Histoire d'Espagne depuis les premiers temps historiques jusqu'à la mort de Ferdinand VII.

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Page 9 - Maintenori rirait bien si elle savait tous les détails de ma charge. Dites-lui, je vous supplie, que c'est moi qui ai l'honneur de prendre la robe de chambre du roi d'Espagne, lorsqu'il se met au lit, et de la lui donner avec ses pantoufles quand il se lève.
Page 6 - ... l'air extrêmement noble, quelque chose de majestueux en tout son maintien, et des grâces si naturelles et si continuelles en tout, jusque dans les choses les plus petites et les plus indifférentes, que je n'ai jamais vu personne en approcher, soit dans le corps, soit dans l'esprit, dont elle avait infiniment et de toutes les sortes...
Page 6 - ... personne à beaucoup de réflexion. Un grand choix des meilleures compagnies, un grand usage de les tenir, et même une cour, une grande politesse, mais avec une grande distinction, et surtout une grande attention à ne s'avancer qu'avec dignité et discrétion.
Page 22 - ... et des actions les plus vives de la guerre. A peine cependant vous arrivez à Madrid, qu'on réussit à vous persuader que vous êtes capable de gouverner seul une monarchie dont vous n'avez senti jusqu'à présent que le poids excessif. Vous oubliez l'embarras de vos affaires, et vous vous applaudissez de tenir seul vos conseils. J'étois bien éloigné de croire qu'on vous tendît un pareil piège, et qu'il fût possible de vous y faire tomber.
Page 198 - Elle voulut parler et se défendre des reproches qu'elle recevait ; la reine redoublant de furie et de menaces se mit à crier qu'on fît sortir cette folle de sa présence et de son logis, et l'en fit mettre dehors par les épaules.
Page 6 - ... voulait dire, et jamais mot ni signe le plus léger de ce qu'elle ne voulait pas ; fort secrète pour elle et fort sûre pour ses amis, avec une agréable gaieté qui n'avait rien que de convenable, une extrême décence en tout l'extérieur, et...
Page 24 - Roi mon petit-fils. Vous ne pouvez mieux confirmer « l'opinion que j'ai que par votre union avec le cardi« nal d'Estrées , honoré de ma confiance, chargé de « mes ordres en Espagne. Vous devez être persuadée « que je serais bien aise de faire connoître la satisfac« tion que j'aurai de votre conduite par de nouvelles « marques de mon estime et de mon affection.
Page 10 - J'en suis étonnée, car je la sers mieux qu'elles, et je suis sûre qu'elles ne lui laveraient point les pieds et qu'elles ne la déchausseraient point aussi proprement que je fais.
Page 42 - Je vois avec un sensible plaisir que « la joie que vous avez eue de son retour soit tou« jours nouvelle ; et "je suis persuadé que son bon « esprit, et la confiance que vous avez en elle, peu« vent beaucoup contribuer au bon état des affaires. « Croyez-la, je vous prie, quand elle vous dira qu'on « ne peut vous aimer plus tendrement que je vous
Page 8 - ... de la grandesse , elle savoit l'espagnol, elle étoit aimée et estimée dans le pays, elle y avoit un grand nombre d'amis, entre autres le cardinal Porto-Carrero ; autant d'avantages qu'elle ne manquoit pas de représenter, et qui lui donnoient lieu de dire : « Jugez, après cela, si je ne ferois pas « la pluie et le beau temps dans cette cour, et si c'est « avec trop de vanité que je vous offre mes services ! » On peut juger par là de sa confiance en ses propres forces. L'affaire ayant...

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