Ecrits; tante: on les entremêlera, au récit, avec art & briéreté, tantôt elles feront raffemblées & développées dans des morceaux particuliers, où elles formeront comme des miles de lumière qui ferviront à éclairer le refte ".

M. Dumas a cru ne pouvoir rendre à M. d'Alembert un hommage plus digne de lai, qu'en le louant comme ce Philofophe dé

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