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IMPRIMERIE DE V• THUAU, rue du Cloître St-Benoit, n° 4.

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Chez CROCHARD, Libraire, cloiire Saint-Benoît , n° 16;

et rue de Sorbonne, no 3.

1830. 1817

1

ANNALES

DE

CHIMIE ET DE PHYSIQUE.

JANVIER 1816.

Sur les Puissances réfractives et dispersives de

certains liquides et des vapeurs qu'ils forment.

(Extrait d'un Mémoire sur la Théorie de la Réfraction.)

PAR MM. ARAGO ET PETIT.

Lu à l'Institut royal de France, le 11 décembre 1815.

La théorie de la réfraction, envisagée sous le point de yue le plus général , est une des parties les plus importantes de l'optique, non-seulement à raison de ses nombreuses applications, mais encore par les conséquences qu'on peut en déduire relativementà la nature de la lumière et aux véritables causes de ses propriétés. Aussi les physiciens qui ont développé ou soutenu les divers systèmes imaginés pour l'explication des phénomènes de l'optique

Tome I. Janvier 1816.

I

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se sont-ils particulièrement efforcés de rattacher la loi de la réfraction à l'hypothèse qu'ils admettaient.

Newton , en attribuant la réfraction à une attraction des corps pour la lumière , a donné de ce phénomène et de la loi à laquelle il est soumis une explication si naturelle et si claire , qu'on l'a toujours regardée comme un des principaux argumens en faveur du système de l'émission. Cependant, si l'on remarque que de toutes les conséquences générales déduites de l'hypothèse de Newton, la seule qu'on ait vérifiée jusqu'à ce jour se réduit à la loi du rapport constant des sinus d'incidence et de réfraction ; si l'on observe d'ailleurs que cette loi peut se démontrer sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à l'idée d'une attraction, on sentira facilement qu'avant de se déterminerà adopter l'hypothèse de Newton, à l'exclusion de toutes les autres, il est indispensable d'examiner jusqu'à quel poinı les diverses conclusion; qui en dérivent sont confirmées par l'expérience : tel est l'objet des recherches dont nous soumettons aujourd'hui une partie à la Classe. Pour en faire bien connaître le but, il est nécessaire de rappeler en peu de mots les points principaux de la théorie de la réfraction, telle que Newton l'a déduite de la supposition d'une attraction exercée par les corps sur la lumière.

Dans cette lıypothèse, on conçoit aisément que lorsque les molécules dont se compose un rayon approchept du corps réfringent, l'attraction qu'il exerce sur elles change et leur vitesse et la direction de leur mouvement, et que ce mouvement redevient uniforme et rectiligne lorsque les molécules ont pénétré dans le corps jusqu'à la profondeur où l'attraction cesse d'être sensible. Le principe des forces

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