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de l'amalgame ; et on lave la pièce, puis on la fait sécher,

les on la chauffe ensuite assez fortement pour volatiliser le mercure comme nous allons le dire.

Dans l'opération dont nous venons de parler , les mains d l'ouvrier se trouvent en contact avec de la dissolution mercu rielle et l'amalgame, et il se dégage des vapeurs d'acide hypo nitrique très nuisibles. Pour éviter l'action des uns et des autres <tde e l'ouvrier doit travailler avec des gants de vessie ou de taffeta*** ON ciré; et s'il ne pouvait les employer que pour garantir les mains que et une partie des doigts, afin d'en avoir les extrémités libres, ia mat. faudrait qu'il se lavât avec soin, avant de manger, avec de l'eau - tre bra chaude et un peu

de savon. Au lieu de vases en terre couverts d'un vernis à l'oxyde de cotes l'av plomb, qui sont d'abord mauvais pour placer l'amalgame, ten parce qu'ils sont lisses , et qui ne deviennent bons que quand a la qua ils perdent leurs couvertes, mais qui en même temps que la « de la p terre poreuse se trouve mise à nu, permettent à la liqueur mer su se rép curielle de la pénétrer, les doreurs devraient se servir de vases :

ir listei en terre cuite ou grès.

Si le lavage de la pièce qui vient d'être gratte-bossée n'était Wat bient opéré avec assez de soins , ou que l'on employât long-temps la ilur sa même eau, comme le font beaucoup d'ouvriers, il resterait à diter, la surface une certaine quantité de nitrate de cuivre provenant de l'action, sur ce métal, de la dissolution mercurielle; et en tent en chauffant il déposerait sur l'or de l'oxyde qui le tacherait, ou du på de cuivre qui en changerait le titre.

Pour chasser le mercure de l'amalgame appliqué sur la pièce, M. D'A le doreur la porte, au moyen de pièces convenables , au-dessus ident, d'un feu de charbon, et la plaçant dans la main gauche garnie stiers d'un gant épais , il la frappe avec une brosse à longs poils pour pouvai répartir bien également l'amalgame, et il recommence la même aderea opération jusqu'à ce que le mercure soit entièrement volatilisé, ce qu'il reconnaît au bruit que produit une goutte d'eau qu'il ells ne jette dessus et au temps nécessaire pour la volatiliser.

Si on chauffait brusquement la pièce, il se ferait une perte, parce que l'amalgame se liquéfierait, et que la brosse en enléve- tulen rait une partie.

On repasse ensuite les parties défectueuses en y portant de

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main gauche furcautions , on ne pourrait comprendre l'obstination que la plus ferait une per l'on trempe dans l'eau vinaigrée ; on la lave à l'eau froide, et

is on la fait sécher aureu de l'amalgame, et quelquefis on en enduit en entier la volatiliser le merenpitee, et, dans tous les cas, on la lave, on la gratte- bosse

sve soin avec de l'eau contenant du vinaigre, on la lave et on e parler, les mais beide dans des mottes. e la dissolution na sila pièce doit être brunie dans certains points et mate dans

vapeurs d'acide bere dintres, on couvre les premiers avec un mélange de blanc n des uns et des z TEspague, de cassonade et de gomme délayée dans l'eau , ce de vessie ou de afas gran nomme épargne; on la chauffe de nouveau à une chaleur pour garantir le si plimulée par la couleur que prend l'épargne ; on la laisse refroies extrémités libedie

, et on la passe au mat. manger, avec de la

Si la pièce doit être brunie en entier, on la chauffe sans

pergie et on la plonge, un peu chaude , dans l'acide sulfuan vernis à l'ense nque faible; puis après l'avoir lavée , on la brunit. er placer l'amali

Le travail dont nous venons de parler est le plus dangereux nnent bons que o

pour les ouvriers, par la quantité de mercure qui pénètre jusqu'à n même temps qui

la main au travers de la partie mince du gant et celle beauatent à la liqueu en coup plus grande qui se répand en vapeurs dans l'atmosphère.

Les ouvriers qui s'y livrent éprouvent bientôt des accidents jent se servir de les

plus ou moins graves , et la plupart contractent des tremblements qui les mettent bientôt hors d'état de travailler, compro

mettent gravement leur santé, et même exposent quelquefois aplorat long hoi kur vie : on peut citer, à ce dernier égard , le foneste évé

sement arrivé, il y a une dixaine d'années, en Piémont, où de cuivre protein

trois ouvriers périrent en travaillant à une pièce dont la dinension ne permettait pas de la placer sous la chenuinée de l'atelier, es qu'ils chauffaient au milieu de l'atelier dans lequel ils travaillaient

. On doit à M. D'Arcet des moyens si simples de se préserver de tout accident, que si l'on ne connaissait l'incroyable

Insouciance des ouvriers pour faire usage des plus faciles pré. e à longs polipe grande partie des doreurs mettent encore à se servir des

appareils perfectionnés que cependant l'autorité les oblige à construire, mais qu'ils négligent, dans beaucoup de cas, de faire fonctionner dans leur travail. Bruni. On frotte la pièce avec des brunissoirs de sanguine que

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gratte-bosser uvriers, il resterait

n mercurielle; de ni le tacherait, ad

ppliqué sur la pis nvenables, andes

commence la nit bérement volatili

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après l'avoir essuyée au moyen d'un linge fin, on la sèche sur

un feu très doux.

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Mat. On fait chauffer la pièce assez fortement pour brúlet

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com légèrement l'épargne; les portions épargnées prennent alors une

belle couleur d'or; on les couvre avec un mélange de 4o de ser a la marin, de 25 de nitrate de potasse et de 35 d'alun, liquéfiés dans leur eau de cristallisation; on reporte la pièce au feu et on la chauffe jusqu'à ce que la couche saline devienne homogène , * * mou presque transparente et se fonde; on plonge alors subitement comp les pièces dans de l'eau froide, qui détache le sel et même l'éparaarupar gne; on plonge ensuite dans l'acide nitrique faible; on lave à de l'éc grande eau, et on sèche au soleil, au feu , ou en essuyant avec un linge fin.

feconde L'opération doit être faite sous la forge, à cause des vapeurs nuisibles qui se dégagent.

Or moulu. Après avoir gratte-bossé la pièce un peu moins was ici ! que de coutume, on la fait revenir à une chaleur plus forte que pour le mat; et après l'avoir laissée refroidir un peu , on étend al'a dessus avec un pinceau , en réservant les brunis, la couleur ? ssuré formée d'alun, de sel marin et de sanguine, delayés dans du als const vinaigre; on chauffe sur les charbons jusqu'à ce que la couleur diration commence à brunir , on plonge dans l'eau et on frotte avec un pinceau imbibé de vinaigre si la pièce est unie, et d'acide nitrique faible si elle est gravée ou ciselée, on lave et on sèche à un feu doux. Or rouge. On

trempe la pièce sortant de la forge à passer, dorée sur buis et chaude, dans un mélange de cire jaune, d'ocre rouge, de vert-de-gris et d'alun, et on la porte sur un feu vif, en activant la combustion avec un peu de mélange que l'on y jette; quand la cire de la pièce est brûlée et que la flamme s'éteint, on plonge la pièce dans l'eau froide, et on la grattebosse avec du vinaigre : si la teinte n'est pas belle, on la couvre de vert-de-gris délayé dans du vinaigre; on fait sécher à un feu doux, on la plonge dans l'eau et on la gratte-bosse avec du vinaigre, et même avec de l'acide nitrique faible si la couleur est trop noire:

Ep 1816, un fabricant de bronze des plus distingués, Ravrio, avait fondé un prix de 3,000 francs , qui devait être décerné par l'Académie des Sciences au meilleur travail sur les procédés propres à préserver les ouvriers doreurs des accidents auxquels

pièce au feu et

Fortement pour ils sout exposés. Ce prix fut remporté par M. D'Arcet qui fit, à ees prennent alin e sujet, un travail complet sur cet art important, et parvint, mélange de foie par une étude dans les ateliers mêmes , à faire à cette industrie E d’alan, liquet l'application d'un système de ventilation complet, qui ne laisse

absolument rien à désirer. C'est de son mémoire que nous avoris devienne bome extrait tout ce que nous avons dit sur ce sujet et ce qui nous onge alors sutdog reste à dire pour compléter cet article, ne pouvant trop ree le sel et même degretter que les occupations de ce savant collaborateur ne lui ique faible; a fi

aient pas permis de l'écrire lui-même. Ce travail n'est pas seu, Ou en essurut Jenent une idée heureuse susceptible de produire de bons

effets, il a été fécond en résultats importants; et si les doreurs , à cause des tara

Je voulaient, ils pourraient se préserver de tous les inconvé

nients attachés à leur art. piece un par

Nous décrirons ici la forge complète que M. D'Arcet a fait chaleur plus forts

construire dans un grand nombre d'ateliers, et qu'on ne sauTir un peu , og

rait trop rappeler à l'attention des doreurs. s brunis, la care

Après s'être assuré que la cheminée tire bien dans tous les

lemps, on fait les constructions suivantes : u'à ce que la surd

Fig

. 356. Élévation , vue de face, d'une forge complète.

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Fig. 356.

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p Fourneau d'appel servant en même temps à chauffer le poêlon au mat; f cendrier de ce fourneau; n t cheminée du

auror même fourneau construite en briques jusqu'au rétrécissement de la grande cheminée s de la forge, et terminée par un tuyau de jôle montant de deux ou trois mètres au-dessus de ce rétrécissement,

here b Forge à recuire les pièces de bronze : on peut aussi y déro. cher à blanc les pièces dérochées à l'eau seconde , y sécher les se en pièces dorées et y pratiquer les opérations dangereuses et l'exploitation des déchets.

c Cheminée qui établit la communication entre la forge å l'ecuire b et l'espace d au-dessus de cette forge. Cette cheminées pour ret sert à porter les vapeurs nuisibles du dérochage dans la grande cheminée.

pareil a u Baquet à dérocher; a forge à passer ; - plateau aux bros-,dus sures ; ce charbonnier; o forge à passer au mat; g fourncau à strad da mettre au mat.

abile m Ouverture réservée dans le bas de la cheminée du fourneau careil : d'appel, dans laquelle on introduit le col du ballon servant à la fer-51 préparer la dissolution mercurielle. Lorsque le fourneau d'appel peces de est placé dans la forge à recuire ou dans la forge à passer, on peut se servir de cette ouverture pour rendre la préparation de nant à l'amalgame moins dangereuse : il suffit d'ôter le tampon qui ferme cette ouverture et de placer au-dessous le creuset dans lequel on prépare l'amalgame.

i Tonneau dans lequel on plonge les pièces mises au mat; il est placé sous un manteau particulier.

jj Châssis garni de vitres, servant à rétrécir l'ouverture et permeltant à l'ouvrier de voir facilement sous la forge : on le l'end facilement mobile verticalement au moyen de contrepoids.

hh Rideaux garnis de balles de plomb qui permettent de fermer plus ou moins l'ouverture pour augmenter le tirage.

La cheminée générale est partagée en quatre, par des languettes qui montent un peu au-dessous du tuyau d'appel.

La dorure des montres donne lieu à des inconvénients du même genre que ceux que nous avons signalés; mais, comme on opère sur de petites pièces, l'appareil exige des dispositions par

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