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CONGRÈS INTERNATIONAL

SÉRICICOLE,

TENU À PARIS DU 5 AU 10 SEPTEMBRE 1878.

ARRÊTÉ

DE M. LE MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DU COMMERCE

AUTORISANT LE CONGRÈS.

LE MINISTRE DE L'AGRICULTURE ET DU COMMERCE ,

Vu notre arrêté du 10 mars 1878, instituant huit groupes de Conférences et de Congrès pendant la durée de l'Exposition universelle internationale de 1878;

Vu le Règlement général des Conférences et Congrès ;
Vu l'avis du Comité central des Conférences et Congrès ;

ARRÊTE :

ARTICLE PREMIER. Le sixième Congrès séricicole international est autorisé à se tenir au palais du Trocadéro les 5, 6, 7, 9, 10 et 11 septembre 1878.

Art. 2. M. le Sénateur, Commissaire général, est chargé de l'exécution du présent arrêté.

Fait à Paris, le 2 août 1878.

Le Ministre de l'agriculture et du commerce

TEISSERENC DE BORT.

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COMITÉ D'ORGANISATION.

Le cinquième Congrès séricicole international, réuni à Milan au mois de septembre 1876, a décidé qu'une nouvelle session aurait lieu à Paris en 1878, à l'occasion de l'Exposition universelle. Il a nommé, avant de se séparer, un Comité d'organisation du futur Congrès et l'a composé ainsi qu'il suit :

MM. BARRAL, Paris.

Bazille (Gaston), Montpellier.
Bellotti (Cristoforo), Milano.
Bolle (Giovanni), Gorizia.
Bossi-FEDRIGOTTI (comte Filippo), Rovereto.
Cantoni (Gaetano), Milano.
Cornalia (Emilio), Milano.
Coronini (comte Francesco), Gorizia.
Crivelli (marquis Luigi), Milano,
de Ferry de La Bellone, Apt.
de LACHADENÈDE (Paul), Alais.
DROUYN DE Lhuys, Paris.
Duclaux (Émile), Lyon.
DUMAS, Paris.
Frizzoni (Teodoro), Bergamo.
Gernez (Désiré), Paris.
GIRARD (Maurice), Paris.
HALNA DU FRETAY, Paris.
JEANJEAN (Adrien), Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard).
LECOUTEUX, Paris.
Levi (Alberto), Villanova-di-Farra (Gorizia).
Maillot (Eugène), Montpellier.
Martelli-Bolognini, Pistoja.
Marès (Henri), Montpellier.
PASTEUR (Louis), Paris.
PORLIER, Paris.
RAULIN (Jules), Lyon.
Susani (Guido), Milano.
Vasco (Amedeo), Torino.
VERSON (Enrico), Padova.
VLA CovICH (Gian-Paolo), Padova.

Le bureau a été constitué comme il suit:

Président ....
Vice-Président.....
Secrétaires..

M. Dumas.
M. PASTEUR.
MM. GERNEZ, Levi, Susani.

CIRCULAIRE

ADRESSÉE PAR LE COMITÉ D'ORGANISATION AUX ÉDUCATEURS DE VERS À soie.

Le Comité s'est réuni à Paris, les 20 et 21 janvier '1877, sous la présidence de M. Dumas, et, après avoir examiné les propositions qui lui sont parvenues, il a arrêté le programme des questions sur lesquelles il invite les éleveurs de vers à soie à concentrer particulièrement leurs études.

Le Comité a cru devoir, en raison de l'importance de la question de la flacherie, publier un exposé de l'état précis de la question. Du reste, il n'a voulu gêner en rien l'initiative individuelle, et il s'est interdit de tracer des règles étroites que devraient suivre les expérimentateurs ; il croit cependant devoir donner quelques indications de nature à empêcher que le zèle d'hommes studieux, mais non familiarisés encore avec les recherches scientifiques, ne soit entièrement perdu pour n'avoir pas été convenablement dirigé. Il rappelle, en conséquence, une recommandation faite déjà en vue du Congrès de Milan et dont on a eu l'occasion de constater les bons effets : celle de faire des expériences qui soient comparables.

Supposons, par exemple, qu'il s'agisse de rechercher, par voie d'expériences, s'il vaut mieux, pour ce qui concerne la flacherie, conserver les graines pendant l’hiver à une température plutôt très-basse que modérée.

Pour résoudre cette question, certains expérimentateurs exposeront une graine quelconque à un froid intense, élèveront les vers nés de cette graine et tireront des conclusions du résultat observé. D'autres prendront plusieurs graines d'origines inconnues, soumettront les unes à certaines températures et d'autres à des températures différentes, et ne croiront pas se tromper en altribuant à ces différences de température la diversité des résultats obtenus, etc.

Pour opérer avec rectitude, il est indispensable de prendre une certaine quantité d'aufs provenant tous de la même éducation et choisis de manière à donner des vers qui ne soient pas condamnés à mourir de pébrine, c'est-à-dire venant d'une origine non corpusculeuse. Ces euss seront conservés tous ensemble jusqu'au moment où commencera l'expérience. On divisera ce lot en deux parties égales; on les soumettra pendant un temps donné à des températures différentes, en les plaçant du reste dans des conditions identiques d'humidité, d'aération, etc., de telle sorte que la seule circonstance différente soit la température. Quand ensuite on procédera à l'élevage des deux parties, il faudra non seulement qu'il ait lieu dans le même local, mais encore que toutes les circonstances diverses, depuis l'incubation jusqu'au dernier jour, soient toutes et toujours aussi identiques que possible. Alors seulement l'expérience pourra être légitimement considérée comme concluante, parce que les conclusions de l'expérimentateur seront fondées sur des résultats véritablement comparables entre eux. En d'autres termes, la différence observée dans les produits, s'il en existe une, pourra être attribuée à celle circonstance que les deux graines ont été maintenues, à un âge donné et pendant un temps donné, à des températures différentes.

Tel est le principe fondamental de toute expérimentation.

Le Comité recommande aussi d'élever les vers en lots un peu forts et dans les conditions habituelles des magnaneries. Il prie les persounes qui désireraient contribuer au progrès de la sériciculture, en étudiant une ou plusieurs des questions du programme ci-joint pendant la campagne prochaine, de vouloir bien lui communiquer avant le 1er décembre 1877 les résultats qu'elles auraient obtenus.

On utiliserait ces résultats, soit pour modifier quelques-unes des questions indiquées, soit pour en proposer de nouvelles en vue de la campagne séricicole de 1878, après laquelle le Comité formulera et publiera le programme proprement dit du Congrès; il y insérera les questions sur lesquelles les expériences auront jeté quelque lumière et qui, par suite, paraîtront susceptibles d'être plus utilement proposées comme matières aux discussions.

Le Comité avait émis le veu que les produits bacologiques qui doivent figurer à l'Exposition universelle de 1878 fussent distraits de l'ensemble de l'Exposition pour être réunis dans un pavillon spécial, afin que l'observation et l'étude en fussent plus faciles ; à la suite de démarches faites par M. Dumas, président du comité, M. Krantz, sénateur, commissaire général de l'Exposition universelle, a reconnu l'intérêt qu'il y aurait à réaliser ce vou, et il y a lieu d'espérer que, dans un bref délai, on sera fixé sur les détails d'organisation de cette Exposition bacologique.

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A.

Le Comité ordonnateur du Congrès appelle l'attention des personnes qui s'occupent de biologie sur l'opportunité que présente une étude spéciale de l'embryologie du ver à soie, étude poursuivie en utilisant les méthodes et les appareils que la science moderne possède et les connaissances qu'elle a acquises sur la marche du développement de l'auf. Dans un intérêt pratique, il recommande aux sériciculteurs les questions suivantes :

Recherche et étude expérimentale des divers moyens propres à amener l'éclosion prématurée des graines de vers à soie.

Nota. Il serait utile d'accompagner celte étude de recherches microscopiques sur les changements subis par la coque de l'oeuf, et de recherches chimiques sur les modifications de l'activité respiratoire des graines soumises à l'expérience.

Quel est le minimum d'abaissement de température et le minimum de durée de cet abaissement, qu'une graine de ver à soie doit avoir éprouvés, pour devenir susceptible d'éclore, lorsqu'on la soumet dans la suite à une incubation régulière.

On tiendra comple de l'âge de la graine au moment du refroidissement, de l'éclosion plus ou moins complète qu'on obtient, des circonstances qui ont précédé et suivi le refroidissement.

B.

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