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ees; mais ce n'est que dans quelques cas particuliers qu'on fait ge de ces dalles, et principalement quand on ne peut dispo

que d'une faible épaisseur, ces dalles revenant toujours à ue x beaucoup plus élevé que celles en pierre, ainsi qu'on pourra juger par les aperçus que présente le tableau suivant : Tableau comparatif du prir approximatif de dallages de diverses natures,

à Paris.

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pour ces trottoirs. anle de fer

Ox dame aussi les gros pavés afin d'en assurer la stabilité, et l'aa se sert ordinairement à cet effet d'un pilon en bois d'environ i mètre 30 centimètres (4 pieds) de hauteur, et 16 centimètres (6 pouces) de diamètre, plus ou moins chargé de fer par en bas et pesant de 20 à 40 kilogrammes environ, qu'on manie au moyen de deux anses à peu près en demi-cercle, auquel on donne le nom de dame, damoiselle ou demoiselle.

GOURLIER.
Voir au surplus PavagE, TERRASSE, etc.
DAMAS. ( Metallurgie. ) Acier sur lequel on distingue des
dessins moirés , jaspés , fibreux, tourbillonnés. (V. Acier.)

DAMASQUINER. (Technologie.) Tracer sur des lames d'armes ou de couteaux des linéaments en or ou en argeni, imitant le dessin des damas. Telle est la définition générale de ce mot. Mais l'art du damasquineur ne s'est pas renfermé dans ces limites étroites : il s'est étendu à toutes sortes de

gravures, de ciselurcs et d'ornements destinés à relever le prix des lames riches sur lesquelles l'or, l'argent, l'azur, ont brillé dans des dessins étudiés d'armoiries, de devises et d'emblèmes. De nos jours, les armes sont moins ornées, parce qu'elles ne sont plus le caprice du riche. Dans notre siècle positif , la qualité seule fixe l'attention; et si l'on voit encore quelques fusils de prix, on n'accorde ce prix élevé qu'à leur bonté supposée, bien plus qu'aux orneinents qui les décorent. Il serait donc hors de saison d'entreprendre une description détaillée d'une opé

fort peu de nos lecteurs seront tentés de répéter jamais. Cependant nous devons en donner quelque aperçu, ne fût-ce que pour satisfaire une curiosité légitime.

S'il s'agit de damasquiner une lame quelconque, ou des planches d'acier devant servir à des usages particuliers, tels

que garnitures de manche, anses, etc., il faut entreprendre ce travail avant la mise en place de l'objet. Supposons qu'il s'agisse d'une lame de sabre : après qu'elle aura reçu un poli préparatoiré, avant qu'elle soit trempée, on la mettra sur un feu doux pour la faire bleuir. Si l'artiste qui veut damasquiner est habile graveur , il se contentera de cette opération. S'il n'a une main légère , s'il ne grave pas à main levée, comme cela se rencontre souvent dans l'orfèvrerie, il étendra sur la lame chande une composition faite avec 45 grammes(1 once i/2) de cire

1.

ration

que

a disproportion serait encore plus forte hors de Paris, les
os en pierre ne pouvant qu'y être moins chères , et presque
vurs même beaucoup moins, tandis que le prix des dalles
inte ne peut beaucoup varier.
i se sert aussi de dalles en pierre,

soit
pour

couvrir le s des murs d'appui ou autres (Voy. CHAPERON), soit pour ir le pied des murs en forme de soubassement.

GOURLIER. MAGE, DAME, DAMOISELLE OU DEMOISELLE. truction.) On entend par damage l'action de damer, c'est

de pilonner, de tasser des Terres employées en REMBLAI éviter qu'elles ne tassent après le nivellement du sol; or ition des DALLAGES, PAYAGES, etc. ie opération demande à étre faite avec beaucoup de soin, aches ou lits successifs de peu d'épaisseur(environ 16 cen

pas

ou 6 pouces), en pietinant la terre et en la frappant avec on en bois pesant à peu près 20 kilogram. ( 10 livres).

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compo

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vierge, 30 grammes (I once) de mastic en larmes et autant de spath
calciné, broyé bien fin. On commence par faire fondre la cire;
on saupoudre avec le mastic bien broyé, qu'on mélange peu à peu
cn remuant le tout. Quand ces deux matières sont bien mélan-
gées, en les tenant toujours sur un feu doux et les agitant sans
cesse, on met le spath peu à peu et en le mélangeant bien. C'est
avec des rouleaux de cette pâte qui se durcissent lorsqu'ils sont,
refroidis, qu'on frotte sur la lame à l'endroit où l'on veut faire des
damasquipures; puis on noircit la lame à la fumée d'une lampe
ou d'une chandelle. C'est sur cette partie noire qu'on dessine
avec une pointe obtuse d'acier trempé bien dur, en ayant soin
d'appuyer assez pour que le dessin traverse la couche de
sition et découvre l'acier. On fait alors , avec la même compo-
sition ramollie au feu, un petit encadrement haut deg millimètres
(3 environ), autour de la place dessinée, et l'on verse dans
le bassin que forme cet encadrement, de l'acide nitrique étendu
d'eau et ramené à 25 degrés, mélangé avec un peu de vinaigre
et de sel de cuisine : on laisse l'acide mordre dans le métal.
Lorsqu'il a produit son effet, on le remplace par une nouvelle
addition d'acide, si ongjuge que les traits ne sont pas assez pro.

inais ordinairement une seule mise suffit : les traits sont assez profonds alors pour ne point redouter de faire des échappées. On renverse l'acide, on étend celui qui reste avec de i'cau, on fait chauffer la lame pour en ôter la composition, on l'essuie bien, et dans cet état elle est préparée à recevoir l'action du burin.

Si, comme nous venons de le dire , l'artiste est sûr de sa main , il s'épargne toute cette préparation : après avoir coloré l'acier, soit par le feu, soit en le frottant avec une corne lorsqu'il est très chaud, soit même en le recouvrant d'une couche de cire et de noir de fumée, il fait son dessin avec la pointe dont nous venons de parler, qui raye assez profondément pour qu'un burin habile retrouve les contours.

Qu'on ait agi de l’une ou de l'autre manière , l'opération suivante est la même dans les deux cas.

L'artiste , armé d'un burin plat, affûté court , mais très vif, commence à inciser l'acier de la lame, en faisant pénétrer son burin le plus profondément possible; car la profondeur du trait doit

bleui visibl

fonds;

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sans

ierge, 30 grammes(once) de mastic en larmes et autant de spath
alciné, broyé bien fin. On commence par faire fondre la cire ;
n saupoudre avec le mastic bien broyé, qu'on mélange peu à peu
n remiant le tout. Quand ces deux matières sont bien mélan-
fées, en les tenant toujours sur un feu doux et les agitant sans
cesse, on met le spath peu à peu et en le mélangeant bien. C'est
vec des rouleaux de cette pâte qui se durcissent lorsqu'ils son
refroidis, qu'on frolte sur la lame à l'endroit où l'on veut faire des
amasquinures ; puis on noircit la lame à la fumée d'une lampe
u d'une chandelle. C'est sur cette partie noire qu'on dessive
vec une pointe obtuse d'acier trempé bien dur , en ayant soin
appuyer assez pour que le dessin traverse la couche de compo-
tion et découvre l'acier. On fait alors , avec la même compo-
tion ramollie au feu, un petit encadrement haut de millimeres

presque égaler le diamètre du fil d'or ou d'argent qui doit ensuite
y étre inséré au fur et à mcsure qu'il coupe le métal;
attendre que tout le dessin soit achevé, il introduit dans le trait
le fil de métal et l'y fait tenir en le poussant avec un instrument
presque tranchant et arrondi vers la pointe qu'il nomme repous-
soir, puis, avec ce même instrument, ou un autre quilui ressemble
et qui se nommé maltoir, il refoule sur le fil inséré les bavures
qui se sont levées lors du passage du burit. De cette manière
il emprisonne le fil de métal dans l'acier. I recommence alors
á se servir de son burin, et ainsi de suite, jusqu'à ce que le
dessin soit achevé.

S'il veut conserver en relief le fil de métal, il se contentc, avec un mattoir, dont le bout présente une petite rainure et qu'il met à cheval sur le fil, de le brunir et de le lisser ; mais le plus souvent, on veut que la damasquinure affleure ; alors, soit avec une lime douce, soit avec une pierre å polir, il enlève wate la saillie du fil. Après quoi il ne s'agit plus que de donner le dernier poli à l'ensemble, et à mettre la lame au feu pour la blenir, s'il s'agit de lui donner cette couleur qui rend plus visibles les lineaments de la damasquivure.

Telest, en gros, l'opération du damasquineur; nous disons en gros, car dans la description de l'exercice d'un talent qui demande un long apprentissage, nous avons dû nécessairement passer beaucoup de choses sous silence; nous espérons cependant que, d'après le peu que nous en avons dit, on prendra une idée suffisante de ce travail difficile. PAULIN DESORMEAUX.

DANAIDE. (Arts mécaniques.) Cet appareil, dů à M. Manoury d'Ectot, peut être considéré comme appartenant aux roues bydrauliques du genre de celles dites à réaction. Il produisit une grande sensation dans le monde savant au moment où l'inventeur le fit connaître; mais, sans prétendre qu'il n'a jamais reçu d'application industrielle, nous n'en connaissons aucun exemple, quelques recherches que nous ayons faites à ce sujet. Nous pensons toutefois que l'industrie pourrait en tirer un grand parti, tant à cause de sa simplicité que parce que la danajde est, parmi les machines hydrauliques, une de celles qui donnent le plus grand maximum d'effet.

La partie principale de cette machine consiste en une cuve

5 lignes environ), autour de la place dessinée, et l'on verse datos

bassin que forme cet encadrement, de l'acide nitrique étendu 'eau et ramené à 25 degrés, mélangé avec un peu de vinaigre t de sel de cuisine : on laisse l'acide mordre dans le métal. orsqu'il a produit son effet, on le remplace par une nouvelle Idition d'acide, si onjuge que les traits ne sont

pas

pro. nds; mais ordinairement une seule mise suffit ; les traits sont icz profonds alors pour ne point redouter de faire des échapes. On l'enverse l'acide, on étend celui qui reste avec de

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comme nous venons de le dire, l'artiste est sûr de s sin, il s'épargne toute cette préparation : après avoir colore ier, soit par le feu, soit en le frottant avec une corne lorsqu'il très chaud, soit même en le recouvrant d'une couche de i et de noir de fumée, il fait son dessin avec la pointe dent s venons de parler, qui raye assez profondément pour qu'en in habile retrouve les contours. ou'on ait agi de l’une ou de l'autre manière , l'opération soi te est la même dans les deux cas. 'artiste , armé d'un burin plat, affûté court , mais très vif imence à inciser l'acier de la lanie, en faisant pénétrer son bu e plus profondément possible; car la profondeur du trait dor

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de fer blanc, aussi haute que large et dont le fond est percé, au milieu, d'un trou circulaire à travers lequel passe un axe vertical en fer qui ne bouche pas entièrement le trou, mais laisse autour de lui un anneau à jour , par où s'échappe l'eau à mesure qu'elle afflue dans la cuve. L'axe tourne avec la cuve sur un pivot et est retenu en haut par un collier.

M. Manoury a eu pour but de transmettre tout entière aux parties solides de la machine , la quantité quelconque de force vive due à l'eau affluant par le haut dans la cuve, pour être employé ensuite par l'appareil lui-mêmea produire un effet utile, qui ne soit diminué que de la petite quantité absolument nécessaire à l'eau pour s'échapper par l'orifice du fond.

Voici comment il y est parvenu : A l'axe vertical est fixé un tambour également de fer-blanc concentrique, à la cuve et fermé aux deux bouts. Ce tambour , qui tourne avec la cuve, en remplit presque toutea capacité, et ne laisse entre sa paroi et celle de la cuve qu'un intervalle de quatre à cinq centimètres. Ce vide s'étend également entre le fond de la cuve et celui du tambour, qui toutefois sont plus rapprochés l'un de l'autre. Entre ces deux fonds se trouvent disposées plusieurs cloisons qui les réunissent, et qui sont dirigées comme les cercle, depuis la circonférence jusqu'au bord de l'orifice annulaire du fond de la cuve.

L'eau arrive entre les deux circonférences du tambour et de la cuve, au moyen d'un ou plusieurs tuyaux qui communiquent avec un réservoir supérieur. Le bas de ces tuyaux répond au niveau de l'eau dans la cuve, où ils sont recourbés pour que l'eau s'écoule horizontalement et tangentiellement à la circonférence moyenne entre celle de la cuve et celle du tambour. La vitesse acquise par l'eau dans la chute depuis le réservoir supérieur, fait prendre à la machine, autour de son axe, un mouvement qui, en théorie, s'accélérerait peu à peu, jusqu'à ce que la vitesse de la machine fût la même que celle de l'eau qui vient du réservoir, de manière qu'il n'y eût plus de choc sensible entre l'eau affluente et celle qui est contenue dans la machine.

Ce mouvement circulaire imprime à la masse d'eau comprise entre les deux surfaces cylindriques du tambour et de la cuve, une force centrifuge avec laquelle elle presse, de dedans en de

de leu erota

De coule and d

rayons d'un

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6

rieur aus sept dixièmes de la force motrice, et qu'il approchait
ordinairement des 75 centièmes de cette force, même sans dé-

falquer le frottement des poulies et la raideur des cordes em-
DANAIDE,

de fer-blanc, aussi haute que large et dont le fond est percé, an bors, les parois de la cuve. Cette force centrifuge agit égale-
milieu, d'un trou circulaire à travers lequel passe un are veri ment sur la portion d'eau comprise entre le fond du tambour
cal en fer qui ne bouche pas entièrement le trou, mais laisse au et celui de la cuve, mais avec une intensité décroissante de la
tour de lui un anneau à jour , par où s'échappe l'eau à mesure circonférence au centre.
qu'elle afflue dans la cuve. L'axe tourne avec la cuve sur un pirot La masse de l'eau est donc animée de deux forces

opposées et est retenu en haut par un collier.

jane à l'autre : la pesanteur et la force centrifuge. La première M. Manoury a eu pour but de transmettre tout entière au tend a faire sortir l'eau par l'orifice annulaire du fond de la parties solides de la machine , la quantité quelconque de force cave; la seconde tend au contraire à l'en écarter ; à ces deux vive due à l'eau affluant par le haut dans la cuve, pour être em forces s'en joint une troisième , le frottement, qui, dans les maplovéensuite par l'appareil lui-même à produire un effet ntile,qui chines ordinaires, diminue l'effet utile indiqué par la théorie, ne soit diminué que de la petite quantité absolument nécessaire a en absorbant souvent une portion considérable de la force vive, 'eau pour s'échapper par l'orifice du fond.

et qui, dans celle-ci, tourne au profit de la machine; car on Voici comment il y est parvenu : A l'axe vertical est fixé an conçoit que l'effet serait nul sans le frottement qui s'exerce tanambour également de fer blanc concentrique, à la cave et gentiellement aux parois de la cuve et du tambour dans le sens ermé aux deux bouts. Ce tambour , qui tourne avec la cave. de leur mouvement; alors l'eau seule prendrait un mouvement En remplit presque toutata capacité, et ne laisse entre sa paroi de rotation et n'entraînerait point la machine avec elle. t celle de la cuve qu'un intervalle de quatre à cinq centimètres. De la combinaison de ces trois forces , il doit résulter un e vide s'étend également entre le fond de la cuve et celui écoulement plus ou moins rapide par l'orifice annulaire du i tambour, qui toutefois sont plus rapprochés l'un de l'autre. fond de la cave; et, moins il restera de force vive à l'eau en atre ces deux fonds se trouvent disposées plusieurs cloisons sortant, plus il y en aura d'employée à faire tourner la machine, i les réunissent, et qui sont dirigées comme les rayons d'un et par conséquent à produire l'effet auquel elle sera destinée. cle, depuis la circonférence jusqu'au bord de l'orifice annu La cause motrice est le poids de l'eau écoulée, multipliée par e du fond de la cuve,

la hauteur du niveau supérieur du réservoir au-dessus du fond de L'eau arrive entre les deux circonférences du tambour et de la cuve, et l'effet utile est ce même produit, moins la moitié de cuve, au moyen d'un ou plusieurs tuyaux qui communi la force vive conservée à l'eau qui s'écoule par l'orifice annulaire. at avec un réservoir supérieur. Le bas de ces tuyaux répond Pour faice produire à la danaïde le plus grand effet possible, niveau de l'eau dans la cuve, où ils sont recourbés pour que

il faudra donner å la cuve une hauteur plus grande que la a s'écoule horizontalement et tangentiellement à la circon moitié de la hauteur de la chute, de manière que la moitié de ce moyenne entre celle de la cuve et celle du tambour. La certe hauteur soit parcourue par l'eau en descendant dans les se acquise par l'eau dans la chute depuis le réservoir supé tapaus, et que l'autre moitié soit égale à la hauteur à laquelle , fait prendre à la machine, autour de sori axe, un mor l'eau est maintenue dans la cuve par la force centrifuge. ent qui, en théorie, s'accélérerait peu à peu, jusqu'à ce que Cet article est extrait, en grande partie, d'un rapport fait par cesse de la machine fût la même que celle de l'eau qui vient Carnot à l'Institut. Dans les expériences faites alors par la comservoir, de manière qu'il n'y eût plus de choc sensible entre mision, on a trouvé que l'effet utile était constamment supéaffluente et celle qui est contenue dans la machine. mouvement circulaire imprime à la masse d'eau comprise les deux surfaces cylindriques du tambour et de la cure, orce centrifuge avec laquelle elle presse, de dedans en de

ployées pour ces expériences.

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