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Fig. 380. 4° D'an condensateur sphérique ou ovale, leon

dans lequel le gaz et l'eau viennent se réunir,

Le piston P de la pompe est placé inférieurement. Il est formé par un cylindre eq cuivre poli qui passe à travers une couronne en cuir embouti.

L'extrémité supérieure du corps de pompe et faire est fermée par une plaque à vis 2, fig. 380, portant un tuyau qui conduit à la boite à sou

salo pape b. Celle-ci renferme deux soupapes;

a lepo l'une ( qui donne passage au liquide et au

corps

de
pompe;

l'autre d qui
les laisse échapper et leur ouvre le chemin

2. On ret dans le vase récipient.

dor Au-dessous de la boîte à soupape se trouve

"22pacit

sysle tuyau h, fig. 381, qui passe sous le

vide da Fig. 381.

were

ਦ ।

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gaz dans le

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Fig. 382.

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tème des soupapes. Il commu efort to-
nique par une de ses extrémités aidont
t au gazomètre, et par l'autre l' habit
avec le vase c qui contient de
l'eau. Les robinets ü servent à
régler, l'un l'arrivée du gaz, el
l'autre l'arrivée du liquide, et
par conséquent à régler le de-
gré de saturation de l'eau.

Le tuyau e porte le mélange
refoulé par la pompe dans le
récipient, fig. 382; celui-ci est
en fonte étamée, ou mieux en-
core, il est doublé en argent. Il

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ique c' est muni, 10 d'une ouverture d'introduction; 2° d'un agitateur aa qui est mis en action par le même moteur que la

pompe; **** 3° d'une soupape de sûreté S; 4° d'un manomètre m ; 5° d'un 10 C's fort tube en verre v extérieur qui sert à faire connaître à chaque et " instant la hauteur du liquide dans le récipient; 6° d'un robinet pour retirer l'eau gazeuse (1).

Quand on veut faire marcher cet appareil, on met l'eau dans is 7. k le vase C, et l'on remplit le gazomètre de gaz; on met alo: la

pompe en jeu, et l'on ouvre les deux robinets ii d'une quantité **** convenable que l'expérience fait bientôt connaitre; en même w temps on tient ouverte la soupape du récipient, jusqu'à ce qu'il li soit entièrement rempli : c'est afin de chasser l'air atmosphérique the qu'il contient. On retire alors une partie de l'eau, et pendant

tout le temps que dure l'opération, on tient le récipient rempli afeau tiers de sa capacité, ce qu'il est facile de reconnaître par

la es hauteur du liquide dans le tube v; on règle le mouvement de la

pompe, de manière à ce qu'elle fournisse constamment une quantité d'eau égale à celle qui est tirée par le robinet. Par ce moyen la continuité du travail s'établit, et la machine, une fois en mouvement, ne s'arrête que lorsqu'on veut suspendre la fabrication.

Toutes les précautions nécessaires pour ne pas perdre de gaz pendant la mise en bouteilles et pour se mettre à l'abri des accidents, sont les mêmes que

celles que

nous avons données pour l'appareil de Genève. Seulement ici l'usage du robinet à double courant ne peut trouver son application.

La quantité dont chaque robinet doit rester ouvert est bientôt connue par

l'habitude. On a pour guide encore la qualité de l'eau qui est tirée et l'indication du manomètre; il doit indiquer une pression de 7 atmosphères. Si la pression intérieure devient trop forte, la soupape de sûreté se soulève et donne passage au gaz excédent. On peut la faire communiquer avec le gazomètre, de manière à ne pas perdre le gaz qui sort alors de l'appareil.

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(1) Voyez , pour les détails de la construction, le Bulletin de la Société d'Encouragement. M. Vielcazals, mécanicien , rue du Faubourg-SaintDenis, no 68, a simplifié cet appareil, qu'il coustrait avec beaucoup d'habileté et à un prix peu élevé ;

il est en possession de fournir tous ceux qui sont démandés à Paris.

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parce qu'il peut êire lave au contact de l'air sans éprouver d’al

luopi tératiou. Quant au carbonate de fer, comme il absorbe rapide, whide ment l'oxygène de l'air, et qu'après cette oxydation il ne peur déco plus se dissoudre dans l'acide carbonique, on le prepare au mo ment du besoin en introduisant successivement dans les bou

sutei teilles une dissolution de sulfate de fer et une dissolution de car, slatio bonate de soude. On se hâte de remplir avec de l'eau gazeusez de B

petite quantité de sulfate de soude que cette mancuvre intro : qui duit dans les eaux ne peut rien changer aux résultats médicinaux mess

Il est presque impossible d'éviter qu'une partie du carbonate de fer ne s'oxigène et ne refuse alors de se dissoudre; aussi je préfère mettre dans les bouteilles la dissolution du sel de fer

la subs soluble et y introduire l'eau gazeuse chargée du carbonate de soude qui doit le décomposer.

Une fois les carbonates obtenus, on les délaye dans l'eau : s'ils sont en petite proportion, on les introduit dans les bouteilles que l'on remplit d'eau gazeuse; mais quand ils doivent entrer

amplitalo dans l'eau minérale à une forte dose, l'appareil de Genève a

Sedeme une supériorité marquée. On les délaye dans le tonneau même,

teleren l'on charge d'eau carbonique et l'on agite de temps en temps. Comme on peut prolonger plus long-temps le contact de l'eau acidule et des carbonates, leur dissolution complète est plus assurée.

Lorsqu'une eau minérale a donné en même temps à l'analyse des sels solubles et des sels insolubles, si l'on peut, par un échange des bases et des acides, tout convertir en sels solubles, on ne manque pas de le faire pour rendre la préparation plus

En facile. Par exemple, l'eau de Saint-Nectaire contient du carbo- tiltai nale de chaux, du carbonate de magnésie et du carbopate de fer, tous trois insolubles; mais elle contient en même temps du sel marin et du sulfate de soude : on en profite pour faire un échange entre les sels insolubles et les sels de soude; le carbovate de chaux et une partie de sel marin disparaissent pour dontale ner naissance à du carbonate de soude ct å de l'hydrochlorate ! de chaux; le carbonate de magnésie et une quantité proportionnelle de sel marin donnent de l'hydrochlorate de magnésie

Bet et du carbonate de soude; enfin, de l'échange entre le carbonate de fer et le sulfate de soude, résulte du sulfate de fer et du carbonate de soude qui sont tous deux solubles dans l'eau.

La formule de l'eau artificielle ayant été établie sur ces prin

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Hasels

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eau minérale, une base et un acide en quantité prédominante, S.

il ne peut rester aucun doute sur l'existence de la combinaison in et qu'ils ont formée entre eux. Ag Si les sels qui entrent dans une eau minérale sont tous solu

bles, la fabrication consiste dans une simple dissolution : par de exemple, l'eau de Barège, de Cauterets, l'eau de la mer. Si

l'eau minérale est en même temps acidule, on en remplit le na tonneau, et l'on charge de gaz acide , si on opère par la mé

thode de Genève : on la fait soutirer 1084

la par

pompe en même at; 2 temps que le gaz, quand on se sert de l'appareil de Bramah. Si

la proportion de sels n'est pas très considérable, on peut encore les dissoudre dans une petite quantité d'eau, les introduire à

l'avance dans les bouteilles et achever de remplir celles-ci d'eau te gaztuse simple. Nous citons comme exemple la fabrication de l'eau de Seltz.

Quand une eau minérale n'a fourni à l'analyse que des sels insolubles , ces sels ne peuvent être que des carbonates , qui existaient dans l'eau à l'état de bi-carbonates ; il faut les redissoudre par un excès d'acide carbonique. Il n'existe pas

d'eau minérale qui ne contienne que ce genre de sels; mais comme la manière, de reproduire ces bi-carbonates reste souvent la même, quand ces carbonates insolubles sont mêlés à d'autres sels, nous allons la décrire une fois pour toutes.

Les carbonates de chaux, de magnésie et de fer, se trouvent communément dans les eaux;

ils se dissolvent avec facilité dans un excès d'eau carbonique. Pour peu que la proportion en soit considérable, il faut assurer leur dissolution, en les employant à cet état d'extrême division qui résulte de la précipitation chimique. On précipite à froid une dissolution de sulfate de magnésie purifié ou de muriate de chaux pur, par du carbonate de soude; on lave le précipité à plusieurs reprises pour le débarrasser des sels étrangers, et on le fait égoutter sur une toile. Pour apprécier la quantité réelle de carbonate que contient l'espèce de bouillie épaisse que l'on s'est procurée, il faut en prendre une certaine quantité et la calciner fortement : 1 partie de produit magnésien représente 2,05 de carbonate de magnésie, et 2,24 de magnésie blanche; 1 partie de précipité calcaire chauffé fortement au rouge, représente 1,777 de carbonate de chaux. On

peut opérer de même pour le carbonate de manganèse,

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Introduction de la silice et des matières organiques dans les

caur minérales.

On ne peut penser à introduire les matières organiques dans drog les eaux minérales, parce que nous ne savons pas les reproduireen artificiellement.

Quant à la silice il est assez difficile de la faire entrer dans les Hydre eaux; heureusement qu'il y a peu d'intérêt à le faire. Quand les propres eaux contiennent du carbonate de soude, on peut faire bonillir ser un la silice gélatineuse dans la dissolution du carbonate : elle s'y dispudecat sout en proportion plus que suffisante; mais cette dissolution de situres silice est précipitée par l'acide carbonique; de sorte que ce pro cédé n'est pas applicable aux eaux minérales les plus employées sume En faisant bouillir de la silice gélatineuse avec de l'eau, j'ai trouvé les résultats suivants : i gramme

NaC

sec + i litre d'eau.
=Silice dissoute

0,62 gr.
i gramme
NaC sec.

+ 4 onces d'eau.
Silice dissoute

es

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0,218

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Comme

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Les eaux sulfureuses contiennent de l'hydrogène sulfuré, ou des hydrosulfates, ou en même temps de l'hydrogène sulfuré et des hydrosulfates, ou bien encore de l'hydrogène sulfure et de l'acide carbonique.

Quand une eau sulfureuse contient des sels et de l'hydrogène led sulfuré, on fait une dissolution des sels dans l'eau, et d'une autre part on prépare une dissolution saturée d'hydrogène sulfuré, en el faisant traverser pendant long-temps de l'cau par un courant de ce gaz. On n'arrête l'opération que lorsqu'on s'aperçoit que depuis long.temps déjà l'eau cesse d'en dissoudre. Cette eau hydrosulfurée saturée contient 2 fois 1/2 son volume de gaz. On part de cette donnée pour calculer la quantité qui doit entrer dans chaque bouteille d'eau minérale; on introduit ceite eau dans les bouteilles et on achève de remplir avec la dissolution que les sels fixes ont fourni. Une condition essentielle de succès dans la préparation de ces eaux, de même que pour toutes les autres espèces d'eaux sulfureuses, c'est de se servir d'eau privée d'air ; on se

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