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les émanations organiques provenant de la putrefaction. Il peut r'n met e être employé avec un grand avantage dans ce but; mais les as fumigations de ce gaz employées d'abord , présentent beaucoup som d'inconvénients. Quaud la quantité répandue dans un espace run est trop considérable, l'excitation des organes pulmonaires qu'il produit pourrait même compromettre la santé : à la vérité, il est sitean facile de ne répandre que la quantité de gaz presque nécessaire, 300 parce que son odeur se faisant sentir aussitôt qu'il se trouve dans mobile le plus grand excès possible, on arrête la fumigation quand on the des s'aperçoit très sensiblement de sa présence; mais comme il faut, conti de la part de ceux qui opèrent, des soins et de l'attention, et que les a l'on doit toujours chercher à rendre, autant que possible, les opérations indépendantes de ceux des ouvriers, il est de beaucoup préférable de se servir de CULORURES Alcalins dont l'action est proportionnée à la quantité de substances qu'il s'agit de détruire. Les chlorures ne se décomposent pas par eux-mêmes : ils ne fournissent de chlore que quand ils sont en contact avec des acides, et l'acide carbonique que renferme l'air suffit pour produire cette décomposition. Voici des faits qui le prouvent.

De l'air ayant traversé du sang abandonné depuis huit jours à la putrefaction, pendant la chaleur de l'été, insufflé dans une dissolution de chlorure de chaux, il se forma bientôt une croûte de carbonate de chaux, et l'air sortit entièrement désinfecté.

Le même air ayant traversé une dissolution de potasse concentrée avant de passer dans le chlorure de chaux , sortit avec une odeur infecte. Il en fut de même de l'air conservé pendant plusieurs jours

VEN en contact avec du sang putréfié ; il était désinfecté lorsqu'on y faisait

passer du chlorure, et conservait son odeur quand on y avait d'abord laissé quelque temps de la chaux ou de la potasse.

Ainsi on peut employer avec un grand avantage les chlorures alcalins pour détruire l'acide hydro-sulfurique ou les émanations putrides , parce que le chlore n'est mis en liberté qu'au fur et à mesure qu'il se produit de l'acide carbonique ou quelque autre acide, et parce qu'il réagit immédiatement sur elles, et alors on n'a pas à redouter l'action qu'il pourrait exercer sur la respiration.

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s émanations organiques provenant de la putrefaction. Il pez: Lorsque l'on met en contact des dissolutions des mêmes chlore employé avec un grand avantage dans ce but ; mais la rures avec des substances organiques en décomposition, l'odeur migations de ce gaz employées d'abord, présentent beaucoup infecte disparait immédiatement, et ce moyen est fréquemment inconvénients. Quaud la quantité répandue dans un esps employé pour détruire celle que dégagent des cadavres. On peut t trop considérable, l'excitation des organes pulmonaires qui en faire également usage pour désinfecter les boues ou autres oduit pourrait même compromettre la santé : à la verite, ilsimmondices provenant des égoûts, voy. CURAGE, ou des matières cile de ne répandre que la quantité de gaz presque nécessaire fécales; mais sous ces deux derniers points de vue , l'emploi du rce que son odeur se faisant sentir aussitôt qu'il se trouve des charbon est préférable, puisqu'il ne fait que détruire l'odeur sans plus grand excès possible, on arrête la fumigation quand i altérer la nature des substances qui, conservant alors leurs proDerçoit très sensiblement de sa présence; mais comme il fax, priétés peuvent continuer à être employées comme ENGRAIS. la part de ceux qui opèrent, des soins et de l'attention, et er Nous nous étendrons à cet égard aux articles Fosses d’AISANCES et

doit toujours chercher à rendre, autant que possible, les Nour animalISÉ. Il nous suffira de rappeler ici que l'on a depuis rations indépendantes de ceux des ouvriers, il est de beau- long-temps reconnu que, d'une part, les matières charbonneuses p'préférable de se servir de CHLORURES ALCALins dont l'ae- absorbent facilement les gaz, et que, d'une autre, toutes les est proportionnée à la quantité de substances qu'il s'agit de matières organiques en décomposition , perdent leur odeur par "uire. Les chlorures 'ne se décomposent pas par eux-mêmes la dessiccation; de sorte que de la terre , des cendres même, he fournissent de chlore que quand ils sont en contact avec peuvent leur enlever leur odeur, et dès lors-le charbon devra acides, et l'acide carbonique que renferme l'air suffit pour produire cet effet å un beaucoup plus haut degré : c'est ce que Tuire cette décomposition. Voici des faits qui le prouveat.

prouve l'expérience, à tel point qu'il est actuellement facile de e l'air ayant traversé du sang abandonné depuis huit jours à préparer immédiatement et sans aucun dégagement d'odeur utréfaction, pendant la chaleur de l'été, insufflé dans

infecte
, des engrais avec les matières fécales, le sang,

les issues lissolution de chlorure de chaux , il se forma bientôt une

des animaux et un grand nombre d'autres substances. Cet art e de carbonate de chaux, et l'air sortit entièrement des exercé dès à présent sur une très grande échelle , est destiné à té.

acquérir un immense développement : nous en traiterons d'une même air ayant traversé une dissolution de potasse con

manière détaillée aux articles indiqués. e avant de passer dans le chlorure de chaus, sortit avec

H. GAULTIER DE CLAUBRY, deur infecte.

DESSÉCHEMENT. (Agriculture.) Les desséchements peun fut de même de l'air conservé pendant plusieurs jours

vent étre considérés sous deux points de vue : ou bien ils s'apntact avec du sang putréfié ; il était désinfecté lorsqu'on

pliquent à de vastes surfaces que l'on entreprend de soustraire t passer du chlorure, et conservait son odeur quand on

à l'état d'improduction et d'insalubrité résultant d'une longue abord laissé quelque temps de la chaux ou de la potase. invasion et du continuel séjour des eaux , pour les soumettre à on peut employer avec un grand avantage les chlorures

lement à des terrains déjà cultivés ou facilement cultivables,

une culture régulière et constante; ou bien ils s'appliquent seupour détruire l'acide hydro-sulfurique ou les émanaatrides , parce que le chlore n'est mis en liberté qu'au

et se réduisent à procurer l'écoulement des caux qu'ils contiennesure qu'il se produit de l'acide carbonique ou quelque

hent avec excès, après la chute des pluies ou la fonte des de, et parce qu'il réagit immédiatement sur elles, et

belges

. Dans le premier cas, il faut souvent mettre en jeu n'a pas à redouter l'action qu'il pourrait exercer su

toute la puissance de l'art pour maitriser une nature désordontion.

gee, et parvenir à soumettre la terre à cette première civilisa

ܕ

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tion qui suit partout le soc de la charrue. Les digues de défense, , les barrages, les canaux, les aqueducs, les moulins à vent, les tea, roues à pots, tous les appareils propres à élever les eaux pour les déverser au-dessus et en dehors du niveau des seuils qui les lézzée retiennent naturellement, et les machines à vapeur elles-mêmes zaden sont employés tour-a-tour ou simultanément; et l'ingénieur présent prés pare par les plus hardis travaux, les voies faciles où le laboureurspela cu. doit entrer. Dans le second, le laboureur lui-même peut obtenir eli sen immédiatement l'assainissement ou des améliorations daps l'as. et les sainissement de sa terre, par des procédés qui lui sont familiers and aus et avec des instruments qui lui sont propres : des fossés, des ri

ten des goles ; des empierrements, et, au besoin, quelques sondages lui la grand suffisent ; et des pratiques simples et communes , quoique sur les ri utiles, assurent l'abondance et la prospérité de ses récoltes. bxné le : Ce n'est que de cette espèce de desséchement ou plutôt d'égouttement, appliqué principalement aux terres labourables et aux prairies, que je me propose de parler ici.

De tels terrains sont inondés par la stagnation des eaux pluvidles et de celles des fontes de neige , ou par des eaux provenant de réservoirs souterrains d'eaux comprimées, ou par l'effet

s. Pour de la situation relative de ces terrains qui se trouvent plus bas que le pays

environnant. Dans le premier cas, le desséchement s'opère de deux manières, ou par des rigoles, espèces de fossés ouverts, ou par des fossés fermés ou couverts , communément appelés coulisses ou rigoles souterraines. Le BILLONNAGE qu'on emploie aussi, et qui n'est qn'une culture par fossés et rigoles ou fossés ouverts, l'entre dans les opérations du labour.

La méthode de desséchement à l'aide de rigoles ou de fossés découverts, consiste à ouvrir de grands fossés d'écoulement communs entre tous les propriétaires de pièces de terres voisines ; chacune de celles-ci est entourée et recoupée de fossés parallèles, et dont la pente conduit les eaux dans les grands fossés communaux. Chaque corps de ferme peut être lui-même bordé de fossés communiquant avec ceux des pièces de terre qui en dépendent. Ces fossés ont de o"60 à 120 de largeur dans le haut, et o3o à om56 dans le fond. Au moyen de leur talus, ils soutiennent sans s'ébouler. Si le terrain à défricher est plat ou

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à peu près de niveau, les grands fossés communaux suffisent à l'écoulement des eaux, pourvu que, vers leur extrémité,

leur pente soit suffisamment ménagée. On a soin de nettoyer au moins une fois l'année les fossés et rigoles, suivant leur état d'engorgement ou d'encombrement.

Mais ce procédé présente souvent à l'exécution de grandes difficultés, soit par la configuration et la disposition des terrains, soit par le défaut d'assentiment de tous les propriétaires et cultivateurs voisins ; et le desséchement des terres cultivables par les fossés ouverts a aussi le grand inconvénient d'interrompre la libre circulation des voitures ou de la charrue, et d'exiger la construction d'un grand nombre de ponts. On a donc cherché à y suppléer par des rigoles souterraincs ou fossés couverts , auxquels on a donné le nom de coulisses.

Les rigoles souterraines sont des fossés garnis de pierres , fascines , ou d'autres matériaux , ayant assez de solidité ou de durée pour maintenir les vides par lesquels l'eau doit s'écouler. On recouvre le tout de mousse, de gazon et de terre , de manière à ce que la charrue ou la voiture passe par dessus sans jamais être arrêtée. Pour faire les coulisses en fascines, on place, de distance en distance, dans le fond du fossé, deux pieux croisés en chevalet destinés à porter ces fascines. On met au-dessus de la paille, de la mousse et des feuilles , que l'on recouvre ensuite de terre. On emploie à leur confection les branches des arbres

que l'on trouve à sa portée. Les coulisses en pierre durent plusieurs siècles. Celles qui ont été faites par les anciens en Grèce, en Asie, en Perse, en Syrie, en France, etc., sont encore bien conservées, et remplissent parfaitement leurs fonctions , sans qu'on soit obligé d'y travailler. Les coulisses garnies en fascines durent trente à quarante ans et au-delà, suivant l'essence du bois et la grosseur des branches. On en fait aussi en gazon, qui durent de dix à quinze ans , et quelquefois plus.

Quand il s'agit de procurer l'écoulement d'eaux provenant de réservoirs souterrains et l'assainissement des terres inondées. par leur surgissement, on emploie avec autant de facilité que de succès cette même sonde dont le fontainier se sert

pour

faire jaillir les eaux à la surface, pour percer les glaises qui empêchent l'infiltration des eaux dans les terrains inférieurs. Cette

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manière de dessécher le terrain est depuis long-temps connue et pratiquée en Angleterre, en Allemagne et en Italie. Tantôi on ouvre, dans la partie la plus basse, des fossés de longueur suffisante pour recevoir toutes les eaux, et l'on perce, de distance en distance, dans le fond de ces fossés, des trous de sonde pour donner issue aux eaux comprimées et les faire écouler. S'il

et de s'agit d'une surface d'une grande étendue, il faut ouvrir un ou plusieurs grands fossés d'écoulement dans toute la longueur du terrain à dessécher , et l'on y fait aboutir , comme autant de les branches ou de ramifications, tous les fossés transversaux dans tes

, i lesquels sont percés les trous de sonde , multipliés suivant le preda besoin. L'effet de ces coups de sonde et des fossés d’écoulement est de rendre solides, en très

peu

de
temps,

les termes rains inondés , et même les terrains tourbeux les plus humides. ain

: En desséchant, par ce procédé, des marais et des plaines, on est devaie parvenu en même temps à se procurer, au-dessus du sol, des masses d'eau pour le service des usines ou des irrigations. Tan-ne, ci tôt on a préféré le percement des puits, aux forages à la sonde; minuci mais quelques bons effets qu'on en ait obtenus , ce moyen présente plus de difficultés et est plus dispendieux que le forage.aible On a proposé aussi , en France, de rétablir l'usage des kerises grands de la Perse, espèces de puits perdus ou puisards, communiquart avec des galeries ou rigoles souterraines, ouvertes daus le double but du desséchement des hautes plaines argileuses et de l'art fu rosement des terres inférieur es.

Quant au desséchement des plaines humides, sans pente et lui sans écoulement, ainsi que des marais plus bas que tout le pays environnant,

les moyens de l'obtenir ont été indiqués et décrits au mot BoITOUT.

SOULANGE Bodin. DESSÉCHEMENT DES MARAIS. (Administration, Dans le but de préserver les populations des influences funestes de l'air vicié des marais, et de rendre à l'agriculture de vastes portions de territoires, les gouvernements ont constamment donné leurs soins au desséchement de ces localités. L'ancienne législation nous transmet les privilèges qui étaient accordes å ceux qui entreprenaient ces travaux. Les édits du 8 avril 1599) et de 1607, l'endus par Henri IV, témoignent de l'importance que l'on aitachait, avec juste raison, à ces opérations, ci ce fut dans

Sous 1

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