Page images
PDF
EPUB

Noblesse de Souabe....

de Franconio.
du Rhin......

d'outre-Rhin..
Rhipgrave.......
Salm-Horstmar..
Salm-Kyrbourg (comte)..
Salm-Reiserscheid-Dyk....
Salm-Reiferscheid-Krautheim (prince).
Salm-Salm (prince).
Schaesberg (comte)..
Schlitz (Emile)......
Schoenborg-Wiesentheid (comte)..
Schoenbourg-Waldenbourg (prince).
Schwarzenberg (prince)..
Sinzendorf (prince)...
Solms (maison princière et comtale)....
Solms-Braunfels (prince)....
Station Thannhausen (comte).
Stolberg (maison comtale)...
Ordre Teutonique...
Tour et Taxis (prince)..
Torring-Gutenzell (comte).
Truchsess - Waldbourg - Wolfegg - Waldsee

(prince)...... Truchsess-Waldbourg-Zeilreilet Trauchbourg

(prince)...
Wartenberg-Roth (comte)..
Wied-Neuwied (prince)..
Wied-Runkel (prince)..
Windischgraetz (prince)..
Wittgenstein-Berlebourg (prince)....
Wittgenstein-Wittgenstein (princes)....

Baron de Hornstein.
Baron de Zobel.
Comte de Degenfeld.
Comte de Kesselstadt.
De Riese, de Gaertner.

Id.
De Gaertner.

Id.

Id.
De Filgram.
De Gaertner.

Id.
Id.
Id.
Id.
Id.

Id.
Stephani.
Prince de Metternich.
De Gaertner.
D'Ulrich.
Baron de Vrints Berberich.
De Goetz.

De Gaertner.

Id. Id. Id. Id, Id. Id. . ld.

V

Plénipotentiaires de ci-devant Souverains, de Communautés,

Baron de Billieux, de Delefilz.
Piazzoni.
De Heilmann.
Auvergne, Vauthier de Baillamart.
Docteur Buchholz.
Cotta, Bertueh.
Avocat Wera.
Paro.
Frecavalli.
Docteur Keidel.
Avocat Wera.
Labrador, de Goupy des Hautes-

Bruyères.

particuliers et prétendants.

Bale (ancien évéché)
Bergame (ville)...
Bienne (ville)....
Bouillon (duché).
Brême (Juifs de).
Libraires allemands..
Piombino (duc)..
Como (ville)..
Crémone (ville).
Dantzig (ville).
Elbe (prince de).
Etrurie (reine)..

Francfort (anciens fonctionnaires du grand

duché). Francfort (catholiques de). Francfort (juifs de)

Comte de Keller.
Weckbecker.
Baruch, Uffenheim.

Frisons (habitants des).

Vincent de Salis-Sils, Daniel de Salis. Hambourg (juifs de).

Docteur Buchholz. Saint-Jean de Jérusalem....

Bailli de Miari, bailli de Berlinghieri,

Vié de Césarini. Eglise catholique d'Allemagne....

Baron de Wambold, Helfferich, Schlies,

baron de Wessenberg. Kreuznach (ville)...

Baron de Hohensels, Rupenthal. Lucques...

Comte de Mansi. Lubeck (juifs de).

Docteur Buchholz.
Milan (ville de)....

Fadigati.
Mayence (ville et chambre de commerce)... Comte de Kesselstadt, baron de Mappes,

docteur Hadamar.. Malte (ordre de).......

Bailli de Miari, bailli de Berlinghieri,

Vié de Césarini. Piombino (Prince)........

Avocat Wera. Porentrui (principauté)..

Baron de Billieux, de Delefilm. Saint-Gall (prince abbé)..

De Müller. Solms Braunfels et Greisenstein (sujets). Alk Mayr. Sustentation (commissaire de)...

Berthonnier. Toscane....

Labrador, de Goupy des Hautes

Bruyères. Valteline, Clèves et Bormio.

Comte Guicciardini, Stampa. Worms (comté).....

Id.

H

Note du prince de Talleyrand aux Plénipotentiaires des huit Puissances

signataires du traité de Paris contre l'ajournement du Congrès.
(Extrait.)

Vienne, le 3 octobre 1814.
Les commissions ne peuvent être établies et composées que du con-
sentement du Congrès, à la sanction duquel leurs travaux doivent être
soumis. S'il a le droit de sanctionner, il a aussi celui de déléguer le
pouvoir. Reconnaître au Congrès le droit de sanctionner, c'est recon-
naitre que les puissances réunies ne le forment pas seules, et qu'elles
funt seulement partie de la puissance de l'Europe.

L'embarras qu'on trouve à la formation actuelle du Congrès ne le sera pas moins plus tard qu'aujourd'hui : en l'ajournant, on s'ôterait le moyen de rien faire de régulier et de légitime. L'article IX regarde les puissances qui ont signé le Traité du 30 mai, comme pleinement qualifiées pour former une commission, non pas qui décide, mais qui prépare les questions préliminaires pour la décision du Congrès, relativement à sa composition, aux objets à régler, à la manière dont on procédera, à l'ordre dans lequel ils doivent être réglés.

L'art. veut que les huit puissances s'occupent sans délai de ces questions, pour qu'on les soumette aux Congrès réunis au même temps où l'on procédera à la formation du comité.

Memorandum de lord Castlereagh, au sujet des traités entre les alliés, relatifs au duché de Varsovie.

Vienne, le 4 octobre 1814. Lorsqu'à la suite de la défaite de l'armée française et de son expulsion de la Russie, des ouvertures furent faites à la Prusse pour se joindre à la cause générale de l'Europe, l'empereur de Russie et le roi de Prusse s'unirent dans ce but par le Traité de Kalisch du 28 février 1813.

Comme ce traité était de la plus grande importance, son caractère fut tout particulièrement défini en établissant avec le plus grand détail, dans son préambule, les principes sur lesquels il reposait et qui devaient servir de règle pour la conduite future des deux puissances.

Ce préambule est ainsi conçu :

« La destruction totale des forces ennemies qui avoient pénétré dans le cæur de la Russie, a préparé la grande époque de l'indépendance de tous les États qui voudront la saisir pour s'affranchir du joug que la France a fait peser sur eux depuis taut d'années.

« En conduisant les troupes victorieuses hors de ses frontières, le premier sentiment de S. M. l'empereur de toutes les Russies fut celui de rallier à la belle cause que la providence a si visiblement protégée, ses anciens et plus chers alliés, afin d'accomplir avec eux des destinées auxquelles tiennent et le repos et le bonheur des peuples épuisés par tant de sacrifices.

« Le temps arrivera où les traités ne seront plus des trèves, où ils pourront de nouveau être observés avec cette foi religieuse, cette inviolabilité sacrée auxquelles tiennent la considération, la force et la conservation des empires.

« C'est dans ces circonstances solennelles et décisives qu’un mouvement spontané a rapproché S. M. l'empereur de toutes les Russies et S. M. le roi de Prusse.

« Tous deux également guidés par le généreux motif de la délivrance de l'Europe, ont commencé, pour procéder à cette cuvre salutaire, par resserrer les liens de leur ancienne alliance, par rétablir, dans le sens le plus étendu, leur première intimité; et voulant fixer la base de leurs engagements réciproques par un traité de paix, d'amitié, d'alliance offensive et défensive ils ont nommé, etc. etc. »

Tel est le préambule du Traité d'alliance offensive et défensive conclu contre la France par ces deux puissances auquel sont annexes deux articles séparés.

Le premier prend l'engagement que la Prusse « sera reconstruite dans les proportions statistiques, géographiques et financières, con

[merged small][ocr errors][merged small][ocr errors][ocr errors]

formes à ce qu'elle était avant la guerre de 1806. Pour cet effet, S. M. l'empereur de toutes les Russies promet de la manière la plus solennelle, d'appliquer aux équivalents que les circonstances pourraient exiger pour l'intérêt même des deux États, et à l'agrandissement de la Prusse, toutes les acquisitions qui pourraient être faites par les armées et les négociations dans la partie septentrionale de l'Allemagne, à l'exception des anciennes possessions de la maison de Hanovre. Dans tous les arrangements il sera conservé, entre les différentes provinces qui doivent rentrer sous la domination prussienne, l'ensemble et l'arrondissement nécessaire pour constituer un corps d'État indépendant.

Art. II. Pour donner à l'article précédent une précision conforme à la parfaite intelligence qui existe entre les deux Hautes Parties contractantes, S. M. l'empereur de toutes les Russies garantit à S. M. le roi de Prusse, avec ses possessions actuelles, plus particulièrement la vieille Prusse, à laquelle il sera joint un territoire qui, sous tous les rapports, tant militaires que géographiques, lie cette province à la Silésie.

Le 27 juin suivant, afin de confirmer les dispositions de l'Autriche de se joindre à la cause commune et de lui assurer des indemnités convenables pour sa coopération, dans le cas où sa médiation avec la Prusse viendrait à avorter l'empereur de Russie et le roi de Prusse conclurent un traité avec l'empereur d'Autriche.

Les conditions de ce Traité sont les suivantes :

1° La dissolution du duché de Varsovie et de partager les provinces qui le forment entre l'Autriche, la Prusse et la Russie, d'après les arrangements à prendre par ces trois puissances, sans aucune intervention du gouvernement français.

2° L'agrandissement de la Prusse, en suite de ce partage, et par la cession de la ville et du territoire de Dantzig. L'évacuation de toutes les forteresses dans les États prussiens et dans le duché de Varsovie qui aujourd'hui se trouvent encore occupées par les troupes françaises.

3° La restitution des provinces illyriennes à l'Autriche.

Par suite de ce Traité, les Cours d'Autriche et de Prusse conclurent un Traité séparé d'alliance le 9 mars 1813, pour la protection de leurs intérêts réciproques; par le troisième paragraphe du premier article secret de ce traité, ils s'engagent d'amener un arrangement à l'amiable entre les trois Cours d'Autriche, de Prusse et de Russie sur le sort futur du duché de Varsovie.

Tels étant les arrangements contractés par des Traités au sujet du duché de Varsovie, il paraît néanmoins, que S. M. l'empereur de Russie se considère avoir droit à disposer du duché entier de Varsovie, avec toutes ses forteresses, sous le prétexte que ses troupes ont les pre

mières pris possession du duché. Que néanmoins par une espèce de grâce, il a l'intention de donner à la Prusse la ville et le territoire de Dantzig et un district nécessaire pour relier la vieille Prusse aux autres territoires prussiens, et il paraît de plus, que c'est l'intention de S, M, Impériale de réunir le restant du duché de Varsovie aux provinces russes, qui sont revenues à la Russie par les précédents partages et d'en former une monarchie séparée, qui sera gouvernée par Sa Majesté, comme roi de Pologne, aux conditions qui seront jugées convenables pour rétablir le royaume de Pologne sous la dynastie russe. Cette mesure est prétendue nécessaire, d'après les principes de devoir moral, afin d'amener une juste amélioration dans le gouvernement des sujets polonais de S. M. Impériale, et des habitants du duché de Varsovie qui lui sont en ce moment soumis, par l'occupation militaire du duché par les troupes impériales.

Le projet d'une telle mesure a nécessairement causé beaucoup de crainte et de consternation parmi les Cours d'Autriche et de Prusse, el a amené une crainte générale dans toute l'Europe.

L'annexion forcée de la presque totalité d'un territoire aussi important et aussi peuplé que le duché de Varsovie, renfermant près de quatre millions d'âmes, une telle annexion à l'empire de Russie, si largement augmenté dernièrement par la conquête de la Finlande, par ses acquisitions en Moldavie et par son extension récente du côté de la Prusse, son introduction du Niemen dans le caur même de l’Allemagne, sa possession de toutes les forteresses du Grand-Duché exposant ainsi entièrement à ses attaques les capitales d'Autriche et de Prusse sans aucune ligne de défense ou de frontière; l'exhortation faile aux Polonais de se rallier autour des étendards de l'empereur de Russie pour rétablir leur royaume, les nouvelles espérances données, l'ouverture de nouvelles scènes par l'activité et les cabales de ce peuple léger et remuant, la perspective de renouveler ces conflits simultanés dans lesquels les Polonais ont engagé longtemps eux-mêmes et leurs voisins; la crainte que cette mesure inspire de donner de nouveaux éléments à une autre guerre prochaine; l'extinction de tout espoir, du repos, de la confiance et de la paix actuels, toutes ces considérations et bien d'autres encore s'offrent à tous les esprits et justifient les craintes qui agitent l'Europe. Tandis qu'il existe un sentiment universel pour reconnaitre et pour rendre justice aux immenses vertus de l'empereur de Russie, et aux bienfaits immenses que sa persévérance et son énergie ont amenés pour le bien général, l'esprit public ne peut comprendre pour quelle raison cette union formidable est adoptée et peut être justifiée.

On allègue fortement que c'est en opposition directe avec les engagements contractés par S, M. Impériale avec ses alliés l'empereur d'Au

« PreviousContinue »