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mais, d'un autre côté, en abattant le charbon par grandes tailles on met à découvert une partie considérable du toit en même temps, on s'expose ainsi davantage aux risques d'éboulement, et on consomme beaucoup de remblais pour soutenir le toit der. rière soi. On suit toutefois cette méthode en Angleterre pour des couches dont le toit est ébouleux, et elle a été adoptée en Belgique dans une mine où le dégagement du gaz était très abondant, pour l'exploitation d'une couche presque verticale. Les ouvriers étaient alors placés les uns au-dessus des autres sur des planchers, et les entailles du toit au mur étaient très rapprochées. Elle est rarement appliquée dès que l'épaisseur de la couche dépasse 2",257 pieds.

Quant à la méthode par gradins, elle présente, outre certains avantages qui lui sont communs avec la méthode par grandes tailles, dont elle n'est qu'une modification, celui de placer les ouvriers de la manière la plus convenable pour qu'ils se gènent le moins les vins les autres, ce qui fait qu'elle est presque exclusivennent adoptée pour l'exploitation des couches inclinées qui n'ont pas une très grande épaisseur. En outre, elle permet de ne jamais mettre à découvert une grande portion du toit à la fois.

B. Les couches de houille étant très épaisses el peu inclinées, on peut leur appliquer l'une quelconque des méthodes d'esploitation usitées pour les gites épais métallifères, méthodes à la Jescription desquelles nous prions le lecteur de se reporter.

La plupart des couches épaisses du département de Saône-etLoire sont exploitées par estaux et piliers, mais cette méthode occasione une perte de charbon qui s'élève jusqu'à 11/15 de la quantité totale. L'exploitation par assises et remblais sucessifs en commençant par les assises inférieures,'exige une quantité de remblais l'on a souvent de la peine à se procurer. Dans le Stafforshire, on exploite une couche de dix mètres d'épaisseur par une méthode toute particulière qui participe des avantages et des inconvénients des précédentes.

Elle consiste à diviser d'abord par la pensée le plan de la couche en un certain nombre de carrés autour desquels d evron éléménagés des massifs de charbon, et qui deviendront autant de cases ou compartiments distincts qui communiqueront par une

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Les ouvriers exploitent cette bande en travaillant par gradins renversés, comme ils le feraient s'ils exploitaient une couche de même épaisseur. Dès qu'elle est entièrement abattue, sauf la portion réservée pour les piliers, ils creusent tout autour des compartiments et des piliers, de bas en haut, des entailles jusqu'à une bande d'argile ou une fissure naturellehorizontale qui subdivise la couche, et soutiennent provisoirement la bande de charbon cernée par les entailles, au moyen d'étais en bois ou en fonte, puis en retirant ces étais ils font ébouler la bande de charbon; une quatrième, une cinquième bande sont ainsi abattues successivement, jusqu'à ce qu'on arrive au toit; et enfin lorsqu'on veut ahandonner la mine, les massifs et piliers de charbon sont amincis et abattus aussi bien que possible, en partant d'un point éloigné du puits principal et revenant vers ce point.

On enlève, par cette méthode, une proportion plus forte de charbon que par la méthode des estaux et piliers puisque le déchet ne dépasse pas de 4/10 à 5/10, et on évite la dépense des remblais, mais on produit une grande quantité de menu et on expose les ouvriers à de très grands dangers. On m'a assuré qu'il y en avait beaucoup de tués ou blessés par la chute des bancs de charbon qu'ils faisaient ébouler, et je n'ai pas eu de la peine à le croire en assistant à l'abattage des assises supérieures d'un des compartiments. Les ouvriers, pour en provoquerla chute, retiraient d'abord les étais avec précaution, et dès qu'ils entendaient un craquement ils se sauvaient. L'éboulement n'ayant pas lieu, ils revenaient et retiraient de nouveaux étais, puis se sauvaient encore jusqu'à ce qu'enfin la houille se détachât par énormes quartiers qui se brisaient avec un bruit sourd vraiment effrayant.

On a exploité des couches de houille épaisses de trois ou quatre mètres seulement dont le toit était solide en deux étages seu"lement; on commençait par le supérieur et le toit descendait sur la portion inférieure de la couche sans beaucoup se fracturer.

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A Rive de Gier, une couche épaisse de dix mètres est naturellement divisée en deux parties par une bande de schiste placée à peu près au milieu de sa hauteur. On exploite la partie inférieure en ménageant des piliers. Le sol des galeries étant un schiste tendre, les piliers s'y enfoncent, le schiste se gonfle dans les galeries, et atteignant la portion supérieure de la couche, sert à soutenir les ouvriers qui l'exploitent comme ils ont exploité la partie inférieure.

C. La couche élant epaisse et très inclinée.

On l'exploite par piliers et galeries ouvertes à différents niveaux sans remblais ou par ouvrage en travers. Cette dernière méthode est appliquée depuis quelques années à l'exploitation de la couche épaisse du Creusot, et on se procure des remblais soit en les amenant du jour, soit en poussant dans la roche stérile des galeries à l'extrémité desquelles on forme des excavations en cloche au toit desquelles on provoque des éboulements.

Telles sont les principales méthodes en usage pour l'exploitation des minerais métallifères, des substances salines et pierreuses, et des combustibles fossiles. Nous terminerons cet article par un exposé concis des moyens usités pour le transport dans les mines, l'extraction par le puits et la circulation des hommes, suivi d'un résumé général des principales règles dont l'exploitant de mines ne doit pas s'écarter.

Moyens de transport du minerai au jour. On conduit le minerai du fond des tailles ou galeries d'exploitation au jour ou au bas du puits principal, par les galeries ouvertes derrière l'ouvrier dans le gîte même, ou ménagées au travers des remblais.

On effectue le transport au moyen d'hommes , de femmes ou d'enfants , de chevaux, de la gravité ou de machines fixes (voy. art. Chemin DE FER ) sur le sol des galeries, sur des limandes ou sur des madriers que l'on pose sur le sol, et qui constituent de vėritables chemins de bois , sur des chemins de fer ou sur des canaux navigables.

Les hommes , les femmes ou les enfants , dans quelques mines mal organisées, portent les charges sur leur dos, et, dans d'autres , poussent des brouettes ou traînent des chariots à de petites distances sur le sol de la galerie ou sur des chemins de fer.

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Les femmes ne sont pas employées seulement pour le transport du minerai: dans quelques mines de houille du nord, elles abattent le charbon comme les ouvriers du sexe masculin.

Dans les mines métallifères, où souvent les galeries sont étroites et sinueuses, les hommes poussent des espèces de chariots particuliers qui portent le nom de chiens de mine. Un chien de mine se compose d'un caisse étroite et profonde portée sur deux essieux et quatre roues. Les deux roues de devant sont plus petites que celles de derrière. Le chariot roule ordinairement sur des chemins en bois composés de deux files de madriers écartés de quelques centimètres. Dans les circuits, l'ouvrier, s'appuyant sur son bord postérieur, le fait basculer d'une petite hauteur sur l'essieu de derrière , en sorte qu'il ne repose plus que sur les deux grandes roues. La charge est distribuée de manière à faciliter ce mouvement. On évite ainsi les frottements qui auraient lieu lorsqu'on voudrait tourner avec des chariots portant sur deux essieux fixés parallélement l'un à l'autre ou changeant difficilement de position.

Une cheville verticale, se rattachant à la caisse du chien, porte un petit galet horizontal qui, se plaçant dans la rainure , entre les madriers , l'empèche de dévier.

Dès que la distance dépasse une certaine limite, on substitue aux hommes les chevaux pour traîner les chariots, qui roulent sur le sol des galeries ou sur des routes en fer.

Les chariots revenant toujours à vide , les circuits fréquents étant inévitables, les distances parcourues rarement très grandes, et le peu

de consistance du sol ou les dimensions des galeries ne permettant pas l'usage de chariots d'un grand volumé ou très pesants , l'effet utile du cheval ou des autres moteurs dans les mines est ordinairement moins grand qu'il ne le serait à la surface.

La force de la gravité ne peut être utilisée que dans les galeries inclinées. Quelquefois on fait rouler le minerai métallifère du haut en bas de grands couloirs inclinés, dont le fond est garni de planches, ou ce, qui vaut mieux, on remplit le couloir de minerai et on le maintient toujours plein en comblant le vide qui se forme dans la partie supérieure lorsqu'on retire du minerai dans la partie inférieure. Dans les mines de houille où l'on veut

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éviter la rupture du charbon, on se sert de chariots , et l'excès de gravité de ceux qui sont chargés et qui descendent au moyen d'une combinaison de cordes et de poulies, fait remonter ceux qui reviennent à vide (Voy art. CHEMIN DE FER).

Les machines fixes sont très rarement employées, et seulement pour remorquer un convoi d'un bout à l'autre d'une longue galerie ( Newcastle ).

Les mines de houille du duc de Bridgewater , près de Manchester , et plusieurs mines en Silésie, offrent l'exemple d'un développement considérable de canaux souterrains pour le transport du combustible exploité.

Du bas du puits d'extraction à l'orifice, le minerai est élevé dans des sceaux , caisses ou paniers suspendus à des cordes ou à des chaînes qui, passant sur de grandes poulies de renvoi (mollettes ) fixées à des charpentes au-dessus du puits, vont s'enrouler sur des tambours. Une machine à vapeur à double effet , une roue hydraulique ou tout autre moteur , imprime un mouVement de rotation au tambour. Un sceau vide descend tandis que le sceau plein remonte. Pour éviter le transbordement du charbon qui augmente la proportion de menu, on élève quelquefois au jour les caisses pleines des chariots qui ont servi au transport dans les galeries.

Les cordes plates sont préférées aux cordes rondes et aux chaînes pour de grandes profondeurs.

Les chaînes quoique , dans certaines localités , moins dispendieuses que les cordes, sont rarement employées, parce qu'elles sont plus sujettes à se rompre.

Circulation des hommes. Les hommes descendent dans les mines ou reviennent à la surface , en se plaçant dans les sceaux qui servent à l'extraction du minerai; quelquefois (Newcastle) ils passent simplement un pied dans un étrier fixé au bas de la corde , se tiennent au câble et se servent de leur jambe restée libre pour s'éloigner des parois du puits contre lesquels ils pourraient s'accrocher. Enfin ils circulent dans les puits au moyen d'échelles ou d'escaliers. Le premier moyen est le plus mauvais de tous , parce qu'il arrive assez souvent que les cordes se rompent, que les sceaux se renversent ou s'accrochent, que les hommes même s'accrochent et se tucnt en tombant dans le puits,

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