Page images
PDF
EPUB

Cela posé, si l'on veut savoir ce que vaut sur le terrain une ligne du pied de France prise par exemple sur la carte de Cassini , qu'on sait être à l'échelle de 1 à 86,400; on verra 1o. que cette ligne ainsi prise sur la carte , représente une longueur de 86,400 lignes ou de cent toises sur le terrain. 2°.

que la ligne carrée prise sur la carte représente 10,000 toises carrées sur le terrain. Ce qui revient à un peu moins de sept arpens et demi d'ordonnance et de 3 hectares 82 ares (1).

Des-lors autant de lignes carrées , prises sur la carte de l'Académie, autant de sept arpens et demi et de trois hectares 82 ares à très-peu de chose près.

Comme l'échelle de l'atlas national est trois fois plus petite, en côté , et par conséquent neuf fois plus petite en superficie que la carte de Cassini ; nous concluons qu’une ligne carrée, prise sur les cartes

de trois lignes , sur le papier pour cent toises sur le terrain i à 28,800.

2°. La carte de la Guienne est à deux lignes pour cent toises; 1 à 43,200.

3o. La carte des environs. de Paris , par dom Coutans, revue et augmentée par C. Piquet, est à quatre lignes pour trois cents toises, 1 à 64,800,

4o. La carte de France , connue sous le nom de carte de l'Académie ou de Cassini, est à une ligne pour cent toises, 1 à 86,400.

5°. Enfin, l'atlas national de France , formé d'une grande carte séparée pour chaque département, est à une ligne pour trois cents. Loises, 1 à 259,200.

(1) Voici le rapport dans toute son exactitnde : la perche d'ordonnance est de 22 pieds ; dès lors la perche carrée de 484 pieds carrés, et l'arpent (100 perches carrées ) de 48400 pieds carrés ; revenant à 1344 toises carrées, et

de toises, Un espace de 10000 toises, carrées contient donc 7 arpens 1000

ou près de 44, 44 perches, revenant à 3 hect. 81 ares 78 ccntiares.

[ocr errors]

438

de l'atlas national, représentera 66 arpens 94 perches, revenant à 34 hectares 36 ares ( 1 ).

Revenant donc à la figure rere, nous dirons qu'elle indique le résultat des calculs qui s'appliquent à l'échelle des cartes de l'atlas national : on voit en effet que le plus petit carré représente 34 hectares. le 2. 136 hectares le 36 444; le 4o. 2176 hectares ; le 5o. 8704, et enfin le 6'. 35,816 hectares.

Dans un prochain numéro nous parlerons de l'application de ces premières données et de la facilités qu'elle présentent , soit pour la réduction des plans à une échelle uniforme , prise à volonté parmi celles prescrites par l'administration; soit pour le calcul de la surface de chaque partie de bois; soit enfin pour établir et conserver l'harmonie entre tous les plans. SECTION 11. AMÉLIORATIONS,

S. Ier. Procédés. Travaux exécutés par M. DOUETTE-RICHARDOT, Cultivateur à Langres(départ. de la Haute-Marne):

Nous avons déjà eu occasion de parler (2) du procédé de M. Douette-Richardot, relatif à la

coupe des bois entre deux terres. Nos lecteurs ne pourront sans doute qu'applaudir au zèle avec lequel cet agriculteur estimable s'est livré, depuis nombre d'années, à des travaux utiles qui lui ont mérité d'honorables récompenses.

64 100

(1) Il pourra être utile de connoître le rapport des autres cartes dont nous avons précédemment parlé. Le voici : la ligne carrée, prise sur la carte des chasses , représente 82, perches

(42 ares 42 centiares) ; prise sur la carte de la Guienne, 3 arpens 72 perches ( 1 hect. 90 ares 89 c. ); prise sur la carte de dom Coutans, 4 arp. 18 perches to (2 hect, 14 ares 75 e.).

(2) Voyez No. 3 de ces Annales, pag. 191.

La manière la plus simple et la plus sûre, à-la-fois, d'exposer ses travaux , est de rappeler le rapport fait en 1806 à l'Athénée des Arts, par les commissaires de cette société , rapport , d'après lequel, elle a décerné une médaille à M. Douetle-Richardot, dans sa séance publique du 20 octobre 1806.

Voici le texte même du rapport, lu , au nom de la classe de Physique et Mathématiques de l'Athénée, dans cette séance, par M. CHANLAIRE , avant la remise de la médaille.

« La classe a nommé MM. Charles Dumont Tatin et Chanlaire, pour lui faire un rapport sur les travaux entrepris par M. Douette-Richardot.

« L'examen que vos commissaires ont fait des pièces authentiques, dans lesquelles ces travaux se trouvent indiqués , et qui en montrent à-la-fois, l'importance, l'étendue et les résultats, semble ne laisser à faire autre chose , que de présenter un tableau résumé des opérations utiles , auxquelles M. DouetteRichardot s'est livré depuis nombre d'années.

« Il y a, en effet , environ vingt ans que ce citoyen estimable s'occupe d'agriculture dans le dé. partement de la Haute-Marne ; et depuis que le Gouvernement a manifesté l'intention de favoriser d'honorer ce premier des arts , depuis cinq ans surtout, M. Douette-Richardot s'est livré à l'ardeur de son zèle.

« Il a commencé par former des élèves , en donnant, sur le terrain même, des leçons à plusieurs ouvriers intelligens, qui ont répandu sa méthode. Il a ensuite publié, à ses frais, la notice de ses travaux, étonnans par leur nombre et par le désintéressement dont il a fait preuve dans leur exécution.

« M. Douette-Richardot ne pouvoit manquer d'être

[ocr errors]

protégé part les autorités : aussi le Ministre de l'intérieur, M. le Préfet du département de la Haute Marne, M. le Sous-Préfet de Langres , et tous les fonctionnaires publics l'ont-ils fortement appuyé. Cette protection efficace devenoit d'autant plus nécessaire, que l'ambition, la jalousie, la méchanceté même poursuivant M. Douette Richardot, avoient médité sa ruine, et l'auroient peut-être consommée.

« Des commissaires nommés par M. 1. Préfet de la Haute-Marne, ont, à différentes fois, et toujours en présence des autorités locales, vérifié les faits et constaté l'utilité des entreprises de M. DouetteRichardot, ainsi que les dépenses peu considérables qu'elles ont nécessitées

« Et quelles sont ces entreprises ?

« Défrichemens de montagnes arides et de terrains incultes, dessèchemens de marais, assainissement et fertilisation des terres, amélioration de culture , prairies artificielles, semis et plantations, pépinières , repeuplement et conservation des forêts, arbres places sur les routes, jardins d'agrément et d'utilité, distribution bien entendue des eaux, education des animaux, croisement utile des races , et leur propagation, remèdes à leurs maladies. La chaleur du zèle de M. Douette-Richardot a tout embrassé, et le succès a couronné ses efforts.

« Il seroit trop long, Messieurs, d'entrer dans le détail de ces opérations , qui tendent si évidemment à des objets de grande utilité. Le seul résumé de quelques-unes, montre M. Douette-Richardot occupé successivement sur le territoire de plusieurs départemens, et indique ce qu'il a fait.

« Le domaine de Melleville offroit un marais environné de montagnes arides; le marais, a été desséché, assaini , cultivé ; les eaux bien distribuées , tant pour

le service du château, que pour l'arrosement des plantations ; cent hectares on été mis en état de

produit, et la valeur du domaine rendue quatre fois plus considérable : à peine l’estimoit-on à 40,000 fr., aujourd'hui , moyennant 10,000 fr. de dépense faite cette valeur est portée à 150,000 francs.

« Au Val d'Osne , dix hectares , qui étoient sanis. valeur, offrent environ 600 fr. de revenu; le fonds est estimé 8000 francs. On espère le porter à 12,

« Le clos des Dominicains de Langres a été acheté 11,000 fr. Une dépense de 2,1 1ó fra en a presque doublé la valeur.

« Huit hectares du Gorgeot de Valpelle étoient estimés 200 fr.; une dépense de 5,000 fr. , dont on a déjà fait rentrer la moitié par les produits , élève aujourd'hui la valeur du fonds à 16,500 francs.

« Enfin, trois hectares du Gorgeot de Sevrain , absolument sans valeur, sont estimés près de 9,000 francs, et donnent un produit de 350 fr. Il en a conté 1532 fr. pour cette amélioration.

« Avec tant de titres à la bienveillance du Gouverkan nement, M. Douette - Richardot, vous le croire aisément, Messieurs, a été accueilli par S.Ex. le Ministre: de l'intérieur qui, en manifestant sa satisfaction, lug a donné des encouragemens. L'auteur a désiré sou~ mettre les résultats de ses expériences à la société d'Agriculture du département de la Seine, à celle. du département de la Haute-Marne, dans lequel il avoit principalement travaillé. Ces deux sociétés lui ont décerné des couronnes ; d'autres sociétés se sont. empressées de l'accueillir dans leur sein; plusieurs: grands dignitaires de l'empire, et nombre de fonca tionnaires publics de divers ordres, l'ont honoré dey leur approbation

« PreviousContinue »