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paroi supérieure du tube horizontal se trouve un autre tube en cuivre CD et un petit cylindre aussi en métal P, et portant deux disques en verre placés à un centimètre de distance, et fixés à un pas de vis destiné à le placer au-dessus ou sur le côté de l'instrument. On remplit ce petit cylindre de liqueur d'épreuve par une ouverture qui se ferme au moyen d'un bouchon en cuivre rode.

On verse um centilitre de liqueur dans un flacon contenant un peu plus d'un litre, et on se sert d'une partie du litre d'eau mesurée pour rincer la mesure , et on en ajoute le reste à la liqueur qui renferme 10 grammes de liqueur d'épreuve sur 1010: elle sert à faire dix essais.

On pèse 2 grammes du charbon à essayer: on l'introduit dans un flacon de 120 grammes environ avec un centilitre de liqueur d'épreuve étendue; on l'agite une minute, et on la verse sur un filtre, sur lequel on la passe une seconde fois: on verse alors cette liqueur dans le tube vertical du décolorimètre, et on tire la tige horizontale en plaçant l'extrémité à la lumière, jusqu'à ce que l'intensité de la teinte de la liqueur soit la même que celle de la dissolution de caramel placée dans le petit cylindre; au moyen de l'échelle gravée sur la tige de l'instrument on connaît l'écartement des disques de verre. Si cet écartement n'était que de 10 millimètres, le charbon n'aurait pas décoloré, puisque l'intensité de la teinte serait la même dans la liqueur traitée par le charbon que pour la dissolution de caramel.

Le meilleur Noir ANIMAL décolore une quantité de liqueur d'épreuve qui oblige de tirer le cylindre jusqu'à la troisième division ; les noirs d'os du commerce sont entre ce degré et le deuxième; les noirs végétaux entre le premier et le second.

Pour bien juger de la teinte de la liqueur on se sert d'un rouleau de papier, de la longueur et du diamètre du cylindre horizontal que l'on applique contre celui-ci.

Pour obtenir un decilitre de liqueur, on remplit le tube vertical du décolorimètre avec la dissolution de caramel : on tire le cylindre horizontal jusqu'à la dixième division, et après avoir retiré l'excès de liqueur du tube vertical, on pousse le tube horizontal jusqu'au fond, et on fait couler la liqueur dans le facon contenant le noir à

essayer. La dissolution de caramel se prépare en comparant sa teinte

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mesure

avec celle de la liqueur qui est renfermée dans le petit cylindre as wel van qui se vend avec l'instrument, ou bien en l'essayant avec du ezbront noir bien pulvérisé fait au moyen d'os propres, en l'amenant au ne tape point que nous avons indiqué précédemment.

2. parti

H. GAULTIER DE Claubry. st. Po DÉCOUPEUR. DÉCOUPOIR. DÉCOUPURE. ( Tech-cpour nologie.) Le découpoir est un moyen de faire, très prompt, très économique. Dans certaines professions, il est la cheville Bitage. ouvrière; dans d'autres il n'est eroployé qu'accidentellement. A teca.

que
l'industrie fait des

pas en avant, elle fait de plus en plus l'emploi du découpoir , qui malheureusement n'est pas en esta la core employé autant qu'il devrait l'être. La première chose que us en fe doit faire un ouvrier intelligent lorsqu'une pièce plate lui esterber; présentée, c'est de voir si le découpoir n'a rien à y faire. A Paris, les refoulé plusieurs ateliers sont maintenant uniquement consacrés à la plein découpure. Les instruments qui les garnissent sont des presses à difier Bar balancier de diverses formes, de gros marteaux à deux têtes , pommés masses, d'autres marteaux plus petits , des billots,

des masses en plomb sur lesquelles se font certaines découpures.

Lorsque la découpure se fait sur des matières tendres, telles que le buffle, le cuir, le drap, les peaux, les toiles, le carton et même le papier, une masse ou même un marteau sont suffisants pour opérer la division des matières ; les presses à balanciers servent pour découper les tôles d'acier, de fer , de cuivre, le fer-blanc. L'outil qui fait la section se nomme emporte-pièce , lorsque suivant un dessin quelconque, il doit cerner et enlever la pièce ; il prend le nom de couteau lorsqu'il doit couper, soit d'un coup, soit à plusieurs reprises, les morceaux non cernés qui sortent comme rognures ou déchets. Supposons qu'il s'agisse, par exemple, d'enlever un disque dans une planche carrée, on se servira d'un emporte-pièce circulaire, et l'on aura produit deux morceaux, 1° le disque plein, 2° le disque vide dans un carré plein. Dans ce cas, que ce soit le disque plein qu'on veuille produire, ou ce que soit le carré plein avec un disque vide , ce sera toujours l'emporte-pièce qui sera employé. Mais si on a seulement besoin d'un disque plein , inscrit exactement dans un carré, on emploiera le couteau quart de rond, qui en quatre coups fera tomber les quatre coins du carré et produira

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cinq morceaux dont un, le disque, servira seul , tandis que les quatre coins tomberont dans les rognures.

Les couteaux et emporte-pièces se font tout en acier : on ne trempe dur que la partie qui coupe, et encore cela dépend-il de la matière à couper. Pour les matières tendres on fait revenir

à gorge de pigeon; pour les matières dures, on fait revenir jaune d'or les parties du tranchant , et couleur bleue les autres par'. ties. Quant à l'affûtage , il y a trois modes de le faire, selon les

: matières et selon les cas. Lorsque la pièce enlevée est découpée dans une matière dure, et qu'elle doit ensuite être replanie au marteau et repassée à la lime, on affûte l'emporte-pièce en dedans et en dehors (en fermoir ). Il est alors plus résistant , pas aussi sujet à s'ébrécher ; mais les pièces enlevées sont bisotécs, et la matière est refoulée en dehors et en dedans. Si l'on veut enlever un trèfle plein , il arrive qu'il se gondole et qu'il demeure pris dans l'emporte-pièce. D'une autre part, si c'est un trèfle à jour qu'on veuille produire , les bords ont besoin d'être redressés et régularisés avec la lime. Pour parer à cet inconvé. nient, on fait des emporte-pièces dont le biseau se trouve situé en dedans ou en dehors, selon qu'on veut sacrifier la pièce pleine enlevée ou la planche de métal dans laquelle elle est prise. Si, par exemple, il s'agit de découper à jour une planche de cuivre, devant servir à faire la galerie d'un quinquet, les pleins devront être sacrifiés, afin de conserver la pureté du dessin pour

la planche de cuivre : dans ce cas, le biseau de l'emporte-pièce sera en dedans ; il serait en dehors s'il s'agissait d'enlever des pièces régulières dans une planche dont l'excédent entrerait dans les déchets.

Quand on agit avec la force du balancier, la forme de l'emporte-pièce n'est plus la même; on ne coupe plus, on chasse le métal ; les vides sont représentés par un poinçon plat, à vivearête, qu'on nomme piston , entrant dans un vide de même dessin nommé lunette. Alors plus de biseau en dedans ni en dehors, ni double biseau : on défonce la planche par la force de la percussion ; les pièces enlevées tombent en dessous de la lunette. Lorsque le dessin est continu , on ne change ni le piston ni la lunette; mais on pousse la planche sous le balancier, et, au moyen de repères, le dessin se continue non interrompu,

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comme s'il était le produit d'une roulette ou d'un piston dc toute uzeli la longueur de la pièce.

Tous les jours l'art du découpeur prend un accroissement se mu nouveau : il n'est pas encore ce qu'il doit être si l'industrie sa de suit toujours une marche progressive ; alors surgiront de nou a veaux procédés; alors des simplifications permettront de faire los entrer le découpoir dans tout atelier un peu considérable. L'artisan se dérange difficilement, il préfère souvent passer

le double de temps à faire chez lui ce qu'il ferait faire plus régu- urd lièrement et avec économie dans un autre établissement : c'est ce qui a été cause du peu de succès des entreprises de dressage med et bouvetage qui ont été tentés dans plusieurs quartiers de Paris : la commande a manqué, encore bien que ces machines offrissent

ene des avantages récls sous le rapport du prix et de la perfection des produits : espérons qu'il n'en sera pas de même du découpoir :

out l'activité des établissements actuellement en vigueur nous porte à croire que nos veux ne seront point déçus. Le succès de cette manière d'opérer serait encore bien plus assuré, si, comme nous venons de le dire, la simplification de l'appareil permettrait son introduction dans les boutiques. L'ouvrier ayant chez lui les moyens de faire vite et bien, s'appliquerait à chercher dans son ouvrage des cas d'applications, tandis qu'actuellement il n'a recours à ce moyen que lorsque absolument il ne peut pas faire autrement.

PAULIN DESOAMEAUX.
DÉCOUVERTES. V. BREVETS.
DÉCREUSAGE. V. SOIE.
DÉCUIRE. V. SIROPS.

DÉDORURE. ( Technologie. ) Lorsque des bronzes dorés sont , par une raison quelconque, hors de service , la valeur du métal qui les recouvre ne permet pas de l'abandonner. Si on fondait la masse entière pour l'affiner ensuite, le prix de revient de l'opération surpasserait celui de l'or que l'on pourrait retirer : on n'arriverait pas à un meilleur résultat en dissolvant le cuivre par les acides; la quantité d'or ne paierait pas encore les frais.

L'or ne pénètre pas dans l'intérieur du bronze; il adhère sculement à sa surface; si, par un moyen convenable, on parvenait à détruire l'adhérence des deux métaux, on parviendrait faci lement à en opérer la séparation : c'est le but que se proposen

le moyen

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les ouvriers qui se livrent à ce genre d'industrie par de divers mélanges qu'ils appliquent à la surface du bronze doré avant de le soumettre à l'action de la chaleur.

On délaie dans de l'eau ou du vinaigre 2, 4 à 6 parties de soufre et i de sel ammoniac, dont on recouvre la surface de la pièce à dédorer : lorsqu'elle est sèche, on donne une nouvelle couche; certains ouvriers ajoutent au mélange , du nitre ou du borax. On porte la pièce ainsi couverte sur une grille, à un feu qui n'est pas très ardent, ct, quand elle rougit, on la plonge dans l'acide sulfurique très faible ; si les écailles ne se séparent pas bien, on frappe la pièce, ou même on la râcle, et ensuite on la gratte bosse au-dessus d'une terrine remplie d'eau.

Quand la pièce n'est pas découverte dans tous les points, on recommence l'opération.

La surface du cuivre se sulfure légèrement, et la couche d'or qui y est appliquée s'en détache par l'action de l'acide; mais comme le soufre se volatilise , en partie, avant la température à laquelle il pourrait réagir par le cuivre, l'opération est assez incomplète, et d'ailleurs ce métal se trouve rongé inégalement, de sorte que les pièces dédorées ne pourraient servir de nouveau. M. D'Arcet a modifié ce procédé de manière à le rendre plus avantageux ; il fait rougir la pièce à dédorer, la roule dans du soufre en poudre et la porte au feu, puis la plonge dans l'acide comme précédemment; par ce moyen l'action est beaucoup plus uniforme ; l'or se sépare et la pièce de cuivre se trouve bien découverte.

Ce procédé est beaucoup moins avantageux que celui que nous allons décrire, et dont M. D'Arcet s'est servi pour dédorer, en 1814, une grande quantité d'aigles en bronze dont le poids s'élevait à 1200 kilogr.

On place les pièces dédorées dans une mouffle, un four à poterie ou un tuyau de fonte ouvert par ses deux extrémités et chauffé tout autour; sur une plaque de fonte chauffée en-dessous, ou enfin sur une couche de charbon de bois ou de coke; quand on s'aperçoit que la couche d'oxyde est assez forte, on plonge la pièce dans l'acide sulfurique faible pendant quelques heures et on la gratte bosse dans l'eau : si l'opération a été bien conduite, la feuille d'or se sépare avec une faible couche

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