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Il est difficile de déterminer la quantité de fois que les pailio loivent être secouées et retournées pour être piétinées par les

hevaux. Le nombre de ces opérations varie de trois à quatre ois. J'état du temps, la vigueur des animaux, la qualité de Ferbe, rendent le dépiquage plus ou moins long ou fatigast. Les chevaux vont au pas d'abord , puis au trot quand les gerbë ont abattues. Des cercles concentriques, tracés avec exacbude, aplanissent successivement la gerbe. Le grain, en sortan e l'épi, tombe dans la gerbe; plus tard, et suivant sa pesan Pur relative, il parvient et se confond dans une couche épaise

balles de blé et de menues pailles qui le protégent contre les eds des chevaux. La paille obtenue par le dépiquage est courte, brisée, plus vible, plus également mélée aux débris des épis, dont les Ees de labour sont avides, et plus susceptible d'être mělét 2c d'autres fourrages que la paille battue au fléau. La partie Crée du chalumeau est mieux développée lorsque les chevau

piétiné la paille, et que la fourche l'a retournée, dans tous sens; la paille est plus saine , parce que les voyages qu'elle sur l'aire la dégagent insensiblement de la poussière qu'elle t contenir. Le dépiquage des pailles accroit donc les resces en foưrage, et n'a point d'inconvénient lorsqu'on n'a l'intérêt particulier à les conserver entières. dépiquage peut être terminé quinze jours environ apris

de la récolte; mais, en général, c'est une affaire de sis ines , et quelquefois même de deux mois. Il est naturelle

plus court dans les pays occupės presque entièrement 23 vignes et les oliviers. On s'accorde à le regarder conume pération coûteuse et dispendieuse, mais elle est plus expé

DÉPOLISSAGE.

35 fait sous le rapport de l'égrénage des gerbes, on trouve, de l'aveu unanime de tous les agronomes qui se sont occupés de cette ques. tion, que le foulement et le brisement des pailles sont le vrai et presque l'unique motif de la faveur que le dépiquage a toujours conservé dans les départements méridionaux, où beaucoup de cantons sont mal pourvus de fourrages que la paille brisée remplace avantageusement ; et l'on n'y conçoit pas que l'on puisse utiliser les pailles pour la nourriture des bestiaux, dans un autre état que celui où les réduit le foulage. Mais l'effet des machines à battre serait bien suffisant pour détruire le gluten ou vernis qui rend la paille dure et d'une mastication difficile, pour faire , en un mot, tout ce que fait le foulage sous ce rapport, et le faire beaucoup mieux. Il faut donc espérer que peu à peu les machines l'emporteront sur les autres procédés, si l'on vient un jour à les établir à des prix convenables. (Voy. BATTERIE MÉCANIQUE.)

SOULANGE Bodin. DÉPOLISSAGE. (Technologie.) Cette opération ne s'exécute guères , dans l'industrie , que sur le verre et les cristaux, pour leur ôter leur transparence , et ne permettre le passage qu'à une lumière diffuse et affaiblie. Dans ce but on dépolit, en tout ou en partie , les globes de verre places sur les lampes , pour rendre leur lumière plus diffuse et moins éblouissante pour la vue. On dépolit les verres de vitres, pour se préserver de l'indiscrétion des curieux auxquels on veut interdire la vue de tout ce qui se passe dans un appartement. On a quelque fois recours au même moyen dans un but moins légitime , celui de diminuer l'éclat du jour dans un magasin de draps ou de

, pour mieux tromper le chaland sur la qualité

ou l'éclat d'une couleur. Le dépolissage des verres et des cristaux peut s'obtenir par deux procédés différents ; l'un mécanique , l'autre chimique.

Dans le premier , s'il s'agit d'un verre plan, on se sert d'un morceau de liége plat, au moyen duquel on promène de l'émeri très fin, suffisamment mouillé, sur toute la surface du verre. L'opération est terminée , lorsqu'en regardant à travers le verre, on ne distingue plus les objets placés au-delà , et lorsque la teinte blanchâtre produite par l'usure du verre est bien

d'un tissu,

que le battage au fléau. La dépense du dépiquage est lus élevée, ce qui dépend sur-tout du mauvais emploi orce des chevaux; on la estimée presque au double de a battage, et quoiqu'on puisse améliorer beaucoup le , en substituant l'emploi et l'action du rouleau à l'action le piétinement, il est à souhaiter que l'une et l'autre c fassent place aux bonnes machines à battre. En rent la cause de la préférence accordée dans le Midi á un 2 battage plus dispendieux que les autres, et moins par

uniforme,

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Quant aux globes de cristal, destinés à servir de garde-vue sur les lampes, on les dépolit quelquefois en renfermant dans leur intérieur des fragments de cailloux , ou de terres cuites non émaillées , et en imprimant au globe un mouvement de rotation , qui détermine sur la surface intérieure, un frottement d'où résulte le dépolissage.

Ce dernier procédé est de l'invention de M. Dupieu, dont le brevet expiré est publié dans le tome 8 de la Description des brevets d'Invention, p. 39.

Le second procédé exige beaucoup de précautions, à cause des dangers dont il est accompagné. Cependant il est à peu près le seul praticable , lorsqu'on veut réserver, daus le verre ou le cristal, des espaces transparents. Il consiste à enduire, avec du vernis ou de la cire, les parties qu'on veut réserver , puis à plonger le verre dans un vase de ploinb contenant de l'acide fluorique. Celui-ci attaque le verre, en détruit la transparence, mais respecte les parties enduites de cire ou de vernis, dont on débarrasse la pièce, en la plongeant dans l'eau chaude.

BOQUILLON. DÉROCHAGE. (Technologie.) On désigue sous ce nom , l'opération par laquelle on nettoie la surface des métaux , lorsqu'on a besoin qu'elle soit entièrement débarrassée de toute substance étrangère, telle que la graisse que les mains ont pu y laisser pendant le travail d'une pièce, le sable qui peut encore adhérer après les pièces moulées, etc. On plonge, dans ce but, les pièces à dérocher dans de l'acide nitrique ou sulfurique étendu d'eau, et on les y laisse séjourner plus ou moins de temps, selon que le métal est ou n'est pas attaquable par l'acide dout

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on se sert.

Ce procédé est aujourd'hui employé avec succès pour

les pièces de fonte , soit en cuivre , soit en fonte de fer. On sait que la croûte qui recouvre ces pièces et qui retient une certaine quantité du sable des moules , détruit rapidement les limes ou les tranchants des outils. Mises à dérocher pendant un temps suffisant, les pièces de fonte ne présentent plus à la lime d'autre résistance que celle du métal lui même, et l'on s'épargne ainsi beaucoup de temps, de fatigue et de dépense.

BOQUILLON,

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est

grand nombre de substances aromatiques, on ne parvient qu'à

pallier le mal, tandis qu'il s'agit réellement d'en tarir la source.

Quant aux globes de cristal, destinés à servir de garde-vue DÉROUILLAGE. (Technologie.) L'enlévennent de la rouille - les lampes, on les dépolit quelquefois en renfermart das dans la réparation des machines ou des instruments en fer, är intérieur des fragments de cailloux , ou de terres cuits quelquefois une opération très lente, lorsqu'il s'agit d'opén émaillées , et en imprimant au globe un mouvement de rer dans certaine partie d'un accès difficile. L'emploi de la Cation , qui détermine sur la surface intérieure, un frottement lime serait souvent nuisible, en ce qu'elle pourrait enlever la ù résulte le dépolissage.

matière sur des parties que la rouille n'aurait point atteintes et Ce dernier procédé est de l'invention de M. Dupieu , dont ausquelles il serait nécessaire de conserver leurs dimensions brevet expiré est publié dans le tome 8 de la Descriptive primitives

. L'action du papier à l'émeri serait aussi trop lente brevets d'Invention, p. 39.

sar les parties où la rouille forme quelquefois une épaisseur Le second procédé exige beaucoup de précautions, i cane considérable. Enfin le dérouillage par l'acide sulfurique ou dangers dont il est accompagné. Cependant il est à peu près nitrique étendu d'eau , présente l'inconvénient d'attaquer le eul praticable, lorsqu'on veut réserver, dans le vene su fer lui-même dans les parties que la rouille a respectées, penistal, des espaces transparents. Il consiste à enduire, aree de

dant son action sur la rouille elle-même. L'emploi d'une subis ou de la cire, les parties qu'on veut réserver, puis

stance qui ne présente pas cet inconvénient, est donc vivement ger le verre dans un vase de ploinb contenant de l'acide réclamé par les industriels qui emploient le fer, et sur-tout rique. Celui-ci attaque le verre, en détruit la transparence.

par les mécaniciens. Nous signalerons à leur attention le sous-, 5 respecte les parties enduites de cire ou de vernis , doct

carbonate de potasse , qui s'est liquéfié en attirant l'humidité Hébarrasse la pièce, en la plongeant dans l'eau chaude.

de l'air , et qu'on désigne , plus communément, dans le comBOQUILLOS

merce sous le nom d'huile de tartre par défaillance. Nous en ROCHAGE. (Technologie.) On désigne sous ce nom ,

avons vu faire avec succès l'application dans plusieurs ateliers. ration par laquelle on nettoie la surface des métaux , lors

Il dissout rapidement la rouille qu'on enlève facilement au a besoin qu'elle soit entièrement débarrassée de toute sub

moyen d'un lavage à l'eau, et ne paraît avoir que peu ou point e étrangère, telle que la graisse que les mains ont put

d'action sur le fer lui-même, qui, à la vérité, reste de couleur pendant le travail d'une pièce , le sable qui peut encore

brune , et de reprend son éclat que sous l'action de l'émeri ou craprès les pièces moulées, etc. On plonge, dans ce but, les

des moyens mécaniques ordinairement employés. BOQUILLON. à dérocher dans de l'acide nitrique ou sulfurique étendu

DESINFECTION. (Technologie.) Lorsque divers gaz d'une et on les y laisse séjourner plus ou moins de temps,

odeur plus ou moins infecte, ou des émanations provenant de la que le métal est ou n'est pas attaquable par l'acide dout

décomposition de substances organiques se répandent dans l'at

mosphère, il devient nécessaire, soit par le désagrément qu'ils rocédé est aujourd'hui employé avec succès pour les

soit

par l'action qu'ils peuvent exercer de fonte , soit en cuivre , soit en fonte de fer. On sajt

sur l'économie animale, il devient nécessaire d’en annibiler les route qui recouvre ces pièces et qui retient une certaine

effets

, on doit faire usage des moyens les plus propre à les dédu sable des moules , détruit rapidement les limes ou

truire, en changeant leur nature; car si on se contente de les masChants des outils. Mises à dérocher pendant un temps

quer, comme on peut le faire

facilement

par les pièces de fonte ne présentent plus à la lime d'auance que celle du métal lui même, et l'on s'épargue ucoup de temps, de fatigue et de dépense.

Le Calore a, comme nous l'avons vu, la propriété de décomBOQUILLON. poser complétement l'acidE HYDROSULFURIQUE,

aussi bien que

ert.

causent

par

lear odeur,

l'emploi d'un

assez

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les émanations organiques provenant de la putrefaction. Il peut r'n met e être employé avec un grand avantage dans ce but; mais les as fumigations de ce gaz employées d'abord , présentent beaucoup som d'inconvénients. Quaud la quantité répandue dans un espace run est trop considérable, l'excitation des organes pulmonaires qu'il produit pourrait même compromettre la santé : à la vérité, il est sitean facile de ne répandre que la quantité de gaz presque nécessaire, 300 parce que son odeur se faisant sentir aussitôt qu'il se trouve dans mobile le plus grand excès possible, on arrête la fumigation quand on the des s'aperçoit très sensiblement de sa présence; mais comme il faut, conti de la part de ceux qui opèrent, des soins et de l'attention, et que les a l'on doit toujours chercher à rendre, autant que possible, les opérations indépendantes de ceux des ouvriers, il est de beaucoup préférable de se servir de CULORURES Alcalins dont l'action est proportionnée à la quantité de substances qu'il s'agit de détruire. Les chlorures ne se décomposent pas par eux-mêmes : ils ne fournissent de chlore que quand ils sont en contact avec des acides, et l'acide carbonique que renferme l'air suffit pour produire cette décomposition. Voici des faits qui le prouvent.

De l'air ayant traversé du sang abandonné depuis huit jours à la putrefaction, pendant la chaleur de l'été, insufflé dans une dissolution de chlorure de chaux, il se forma bientôt une croûte de carbonate de chaux, et l'air sortit entièrement désinfecté.

Le même air ayant traversé une dissolution de potasse concentrée avant de passer dans le chlorure de chaux , sortit avec une odeur infecte.

VEN Il en fut de même de l'air conservé pendant plusieurs jours en contact avec du sang putréfié ; il était désinfecté lorsqu'on y faisait

passer du chlorure, et conservait son odeur quand on y avait d'abord laissé quelque temps de la chaux ou de la potasse.

Ainsi on peut employer avec un grand avantage les chlorures alcalins pour détruire l'acide hydro-sulfurique ou les émanations putrides , parce que le chlore n'est mis en liberté qu'au fur et à mesure qu'il se produit de l'acide carbonique ou quelque autre acide, et parce qu'il réagit immédiatement sur elles, et alors on n'a pas à redouter l'action qu'il pourrait exercer sur la respiration.

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DESSÉCHEMENT. (Agriculture.) Les desséchements peupliquent à de vastes surfaces que l'on entreprend de soustraire invasion et du continuel séjour des eaux , pour les soumettre à lement à des terrains déjà cultivés ou facilement cultivables , et se réduisent à procurer l'écoulement des eaux qu'ils contienDeiges. Dans le premier cas, il faut souvent mettre en jeu toute la puissance de l'art pour maitriser une nature désordon

née, et parvenir à soumettre la terre à cette première civilisa

les émanations organiques provenant de la putréfaction. Il pez: Lorsque l'on met en contact des dissolutions des mêmes chloEtre employé avec un grand avantage dans ce but ; mais le! rares avec des substances organiques en décomposition, l'odeur fumigations de ce gaz employées d'abord , présentent beaucoup infecte disparaît immédiatement, et ce moyen est fréquemment l'inconvénients. Quaud la quantité répandue dans un espace employé pour détruire celle que dégagent des cadavres. On peut est trop considérable

, l’excitation des organes pulmonaires qu'il en faire également usage pour désinfecter les boues ou autres produit pourrait même compromettre la santé : à la vérité, ila inmondices provenant des égoûts, voy. Curage, ou des matières facile de ne répandre que la quantité de gaz presque nécessaire. fecales; mais sous ces deux derniers points de vue , l'emploi du narce que son odeur se faisant sentir aussitôt qu'il se trouve dass charbon est préférable, puisqu'il ne fait que

détruire l'odeur sans - plus grand excès possible, on arrête la fumigation quand i altérer la nature des substances qui, conservant alors leurs proaperçoit très sensiblement de sa présence; mais comme il faui, priétés peuvent continuer à être employées comme ENGRAIS. o la part de ceux qui opèrent, des soins et de l'attention, et que Nous nous étendrons à cet égard aux articles Fosses d’AISANCES et on doit toujours chercher à rendre, autant que possible, les NOIR ANIMALISÉ. Il nous suffira de rappeler ici que l'on a depuis vérations indépendantes de ceux des ouvriers, il est de beau long-temps reconnu que, d'une part, les matières charbonneuses up préférable de se servir de CALORURES ALCALINS dont l'ac absorbent facilement les gaz, et que, d'une autre , toutes les en est proportionnée à la quantité de substances qu'il s'agit de matières organiques en décomposition , perdent leur odeur par truire. Les chlorures 'ne se décomposent pas par eux-mêmes : la dessiccation; de sorte que de la terre , des cendres même, ne fournissent de chlore que quand ils sont en contact avec

peuvent leur enlever leur odeur, et dès lors le charbon devra Es acides, et l'acide carbonique que renferme l'air suffit pour produire cet effet å un beaucoup plus haut degré : c'est ce que oduire cette décomposition. Voici des faits qui le prouvent

. Je l'air ayant traversé du sang abandonné depuis huit joursă préparer immédiatement et sans

prouve l'expérience, à tel point qu'il est actuellement facile de

préparer immédiatement et sans aucun dégagement d'odeur putrefaction, pendant la chaleur de l'été, insuflé dans

infecte

, des engrais avec les matières fécales, le sang , les issues dissolution de chlorure de chaux , il se forma bientôt une Lite de carbonate de chaux , et l'air sortit entièrement de

des animaux ei un grand nombre d'autres substances. Cet art cté.

Flercé dès à présent sur une très grande échelle , est destiné à

acquérir un immense développement : nous en traiterons d'une e même air ayant traversé une dissolution de potasse con

1

manière détaillée aux articles indiqués. rée avant de

passer dans le chlorure de chaus , sortit ava odeur infecte.

H. GAULTIER DE CLAUBRY; en fut de même de l'air conservé pendant plusieurs jours

vent être considérés sous deux points de vue : ou bien ils s'apEntact avec du sang putréfié ; il était désinfecté lorsqu'on

passer du chlorure, et conservait son odeur quand on a l'état d'improduction et d'insalubrité résultant d'une longue l'abord laissé quelque temps de la chaux ou de la potasse. si on peut emplover avec un grand avantage les chlorures

une culture régulière et constante ; ou bien ils s'appliquent seus pour détruire l'acide hydro-sulfurique ou les émanaOutrides, parce que le chlore n'est mis en liberté qu'au

mesure qu'il se produit de l'acide carbonique ou quelque side, et parce qu'il réagit immédiatement sur elles, et

ment avec excès

, après la chute des pluies ou la fonte des a n'a pas à redouter l'action qu'il pourrait exercer sur Eation.

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