Page images
PDF
EPUB
[ocr errors]

ape qe?

[ocr errors]

ennende

S mods

[ocr errors]

2. Cettes d plate

'orifice :

puie le pouce sur le bord de la bouteille pour servir de régula-
teur, abaisse le bouchon sur l'orifice et le fait entrer par un
léger mouvement de rotation. Il l'enfonce d'abord avec la main,
et il achève da faire entrer au moyen d'une tapette en bois.

N orvet

passe aussitôt la bouteille à un ouvrier qui se hâte d'assujet

tir le bouchon au moyen d'une ficelle. rt da ke

Dans la méthode que je viens de décrire, l'eau s'écoule sous la forte pression qui existe à l'intérieur du tonneau. Elle est lancée avec violence dans la bouteille; en outre il faut ouvrir

une issue aux gaz de la bouteille tandis qu'elle se remplit; deux e proper

circonstances qui ont pour effet de lui faire perdre une assez uns la bus grande quantité du gaz qu'elle contient. J'ai trouvé le moyen,

de remédier à ces deux inconvénients, en faisant construire un
robinet qui établit une communication entre l'intérieur de la
bouteille qui s'emplit et l'atmosphère intérieure du tonneau :
dans ce système, à peine le robinet est-il ouvert que l'égalité de

tension s'établit des deux côtés; l'eau gazeuse s'écoule alors lensidele tement, sans éprouver d'autre agitation que celle qui résulte de

sa propre chute, par un petit orifice et sous la pression d'une
seule atmosphère. Une longue pratique m'a confirmé tous les
avantages que l'on retire de cette construction.

Lę robinet qui amène à ce résultat est terminé comme ce-
lui de Bramah; mais il a deux conduits intérieurs, l'un qui
est destiné à l'écoulement du liquide, l'autre qui établit la com-
munication entre l'atmosphère de la bouteille et celle du tou-

Fig. 377.
AA est le corps du ro-
binet qui s'adapte sur le
tonneau par le pas de
vis S.

BB est un conduit en

argent qui traverse le roFest pa" binet dans toute sa lone

gueur, et qui est destiné à conduire l'eau.

CC est un second conduit en cuivre qui enveloppe B dans une partie de sa longueur , puis se coude et va s'ouvrir en E. Il est destiné à établir la communication entre la bouteille et l'atmosphère du tonneau.

[ocr errors]

Foule lec

miber. perater jon set

aper pt de

neau,

juszi

E

D

uchon adroite

nde pi

raudo

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

merapu

[ocr errors]
[ocr errors]

ik bor DD est la clé du robinet. Elle est percée de deux ouvertures, l'une doublée en argent b correspond au conduit B; l'autre c

ou partie correspond au canal C. Il en résulte qu'en tournant la clé du robinet, on ouvre ou l'on ferme en même temps les deux ca. naux B et C.

E est un tuyau en plomb qui s'adapte sur le robinet par une de ses extrémités, et dont l'autre va s'ouvrir à la partie supé

" ADLI rieure du tonneau.

G est un anneau en cuivre vissé qui retient les rondelles de caoutchouc. M. Boissenot a remarqué que l'eau est comme opaque et lai

cleur du teuse dans la bouteille au moment même où elle vient de couler, en raison d'une infinité de petites bulles gazeuses qui se

2 nutei! manifestent dans toute la masse. L'eau devient transparente par la disparition de ces bulles. Il faut laisser la bouteille appuyée contre le caoutchouc tant que cette transparence n'est pas éta

bentle blie; mais da moment qu'on s'aperçoit que les bulles qui rendaient l'eau laiteuse ont disparu, on enlève lestement la bouteille et on la bouche. Il s'échappe bien moins de gaz de la bouteille que si elle avait été retirée avant le moment précité.

Bien que le robinet à double courant rende beaucoup plus de permet facile la mise en bouteilles, on ne peut éviter, cependant, une certaine déperdition de gaz pendant le temps assez court, nécessaire pour placer le bouchon. M. Selligue, le premier, je crois, adept å trouvé le moyen de boucher la bouteille sur place; mais il a

obcatei tenu son procédé secret. Plusieurs dispositions, pour arriver à de ce résultat, ont été proposées depuis; elles ne sont encore que peu répandues dans les fabriques; mais elles ne tarderont pas à se trouver l'une ou l'autre admises généralement, parce qu'elles évitent une grande deperdition de gaz, et qu'elles mettent le premier venu à même de mettre en bouteilles , sans avoir besoin de faire aucun apprentissage. Cette modification réduit à une manipulation très facile, la partie jusqu'à présent la plus difficile de la fabrication des eaux minérales. Il faut concevoir que le conduit qui amène l'eau vient s'ouvrir dans un cône en cuivre ouvert à ses deux bouts. La partie inférieure est munic circulairement, et en dehors, d'un ajustage en cuivre garni de caoutchouc, comme dans le robinet ordinaire. C'est contre ce

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

on

[ocr errors]
[ocr errors]

deur

[ocr errors]

coutchouc que

le bord de la bouteille vient presser. Elle a audessus d'elle, et à très peu de distance, l'ouverture inférieure da cône. Par la partie supérieure du cône, on introduit un boucion de liége, et au moyen d'une tige refoulée par une vis de pressiou, on l'enfonce dans le cône de manière à ce qu'il forme Je plafond supérieur de cette partie du robinet. Quand la bouteille est pleine, sans la bouger de place, on enfonce le bouchon d'une nouvelle quantité pour le faire sortir en partie du cône et pénétrer dans le goulot; puis alors on cède avec le pied qui soutient la bascule, en même temps que, par un nouveau mouvement de la vis de pression, on achève de faire sortir le bou. chon de l'intérieur du cône.

L'embouteillage des caux gazeuses n'est pas sans danger; beaucoup de bouteilles ne résistent pas à la pression

à la pression et volent en éclats. L'opérateur doit avoir la main qui saisit la bouteille armée d'un gant de buffle épais, qui soit assez montant pour garantir également le bras. La bouteille, pendant qu'elle se remplit, reste entourée par un demi-cylindre en cuivre qui tourne librement sur le robinet : il est amené entre l'opérateur et la bouteille pendant que celle-ci se remplit, Un grillage en fil de laiton épais, permet de suivre des yeux, sans danger, l'ascension du liquide. Au moment de boucher, l'on détourne l'armure de cuivre en la faisant tourner sur elle-même; on saisit la bouteille et on y adapte le bouchon.

Quand les bouteilles on été remplies et que le bouchon a été ficelé, on plonge le bouchon et la tête de la bouteille dans un vernis résineux. La qualité que l'on recherche dans ce vernis, c'est qu'il soit adhérent et que cependant il se détache complètement par le choc. La recette suivante donne un bon résultat.

Colophane, 1 liv. 1/2; craie pulvérisée, 1 liv. 114; essence de térébenthine, 4 onces; rocou, 1/2 once. On fait d'abord fondre la colophane, on ajoute l'essence, puis la craie et le rocou.

On commence à remplacer les ficelles et le mastic par une petite calotte de plomb que l'on serre hermétiquement contre le col de la bouteille au moyen d'un tour de cordc animé d'un mouvement de rotation. M. Dupré, fabricant de capsules métalliques, a inventé une petite machine fort commode pour arriver à ce résultat.

La planche ci-jointe donnera une idée exacte de la disposition relative des pièces qui composent l'appareil de Genève. Fig. 378.

En adaptant un manomètre au vase de compression, j'ai étudié les phénomènes qui se produisent pendant que l'on

[ocr errors]

charge l'eau de

walea

Dans lamalı les

r

servo

mplit

se un

[ocr errors]
[ocr errors]

gaz carbonique et pendant que l'eau gazeuse est mise en bouteilles.

Quelque précaution que j'aie prise , je n'ai pu arriver à faire absorber à l'eau une quantité d'acide carbonique égale en volume à celle qui forme l'atmosphère supérieure du tonneau. Lois que l'eau contient cinq fois son volume de gaz, que par conséquent un espace d'un litre en renferme cinq litres, le même espace dans l'atmosphère gazéiforme qui est à la surface de l'eau s'est trouvé presque constamment être de 6 litres; et la diffé rence est bien plus grande quand on n'a pas pris la précaution de débarrasser l'appareil de l'air atmosphérique : celui-ci s'accumule dans le tonneau, ct il exerce quelquefois une pression de 7 à 8 atmosphères sur de l'eau qui n'est chargée que de 3 à 4 volumes de gaz.

A mesure que l'on soutire de l'eau gazeuse (avec le robinet à simple courant), le vide qui se fait graduellement dans la récipient a pour effet de diminuer de plus en plus la pression à la surface du liquide, de permettre à l'eau déjà faite de laisser dégager une partie du gaz dont elle est chargée. A mesure que le gaz libre se dilate pour remplir le nouvel espace vide qui s'est formé, l'eau abandonne une partie d'acide carbonique qui recte. compense en partie le premier effet. De ces deux effets contraires, résulte un décroissement de la pression lent et régulier qui se continue jusqu'à la fin de l'opération. Les résultats da calcul ct ceux de l'expérience marchent assez d'accord dans le commencement de l'opération; mais à mesure qu'elle avance, les écarts deviennent toujours plus considérables. Les mouvements du manomètre signalent parfaitement le phénomène mixte qui

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

gazeuse, la

nous occupe. Chaque fois que l'on reinplit une bouteille, le manomètre descend, puis on le voit sensiblement remonter pendant l'intervalle nécessaire pour boucher une bouteille et en présenter une nouvelle au robinet.

La pression superficielle s'accroît davantage quand l'opération est faite avec plus de lenteur; or, comme cet accroissement résulte de la déperdition d'acide carbonique qui est faite par l'eau, il faut en conclure que noins on prend de temps pour mettre en bouteilles et plus les résultats sont avantageux. De là un des avantages du système qui permet de boucher les bouteilles sur place.

Système de Bramah.
Dans le système de fabrication des eaux gazeuses inventé par

Bramah , la même pompe aspire en même temps l'eau et le gaz pe et les refoule en même temps dans un réservoir commun. Ce . réservoir est d'une petite capacité; mais à mesure qu'il se déHai semplit par le tirage de l'eau

pompe

fournit sans i o cesse une nouvelle quantité d'eau et de gaz,

de manière à ce que ps le travail paisse durer aussi long-temps que l'on veut sans être is interrompu.

Fig. 379. La machine de Bramah se compose, ° d'un gazomètre ordinaire qui sert de réservoir au gaz

carboeli nique. Il n'a pas besoin d'être gradué, car ici le gaz se mesure par

la pression intérieure de l'appareil, et

non plus exactement par le volume s; qui en a été absorbé : par la même

il

peut tre d'une assez faible capacité, il suffit qu'il puisse être alimenté aussi vite par le dégagement de gaz, qu'il est épuisé par sa soustraction, ag. 379.

2° D'un vase C qui contient l'eau ou la dissolution saline qu'on veut

3° D'une pompe D qui puise le liquide et le gaz , et les refoule

raison,

charger de gaz.

dans le récipient.

« PreviousContinue »