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forêts communales , avant que les seigneurs songeassent à s'en occuper. On trouve encore partout en Allemagne, la preuve et les restes de ces ans ciennes forêts communales. Elles offrirent, dans leur administration, le modèle des charges seigneuriales forestières qui furent établies par

la suite, « La seigneurie territoriale , ou la suzeraineté, établie en Allemagne, ayant été confirmée. par

le traité de Westphalie, et s'étendant toujours de plus en plus, il se forma , à l'exemple des états monarchiques , 'non-seulement des collèges politiques , mais encore des charges seigneuriales , pour l'administration du pays, el celle des forêts qui , dans plusieurs pays , est encore liée à celle des chasses; bien qu'au fond, ces deux services diffèrent essentiellement, et par leur but et par leur nature ; puisque les officiers des chasses sont chargés de conserver le gibier qui souvent ne se nourrit que de bois ,

et contribue par conséquent à la destruction des ' forêts , tandis que les officiers forestiers doivent con

server et exploiter ces mêmes forêts de la manière la plus utile et la plus conforme aux besoins de la population.

« Les anciennes autorités supérieures des marches, ayant souvent abusé du pouvoir qui leur avoit été confié , et par-là manqué le but qu'on s'étoit proposé, il devint important pour chaque état en particulier , de pourvoir à la conservation de ses forêts , et de prévenir le manque de bois qui menaçoit de toute part ; mais il étoit impossible aux autorités des simples cantons , d'apprécier le besoin en bois de tout le pays, et de calculer la consistance ou le produit de toutes les forêts. Cet état de choses fit sentir la nécessité de créer des officiers spéciaux, pour, au nom du seigneur et de tout l'état,

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1808. Erabile

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2. me Plantation ct 1 Coupe

1838

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3 me Plantation et2 me Coupe

(en 1868).

Ane Plantation et 3me Coupe (en 1898)

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et 4 m Coupe for
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en 1928) | Ormesteri

*** "Chaque ligne ne presente qu'un cóte' de l'avenue ,

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veiller à la conservation des forêts, ainsi qu'à la consommation du bois. Ces officiers reçurent les diverses dénominations de grands-maîtres des foréts, de forestiers supérieurs, d'inspecteurs , de maîtres particuliers , de gardes forestiers, selon que chaque officier fut chargé de tout un pays , ou seulement d'une portion d'arrondissement »

Nous exposerons par la suite les principes du droit forestier , et des régales forestières , tant d'après nos meilleurs auteurs, que d'après celui qui nous a fourni la matière de cet article.

SECTION

II. A MÉLIORATIONS.

S. Ier. Procédés. Mémoire sur les moyens de créer des avenues

perpétuelles; par M. Rast-Maupas, directeur des pépinières du département du Rhone. etc.

Avant de rendre compte du procédé proposé par M. RAST-MAUPAS, pour former des avenues perpé. tuelles, (1) nous rapporterons les conseils qu'a donnés DUHAMEL sur les plantations, sur les remplacemens des arbres des gran des routes et de ceux des avenues; conseils qui paroissent avoir fourni l'idée des avenues perpétuelles. Cet auteur se plaignoit de ce que l'orme et le noyer étoient presque les seuls arbres dont on plantát les avenues, les quinconces et le bord des grandes ro utes. « Pourquoi, disoit-il, se bor« ner à ces deux espèces d'arbres, sans avoir égard K à la nature du terrain, sans avoir songé aux usages « qu'on peut faire des différens bois , sans s'aper« çevoir même qu'on augmenteroit l'agrément des

promenades , si l'on varioit les espèces d'arbres?

(1) Ce Mémoire se tronve dans le volume des six premiera, mois de la Bibliothéque Physico Economique, année ico.

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Que la terre soit sèche ou humide; qu'elle ait du « fond ou qu'elle n'en ait point; qu'elle soit forte K ou légère, n'importe; on y mettra des ormes et W des noyers. Ces arbres sont beaux, leurs bois est l( utile, j'en conviens; mais le chêne , le hêtre , le « frêne , le châtaignier, le murier, le pin, le sapin « ont aussi des objets d'utilité qui les rendent pré« cieux. Dans les terreins où ces arbres , préférae bles à bien des égards, réussissent mal, nous « avons plante, sujvant que nous avons reconnų < que le terrein étoit trop sec ou trop humide , des « merisiers, des bouleaux, des platanes , différentes « espèces de peupliers, etc., etc.; et les plantations « offrent une variété qui a bien son agrément ».

DUHAMEL cite ensuite des exemples de ces sortes de plantations qui avoient réussi; telles que

celles des grands et très-beaux quinconces de hêtre auprès de Bayeux; les belles avenues plantées alternativement d'un chêne et d'un sapin dans les cantons de la Haute-Normandie ; les plantations de chênes qui se trouvent en Bretagne, autour de terres labourables, des landes et le long des chemins,

Après avoir prouve qu'on pouvoit planter sur les routes ou avenues d'autres arbres

que

des ormes et des noyers, DUHAMEL obserye

que les remplacemens des arbres morts sont souvent difficiles dans les jeunes plantations, ct qu'ils le sont toujours dans une avenue anciennement plantée. Il rapporte, relativement aux jeunes plantations, qu'il est arrivé que deux ou trois fois de suite les mêmes arbres sont morts successivement dans la même place; mais qu'on s'est bien trouvé de les remplacer avec des arbres d'une autre espèce. Quant aux avenues anciennement plantées , il observe que les remplacemens sont d'autant plus difficiles, que la terre ou il est

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