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que pour une somme déterminée, à fournir une somme ple qu'il en a les moyens.

ou d'y renoncer; il est tenu de notifier son choix à l'assuré, dans Le fret des marchandises sauvées , quand même il aurait é les vingt-quatre heures qui suivent la signification de la compoavé d'avance, fait partie du délaissement du navire, et appu silion. S'il déclare prendre la composition à son profit, il est aurs à la grosse , de ceux des matelots pour leur loyer, et des termes de la convention , et à proportion de son intérêt; et il

continue de courir les risques du voyage, conformément au conNous avons dit que l'arrêt du navire apportait une exception trat d'assurance. S'il déclare renoncer au profit de la composila faculté qu'avait l'assuré de faire le délaissement aussitation, il est tenu au paiement de la somme assurée, sans pou

Lorsque l'assureur n'a pas notifié son choix dans le délai

ment provisoire de la somme assurée, à la charge par l'asteddussement , mais bien, au contraire , de délais pendant lesde donner caution. L'engagement de cette caution est éteil que il lui est interdit d'exercer cette action. En conséquence, après quatre années révolues , s'il n'y a pas eu de poursuis ce n'est qu'après l'expiration de ces délais que l'assuré peut Ainsi, il ne peut dépendre des assureurs de retarder l'esecutiu jouir de ceux qui lui sont accordés pour les autres cas par l'arde leur engagement en prolongeant la procédure. Cela était biele 373 du Code de Commerce. On a voulu ainsi laisser aux portant, etétait réclamé par la faveur due au contrat d'assuraussureurs l'espoir de voir cesser l'embargo. Voici quelles sont, Lorsque le délaissement est signifié, accepté, ou jugé valaki a ce sujet, les dispositions de l'art. 387 du Code de Commerce. les effets assurés appartiennent à l'assureur, à partir de l'épose « En cas d'arrêt de la part d'une puissance, l'assuré est tenu de du délaissement. Il ne peut, sous prétexte du retour du mare faire la signification à l'assureur dans les trois jours de la récepse dispenser de payer la somme assurée. Si l'époque du paiemet tion de la nouvelle. Le délaissement des objets arrêtés ne peut n'est pas fixée par le contrat, il doit être fait trois mois aprisit etre fait qu'après un délai de six mois de la signification, si l'arsignification du délaissement. On ne pourrait reclamer de vita eu lieu dans les mers d'Europe, dans la Méditerranée ou assureurs, en outre de la somme assurée, le montant des avaries dans la Baltique ; qu'après le délai d'un an, si l'arrêt a eu lieu éprouvées avant le sinistre majeur qui a donné lien an délaise en pays plus éloigné. Ces délais ne courent que du jour de la ment. La Cour de cassation l'a ainsi résolu par arrêt du 8 jansie signification de l'arrêt. Dans le cas où les marchandises arrêtées 1823. En effet, et d'après cet arrêt , les assureurs ne sont ten seraient périssables, les délais ci-dessus mentionnés sont réduits que jusqu'à concurrence de la somme qu'ils ont assurée et des a un mois et demi pour le premier cas, et à trois mois pour le ils ont reçu la prime; ce principe fondé sur la nature des choses second cas. » et commun à tous les contrats synallagmatiques, est consen Pendant les délais portés par cet article, les assurés sont tenus par l'article 393 du Code de Commerce, sans être contredit je de faire toutes diligences qui peuvent dépendre d'eux, à l'effet l'art. 350 du même Code , qui, en déclarant que les sure d'obtenir la main-levée des effets arrétés. De leur côté, les assusont responsables de toutes les fortunes de mer, ne dit pes qui peurs peuvent, ou séparément, ou de concert avec les assurés , en répondront encore au-delà de la somme qu'ils ont assurdei faire toutes démarches à même fin. serait, enfin, aussi contraire à l'équité qu'à l'essence de cord En cas de prise, si l'assuré n'a pu en donner avis à l'assureur, contrat qui renferme des obligations réciproques et propertie i peat racheter les effets sans attendre son ordre; mais il est nelles, d'assujettir l'assureur qui ne stipule et ne reçoit depelteon de signifier à l'assureur la composition qu'il a faite, aussitôt forte que celle pour laquelle il s'est engagé

, et à miad Dasureura le choix de prendre la composition à son compte, aquelle il a reçu la prime

qui est le prix de son engagement ent également à l'assureur , sans préjudice des droits despre beau de contribuer sans délai an "paiement du rachat dans les ais et dépenses pendant le voyage. rés la nouvelle. En effet , il ne s'agit pas ici de délais per voir rieš prétendre aux effets rachetés. at_lesquels l'assuré peut examiner s'il veut ou non faire le

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susdit, il est censé avoir renoncé au profit de la composi- z tion.

Lorsqu'il y a prise, l'assuré peut faire le délaissement, et il n'y a pas lieu d'examiner si la prise est faite ou non conformé-ed ment au droit des gens. De manière ou d'autre, c'est une for tune de mer, et l'espérance d'une restitution, dans le cas d'une prise injuste , n'est point une raison pour exclure ou retarder

2 l'abandon. 1'. ASSURANCES. - AVARIE. — PRÊT A LA GROSSE,

AD. TRÉBUCHET. DÉMOLITION ( Construction.) La marche à suivre pour exécuter une démolition est nécessairement susceptible de varier, en raison non-seulement de la nature des constructions à démolir et de celle des matériaux dont elles peuvent être composées, mais encore de l'usage subsequent qu'on veut faire de ces matériaux. Il est bon sans doute, dans tous les cas, de prendre pour la plus grande conservation de ces matériaux, tous les soins et toutes les précautions qui ne seraient pas susceptibles d'augmenter outre mesure les frais de démolition ; mais cela devient d'autant plus important, que les matériaux ont plus de valeur soit par eux-mêmes, soit par les tailles et autres façons qu'ils peuvent avoir reçues et qu'il peut y avoir intérêt de conserver , et sur-tout lorsque, comme cela arrive quelquefois, on a occasion de faire plus ou moins immédiatement le -emploi de ces matériaux , dans des circonstances, ou à peu près, ou entièrement semblables à celles dans lesquelles ils étaient déjà employés. Le cas où l'on aurait à démolir un édifice pour le reconstruire sur un autre emplacement, mais dans les mêmes dimensions et suivant la même disposition, est nécessairement celui où il peut être convenable de prendre les plus grands soins.

Si donc une démolition a lieu dans la vue seulement de supprimer une construction devenue ou inulile ou hors d'usage, etc., on devra, autant que possible, préférer le mode le plus expéditif, et par conséquent le moins coûteux, et il suffira qu'il fasse éprouver, sur les matériaux, le moins possible de perte et de déchet. On serait alors presque toujours dupe d'y employer des ouvriers payés à la journée, c'est-à-dire suivant le temps qu'ils y passeraient, altendu que, à moins qu'ils ne soient parfuitement surveillés et dirigés, ils pourraient perdre ou mal uti

DENSITÉS. (Physique.) Les corps renferment sous le même déchet. On serait alors presque toujours dupe d'y emplores rapporte les densités des gaz à la densité de l'air prise pour unité;

pour les liquides et les solides, on prend l'eau pour terme de

DÉMOLITION.

liser une partie de ce temps ; le plus sûr est de faire faire ces susdit, il est censé avoir renoncé au pret de la compresores de démolitions à la tůche, soit d'après la constatation tion,

préalable des quantités et natures des ouvrages à démolir, soit, Lorsqu'il y a prise, l'assuré peat faire le deia semel. insi qu'on l'a fait souvent avec succès , d'après celles des man'y a pas lieu d'examiner si la prise est faite on sa conjwa, terwur provenant de la démolition, le démolisseur ayant alors ment au droit des gens. De manière ou d'astre, c'est une in tout intérêt à les conserver le plus possible. Dans ces différents tune de mer, et l'espérance d'uue restitution, das le cas la cas, les prix peuvent en étre débattus et fixés à l'avance, ou arprise injuste , n'est point une raison pour eadare oa rere titrés après coup. l'abandon. V'. Assurances. — AvasiE. —- Peis a la cause I d'est pas impossible, sans doute, d'employer le même mode

AB. Tusse d'exécution et d’estimation, pour des démolitions dont les matéDÉMOLITION Construction., la marche à suivre priaux doivent être plus ou moins ménagés ou même réemployés exécuter une démolition est nécessairemeat susceptible de r: dans des circonstances plas ou moins semblables. Mais il pourrier, en raison non-seulement de la nature des costudios

srait arrivér souvent que le désir de se rendre le prix de tâche démolir et de celle des matériaux dont elles peuvent de comidas profitable ne portât l'ouvrier à se relâcher des soins nécesposées, mais encore de l'usage subsequent qu'on veut faire de ce site, et qu'il en résultat quelque perte sur les matériaux mêmes, matériaux. Il est bon sans doute, dans tous les cas, de prendre cu ad moins sur leurs tailles ou autres façons ; et, bien qu'il ne pour la plus grande conservation de ces matérias, tous le sat pas impossible , par un marché bien rédigé, de rendre le soins et toutes les précautions qui ne seraient pas sexceptia demoliseur responsable de ces sortes d'accidents, dans bien des d'augmenter outre mesure les frais de démolition ; mais cha cade cette nature , et sur-tout quand les matériaux ont un cerdevient d'autant plus important, que les matériaux ont pes toto pris, le plus sûr 'est d'employer à ces démolitions des valeur soit par eux-mêmes, soit par les tailles et autre tine ouvriers choisis avec discernement, bien dirigés et surveillés , qu'ils peuvent avoir reçues et qu'il peut y avoir intérêt de cite server, et sur-tout lorsque, comme cela arrive quelquefois, & Dans tous les cas , on ne saurait trop prémunir les ouvriers a occasion de faire plus ou moins immédiatement le réempts contre les accidents auxquels leur imprudence et leur témérité ces matériaux, dans des circonstances, ou à peu près, on est naturelles les exposent dans les démolitions, plus encore que rement semblables à celles dans lesquelles ils étaient deja e dans les constructions mêmes; et cela est sur-tout important ployés. Le cas où l'on aurait à démolir un édifice pour le reco pour celles qu'ils effectuent à la tâche, attendu qu'alors ils font struire sur un autre emplacement, mais dans les mêmes dimer quelquefois écrouler à la fois, soit par la sape , soit même par ions et suivant la même disposition, est nécessairement com la mine, des portions de constructions très considérables; ce ù il peut être convenable de prendre les plus grands soins. qui ne peut avoir lieu sans danger qu'au moyen de précautions Si donc une démolitiou a lieu dans la vue seulement de su cartes particulières.

GOURLIER. imer une construction devenue ou inutile ou hors d'usine, --, on devra, autant que possible, préférer le node le plus et volume plus ou moins de matière, c'est-à-dire , qu'ils sont plus litif, et par conséquent le moins coûteux, et il suffira qui ou moins denses. Pour obtenir la densité des corps ou leur pee éprouver

, sur les matériaux, le moins possible de perte de santeurspécifique, on pèse ces corps sous le même volume : on

et payés à la journée.

ouvriers payés à la journée , c'est-à-dire suivant le temps ils y passeraient, altendu que, à moins qu'ils ne soient jhal's "ment surveillés et dirigés, ils pourraient perdre ou mal ou

comparaison.

SUC

1

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Densités des gaz. On pèse un ballon de huit à dix litres, cessivement vide, plein d'air, et du gaz dont on veut la densité. i 1.2

Soient P le poids du ballon vide; P celui du ballon plein d'air; P" celui du ballon plein de gaz soumis à l'expérience.

Atsta! P-P sera le poids de l'air et P-P celui du gaz sous le même

Til side volume.

des

. Comme les densités sont proportionnelles aux poids, sous le même volume, on aura , en prenant la densité de l'air pour le

1 unité, la proportion

1:*:: P-P:P"-P

P'' --P
D'où xe

P_P
Ainsi, pour avoir la densité d'un gaz, il faut diviser le poids
de ce gaz sous un certain volume, par le poids d'un même
volume d'air.

Si l'air et le gaz étaient pesés à la même température et à la même pression , l'opération précédente serait parfaitement exacte. Mais il arrive assez rarement que la pression et sur-tout la température ne changent pas, pendant le courant d'une expérience. C'est pourquoi l'on ramène par le calcul tous les résultats à une même température, qui est celle de la glace fondante, et à une même pression, qui est la pression moyenne 0", 76.

Soient i la température de l'air et H la pression au moment de l'expérience.

On sait que les poids sont proportionnels aux pressions; on aura donc, si l'on représente le poids de l'air à 0",76 par X, la proportion suivante :

(P-P)0,76. P-P:X::H: 0,76; d'où X=

H Pour ramener le poids corrigé de la pression à zéro, il faut remarquer que de o à t un certain volume d'air augmenté dans le rapport de i årt at; a étant le coëfficient de la dilatation des gaz , le poids sous le même volume doit décroître dans le même rapport. Ainsi il faudra multiplier le poids corrigé par I tat.

(P-P)0,76 x (1 + at) Le poids à zéro sera donc

H On ferait les mêmes corrections pour le gaz, et ce sont les deux poids ainsi corrigés qu'on mettrait dans la première proportion.

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leo

D'où IEP-P

Densite's des gaz. On pèse un ballon de huit a dir lite :

C'est en opérant comme nous venons le dire, que MM. Biot cessivement vide, plein d'air, et du gaz dont on veut la date et Arago ont trouvé 15,299 pour le poids d'un litre d'air à zéro Soient P le poids du ballon vide ; P celui du balix 74

et 0",;6. d'air; P" celui du ballon plein de gaz soumis à Peppers L'histoire des aérostats serait naturellement placée ici : il en P-D sera le poids de l'air et PM—P celui du gaz son zen a té question à l'article Aérostat. volume.

Densités des liquides. On a fait choix d'un grand ballon pour Comme les densités sont proportionnelles aus poids

, a déterminer les densités des gaz, parce qu'ils pèsent peu sous un le même volume, on aura , en prenant la densité de l'arrel volane assez notable , par exemple, sous plusieurs litres : les unité, la proportion

Liquides ayant un poids beaucoup plus considérable, on se borne 1:8::P-P:P"-P

a les peser dans un flacon à l'émeri de la capacité de 30 à 60 P-P

grammes.

Soient donc P le poids du flacon plein d'air; P' celui du flaAinsi, pour avoir la densité d'un gaz, il faut dire le poi con plein d'eau, et enfin P" celui du même bocal, plein du de ce gaz sous un certain volume, par le poids de niae liquide dont on veat la densité : P-P sera le poids de l'eau ; volume d'air.

P'-Pcelai d'un égal volume du liquide. Si l'on représente la Si l'air et le gaz étaient pesés à la même tempézie tak densité de l'eau par l'unité , on aura la densité du liquide par la même pression , l'opération précédente serait putitas proportion : exacte. Mais il arrive assez rarement que la pression et sur-ke

1:d :: P-P:P"-P. la température ne changent pas, pendant le courant d'est

P'_P

D'ou de rience. C'est pourquoi l'on ramène par le calcul tous les red

P-P. tats à une même température, qui est celle de la glace foodza La densité de ce liquide, rapportée à l'eau , 'est donc égale et à une même pression, qui est la pression moyenne o, in aa poids d'un certain volume de ce liquide, divisé par le poids

Soient i la température de l'air et H la pression au moter d'on égal volume d'eau. Il est inutile de tenir compte de la presde l'expérience.

aon, parce que les liquides ne sont, pour ainsi dire, pas compresOn sait que les poids sont proportionnels aux presim ; «sibles

. On se dispense de la correction relative à la température, aura donc, si l'on représente le poids de l'air à 0+,6 pu I, en opérant à une même température. Il est facile de remplir proportion suivante :

cette dernière condition , en plaçant tous les liquides, ainsi que

(P-P) 0,76 l'eau pure à laquelle on les compare, dans une grande cuvequ’on P-P:X:: H: 0,76; d'où X=

entretient à une tenupérature constante. Pour ramener le poids corrigé de la pression à zéro, il faut res Le procédé que nous venons de décrire est celui qu'on suit arquer que de o à é un certain volume d'air augmenté dans de dans tous les laboratoires. pport de i tat; a étant le coëfficient de la dilatation des

Dans quelques cas particuliers, on emploie un autre procédé, 2, le poids sous le même volume doit décroitre dans le mer lequel est fondé sur le principe d'Archimède. On sait que port. Ainsi il faudra multiplier le poids corrigé par 1 ts, principe consiste en ce qu'un corps plongé dans un fluide perd

(P-P)0,96 x (1 tat) de son poids, un poids égal au volume de fluide déplacé. On poids à zéro sera donc

pésera donc un corps successivement dans l'air, dans l'eau et Da ferait les mêmes corrections pour le gaz, et ce sont les deux dans le liquide : les pertes qu'il éprouvera daus l'eau et dans le Is ainsi corrigés qu'on mettrait dans la première proportions.

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ce

H

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