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PREFACE.

Une des parties la plus précieuse de cette fainte liberté que

LE Christ nous a accordée est, que dans son culte on admet, fans aucune offense, différentes formes et différents usages, pourvu que ces formes et ces usages n'attaquent pas la substance de la foi; que dans chaque Eglife, on doit rapporter à la Difcipline, tout ce qui n'est pas clairement déterminé appartenir à la Doctrine; et qu'en conséquence il est permis, d'après l'aveu et l'autorité commune, de faire les changements, les retranchments, les augmentations, les amendements et les arrangements, que

l'on juge les plus propres à l'edification du peuple, “ selon l'exigence diverse des temps et des occasions."

L'EGLISE D'ANGLETERRE, à qui, après Dieu, l'Eglife Episcopale Protestante dans les Etats-Unis est redevable de sa première institution et d'une longue continuité de foins et de protection maternelle, a etabli, comme une Règle, dans la Préface de son Livre de Prières Publiques, que « les Formes particulières, les Rites et les Cérémonies admises dans le Culte Divin, étant de leur nature indifférentes et altérables, et reconnues pour telles, c'est agir conformément à la raison, que de permettre à ceux qui font revêtus de l'autorité, de faire, de temps à autre, après de fortes et importantes considérations, tous les changements qu'ils jugeront necessaires ou utiles.”

Ce n'est pas seulement dans sa Préface que l'Eglise Anglicane a declaré qu'il étoit nécessaire et avanta

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geux de faire, suivant les occasions, des changements et des amendements dans les formes du Culte public, elle l'a encore déclaré dans ses Articles et dans ses Homélies ; d'après cela, nous voyons, qu'elle a tâché “ de tenir un juste milieu entre trop de dureté à refuser, et trop de facilité à permettre des changements dans les choses qui, autrefois, ont été sagement instituées. Sous le règne de plusieurs Princes, depuis le premier recueil de la Liturgie sous Edouard VI. de justes et importantes considérations l'ont détérminée à consentir que l'on fit dans plusieurs points, tels changements que les temps respectifs demandoient; malgré cela, le corps et ses parties essentielles (tant dans ses principaux matériaux, que dans sa forme et son ordre,) font demeurés pleins de force et de vigueur.”

Le but principal qu'elle s'est proposée dans ces différentes Révisions et dans ces differents Changements, a été, comme elle le déclare dans la dite Préface, “ de faire ce qu'elle croyoit le plus favorable à la conservation de la paix et de l'unité de l'Eglise; c'est à dire, d'inspirer toujours plus de respect, de piété et de dévotion aux adorateurs de Dieu ; et enfin, de ne point donner lieu à ceux qui cherchent les occafions de blâmer à tort sa Liturgie.” Et quoique, suivant elle, “ cette Liturgie ne renferme rien qui soit contraire, soit à la Parole de Dieu, soit à la saine doctrine ; rien à quoi un homme pieux ne puisse se soumettre, sans blesser sa conscience; rien qu'on ne puisse défendre avec raison, pour vu qu'on lui donne une interprétation juste et favorable, telle, que celle que l'on doit, conformément à l'équité, accorder à tous les écrits humains :" Cependant, d'après les principes que l'on a dejà pofés, on devoit bien penser, que le temps nécessiteroit de nouveaux changements. En conséquence, en 1689 on nomma une commission pour faire une révision de la Liturgie: Mais ce grand et falutaire ouvrage ne fut point alors achevé; et depuis l'Autorité Civile n'a pas jugé à propos d'en nom. mer une autre.

Mais, quand dans le cours de la Providence Divine, les Etats-Unis de l'Amérique se furent rendus indépendants quant au Gouvernement Civil, leur Indépendance Ecclefiaftique fut nécessairement admise; et les différentes dénominations chrétiennes dans les Etats-Unis eurent également l'entière liberté d'organiser leurs Eglises respectives, d'établir les formes du culte et de la discipline de la manière qu'ils jugeroient la plus favorable à leur prospérité future; fans porter préjudice à la Constitution et aux Loix de

leur Pays

Les premiers changements, dont s'occupa cette Eglise, furent ceux, que la Révolution avoit rendus indispensables, dans les Prières que l'on faifoit pour nos Magistrats Civils. Et son principal foin, à cet égard, fut de les faire conformément au vrai but que doivent avoir de telles prières, c'est à dire,

les Magistrats obtinssent la grâce, la sagesse et le jugement, d'exercer la justice et de maintenir la vérité,” et que le Peuple “ menât une vie tranquille et paisible, confacrée à la piété et à la vertu.

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que

Mais tandis que la CONVENTION etoit occupée à la révision de ces changements, elle ne put s'empêcher, en témoignant sa reconnoissance à Dieu, (se voyant dégagée de toute espèce d'influence et de contrainte de la part des autorités humaines,) de saisir l'heureuse occasion qui se présentoit, de réviser de nouveau le Culte Public, et d'y faire tels autres changements et amendements qu'elle croyoit nécessaires.

Il paroit inutile de détailler ici tous les changements et les amendements qui ont eu lieu. Ils se feront aisément apercevoir, ainsi que les raisons qui les ont fait adopter, dans la comparaison que l'on fera de ce Li

cane.

vre avec celui des Prières Publiques de l'Eglise Angli.

On verra, de même, que cette Eglise ne cherche point à s'écarter des points essentiels de doctrine, de discipline, ou de culte admis par celle d'Angleterre; et qu'elle ne s'en écartera, qu'autant que des cir. constances locales le demanderont.

A présent, que cet important ouvrage est achevé, il faut espérer, que chaque vrai Membre de notre Eglise, et tous les veritables Chrétiens le receveront et l'examineront, dans son entier, avec douceur, avec candeur, et avec charité ; fans préjudice ni prévention ; en confiderant sérieusement ce que c'est que le Christianisme, et ce que c'est que les vérités de l'Evangile ; et en suppliant sincèrement le Dieu Tout-Puissant, de bénir les efforts qui seront faits pour les propager parmi les hommes, de la manière la plus claire, la plus simple, la plus affectueuse et la plus majestueuse, pour l'amour de Jésus Christ, notre Divin Seigneur et Sauveur.

QUE L'ON DOIT OBSERVER DANS LA LECTURE DES

Ox lira le Pleautier, dans son entier, une fois tous les Mois felon
l'ordre marqué tant pour les Prières du Matin que pour celles du
Soir. Mais en Février on re le lira que jusqu'au Vingt-huitième,
ou Vingt-neuvième Jour du Mois.

Et comme Janvier, Mars, Mai, Juillet, Août, O&obre et Dé-

cembre ont, chacun Trente et un Jours ; on lira, le dernier Jour de

ces Mois, les Pleaumes qu'on aura lus le Jour précédent ; enforte

que l'on puisse recommencer le Pseautier le Premier Jour du Mois

suivant.

Et comme le Pseaume CXIX divisé en XXII Parties, est

trop long pour être lu en son entier, il est ordonne qu'il n'en fera
lu que quatre ou cinq Parties chaque fois.

Le Ministre, au lieu de lire les Pseaumes tels qu'ils sont divisés
pour les Prières du Matin et du Soir, peut lire ceux, dont cette
Eglise a fait choix.

Et dans les Jours de jeûne et d'Actions de Grâces ordonnés par
les Autorités soit Civiles soit Ecclésiastiques, on laisse à la discrétion
du Ministre le choix des Pseaumes ; pour vu cependant que l'Auto-
rité Ecclésiastique n'en ait point ordonné d'autres dans un service
adapte à l'occalion ; et dans ce cas ceux-là seuls feront lus.
PSEAUMES PROPRES POUR CERTAINS JOURS.

Matin.

Soir.

Le Jour De Noel,
Pleaumes 19

Pleaumes 89

45

85

132

LE MERCREDI DES CENDRES, 6

130

143

LE VENDREDI SAINT,

64

40

88

54

LE JOUR DE PAQUES,

113

57

114

118

LE JOUR DE L'ASCENSION,

8

24

15

47

103

LE JOUR DE LA PENTECOTE, 148

104

68

145

Au lieu des Parties cy deffus, le Ministre peut lire quelqu'un

des Pseaumes Choifis.

III

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