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28 pluviòse an VII (4), et 29 floréal an X (5), -Vu les ordonnances royales des 2 avril (6),

el 29 octobre 1823 (7), 7 (8), el 25 mai 1828 (9), 23 seplembre 1829 (10), el 25

mars 1830 (11), concernant les bateaux à vamunicipales, et à dire d'experts , pourvoiront aux indemnités, qui seront acquittées sur les droits de bac ,

peur et les machines à haute et basse presaprès l'approbation du directoire exécutif.

sions; · Vu les instructions ministérielles 41. Le directoire exécutif se fera rendre compte de des 19 mars 1824 (12), 7 mai 1825 (13), 12 la situation des passages, et prononcera sur la nécessité d'établir des bacs et bateaux alternant sur les deux rives, lorsque la communication exigera cette mesure.

42. Il désignera aussi les passages dont la communication devra être suspendue depuis le coucher du

préfet, un conseil de préfecture et un conseil général soleil jusqu'à son lever; et pendant cette suspension,

de département, lesquels rempliront les fonctions les bacs, bateaux et agrès devront être fermés avec

exercees maintenant par les administrations et com

missaires de département. chaines et cadenas solides.

43. Aux passages où le service public, les intérêts Art.16. A Paris, dans chacun des arrondissemens mudu commerce, et les usages particuliers résultant de nicipaux, un maire et deux adjoints seront chargés de la nalure du climat et de la hauteur des marées , exi la partie administrative et des fonctions relatives à geront une communication non interrompue, le di l'état civil. rectoire fera régler par les administrateurs ( eu égard Un préfet de police sera chargé de ce qui concerne aux tems et aux lieux), le service des veilleurs ou la police, et aura sous ses ordres des commissaires quarts qui devront être établis pour ces passages.

distribués dans les douze municipalités. 44. Le directoire déterminera également les mesures de police et de sûreté relatives à chaque passage : (5) Voy. tome II, page 51, note 3. en conséquence, il désignera les lieux, les circonstances dans lesquelles le bac ou bateau devra avoir atta

(6) Voy. tome ler, page 42, note 1. ché à sa suite un batelet ou canot, et celles dans les

id. 43, note 2 quelles les batelets on canots devront être disposés à

id. la rive, à l'effet de porter secours à ceux des passagers

(8)

43, note 3. auxquels un accident imprévu ferait courir quelques (9)

id. 44, note 4. risques. I prescrira le mode le plus convenable d'amarer

(10) Voy. tome II, page 332, note 13. les bacs et bateaux lors de l'embarquement et du dé (11) id. 332, note 14. barquement, afin d'éviter les dangers que le recul du bateau pourrait occasioner.

(12) Voy. tome ler, page 49, note 8. Il fixera aussi le nombre des passagers et la quanlité de chargement que chaque bac ou bateau devra

(13) Instruction relative à l'erécution de l'ordoncontenir en raison de sa grandeur.

nance royale du 29 octobre 1823, sur les machines 45. Les adjudicataires et nautoniers maintiendront

à vopeur à haute pression ou sur celles dans lesle bon ordre dans leurs bacs et bateaux pendant le

quelles la force élastique de la vapeur fait équilibre passage, et seront tenus de désigner aux officiers de police ceux qui s'y comporteraient mal, ou qui, par

à plus de deux atmosphères, lors même qu'elles leur imprudence, compromettraient la sûreté des brúleraient complètement leur fumée. passagers. 46. Dans les lieux où les passages de nuit sont auto

Paris, le 7 mai 1825. risés, les veilleurs ou quarts exigeront des voyageurs aufres que les domiciliés, la représentation de leurs pas L'ordonnance royale du 29 octobre 1823 a statue seports, qui devront être visés par l'administration qu'à l'avenir aucune chaudière de machine à vapeur à municipale ou l'officier de police des lieux.

haute pression ne pourrait être mise dans le commerce Les conducteurs de voitures publiques, courriers (et à plus forte raison employée) qu'autant qu'elle des malles et porteurs d'ordres du gouvernement, se serait iunie de deux soupapes et de deux rondelles ront dispensés de cette dernière formalité.

de métal fusible, et qu'après avoir été éprouvée à l'aide 47. Les adjudicataires ne pourront se servir que

de

d'une presse hydraulique et timbrée après l'épreuve. gens de riviére ou mariniers reconnus capables de Le fabricant de chaudières et de machines à haute conduire sur les fleuves, rivières et canaux : à cet ef- pression qui aura des chaudières à faire vérifier, éprou. fet, les employés devront, avant que d'entrer en exer ver et timbrer, adressera une demande au préfet, qui cice , être munis de certificats des commissaires civils la transmettra immédiatement à l'ingénieur des mines, de la marine, dans les lieux où ces sortes d'emplois s'il réside dans le département, et dans le cas consont établis, ou de l'attestation de quatre anciens ma traire, à l'ingénieur des ponts et chaussées qui doit le riniers conducteurs, donnée devant l'administration suppléer. (Art. 7 de l'ordonnance.) municipale de leur résidence, dans les autres lieux.

Le préset veillera à ce que les opérations se sassent

dans le plus court délai possible, afin qu'il n'en puisse (4) Loi concernant la division du terriloire frunçais et résulter aucun inconvénient pour les besoins du com

merce et de l'industrie. l'administration.

L'ingénieur vérifiera d'abord si les dimensions des

deux soupapes sont telles, que le jeu de l'une d'elles 28 pluviðse an VIII.

puisse suffire au dégagement de la vapeur, dans le cas

où la vapeur acquerrait une trop grande tension. TITRE II. - - jer. Administration de déparlement. Il vérifiera de même si les orifices dans lesquels les

deux rondelles de métal fusible devront être encasdans chaque département, un trécs, ont les diamètres convenables, savoir : pour la

Art. 2. Il y aura,

temens,

être apposé

première, un diamètre au moins égal à celui de l'une Lorsque la chaudière aura résisté à cette épreuve,
des deux soupapes; pour la seconde, un diamètre l'ingénieur y sera apposer, en sa présence , le timbre
double.
Il recunnaitra en même tems si la position de ces

qui indiquera la pression à laquelle la machine devra

habituellement travailler, exprimée en atmosphères.
orifices est telle, que les rondelles puissent remplir Ce timbre consistera : 10 en une plaque de cuivre
leur destination.

circulaire frappée à la monnaie de Paris, portant en
L'épreuve de la chaudière n'aura lieu qu'après l'a- légende ordonnance du 29 octobre 1823, et sur laquelle

justement des deux rondelles. Cet ajustement sera le nombre d'atmosphères et de demi-atmosphères sera

précédé des opérations suivantes : l'ingénieur déter marqué; 20 en trois vis de même métal, destinées à

minera, d'après la table ci-jointe, le degré de fusibilité assujettir la plaque sur le corps de la chaudière au

du métal dont chaque rondelle devra être faite. Il vé moyen de trous taraudés. Lorsque les vis auront été

rifiera ensuite si le métal dont on se propose de fabri complètement enfoncées , l'ingénieur sera araser la

quer chaque rondelle est doué de la fusibilité requise. tête de chaque vis à fleur de la plaque , de manière à

celte vérification pourra avoir lieu de deux manières : faire disparaitre la fente de cette tête. Il formera en-

10 Si le métal a été préparé par le fabricant de suite une empreinte sur la tête de chaque vis à l'aide

chaudières ou de machines, l'ingénieur procédera à d'un poinçon à fleurs de lis ayant un diamètre plus
l'essai des deux espèces de lingots qui devront fournir grand que celui de cette tête:
la matière des rondelles, en employant le mécanisme
dont le fabricant fait lui-même usage, mais après en

La plaque et les vis en cuivre seront fournis par le

fabricant.

avoir vérifié l'exactitude; 20 si le fabricant de chau Au moyen des dispositions qui précèdent , toutes

dières ou de machines veut employer du métal susible les chaudières des machines à haute pression seront

acheté dans le commerce, l'ingénieur n'aura qu'à con essayées au lien même de leur fabrication, ce qui con-

stater si les deux lingots portent le timbre légal annon-

çant le degré de leur fusibilité, c'est-à-dire, si chacun

centrera les épreuves dans un petit nombre de dépar-

d'eux est marqué du timbre qui a da y.

S'il n'existe point de fabrique de chaudières dans le

par l'ingénieur des mines commis pour faire ces sortes

d'essais dans la manufacture mêmc du métal fusible;

département, les opérations de l'ingénieur, à l'égard

des chaudières qu'on y introduira pour le service,

soit

ce timbre sera le même que celui dont il est parlé dans de machines à haute pression déjà permissionnées,
le paragraphe ci-dessous.

soit de machines nouvelles et à permissionner,

consis-
L'ingénieur, ayant acquis la certitude que les lingots teront à vérifier les deux espèces de timbres que ces
sont composés, l'un de métal fondant à 10 degrés cen chaudières devront porter. Ces vérifications se feront
tigrades au-dessus de la température que la vapeur aisément au moyen de clichés.
aura habituellement dans la chaudière, et l'autre de Un exemplaire de ces clichés est déposé aux archives
métal fondant à 20 degrés centigrades au-dessus de la de la préfecture, un autre au bureau de l'ingénieur
même température , fera couler en sa présence les des mines, ou, a son défaut, au bureau de l'ingénieur
deur rondelles, et il apposera à chacune d'elles un des ponts et chaussées.
timbre octogone portant la légende Ponts et Chaus-
sées et Mines , au milieu de l'empreinte duquel il sera
immédiatement graver, sous ses yeux, le degré de fu-

TABLE DES FORCES ÉLASTIQUES DE LA VAPEUR D'EAU
sibilité des rondelles.

A DIFFÉRENTES TEMPÉRATURES.
Les rondelles seront ensuite ajustées à la chaudière.

Dans le cas où le fabricant de machines se serait
procuré des rondelles toutes faites el qui auraient déjà
eté essayées et timbrées dans le lieu de leur fabrication,

ELASTICITÉ

TEMPÉRATURE
l'ingénieur n'aura d'autre soin à prendre que de vérifier

le la vapeur de la colonne

les timbres indiquant les températures avant que les

correspondante

par la vapeur

rondelles soient ajustées à la chaudière.

la pression qui mesure

I'elasticité

En général, dans la vérification du degré de fusibilité l'atmosphère

du métal fusible, il faudra que l'ingénieur fasse atten-

la vapeur.

centigrade.

tion qu'il ne s'agit pas de constaler le degré où le mé-

tal devient parfaitement fluide, mais celui auquel le mé

tal se ramollit assez pour céder à la pression de la va Atmosph.

Degrés. Kilogramm.

peur. Cette distinction est importante, car les plaques

de métal fusible sont susceptibles de perdre leur tena-

1.

0, 76.

100,

1, 033.

cité un peu avant d'arriver à la température qui dé-

í 1/2

1, 14. 112, 2. 1, 549.

termine leur fusion parfaite. Le timbre doit, par con-

2.

1, 52.

122,

2, 066.

séquent, exprimer non pas le degré de fusion parfaite, 2 1/2 1, 90,

2, 582.

mais celui qui ramollit le métal d'une quantité suffi 3.

28.

135,

sante pour rendre la plaque susceptible de s'ouvrir 3 1/2.

66. 140, 7.

par la pression qu'elle éprouve sous cette tempéra-

3 04. 145, 2.
ture.

4 1/2.

4, 648.

La chaudière, étant munie de ses tubes bouilleurs, 5.

3, 80.

de ses rondelles et de ses soupapes convenablement

5 1/2,
4, 18.

5, 681.

surchargées de poids, sera remplie d'eau, et on l'éprou-

6.

4, 56. 161, 5. 6, 198.

vera à l'aide d'une presse hydraulique ou pompe de

6 1/2.
6, 94.

164, 7. 6, 714.

pression qui sera fournie par le fabricant, avec la main 7.

5, 32.

168,

7, 231.

d'auvre nécessaire à son emploi.

7 1/2.
5, 70.

7, 747.

La pression exercée devra être cinq fois plus forte

8.

6, 08. 173.

8, 264.

que celle que la chaudière est destinée à supporter

dans l'exercice habituel de la machine dont elle fera

partie ; c'est-à-dire, par exemple, que si la chaudière Cctic table a été dressée par l'Académie royale des

est destinée à travailler à deux atmosphères, la pression Sciences.

d'épreuve sera portée à dix almosphères.

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pour unité,

170, 7.

juillet 1828 (14), el polamment celle du

27

ler aux fabricans qu'ils ne devront pas s'autoriser de cette réduction pour diminuer les épaisseurs des chaudières. S'ils agissaient ainsi, les plus graves inconvé

niens seraient à craindre, et c'est pour les prévenir (14) Instruction relative à l'exécution des ordon que l'art. fer de l'ordonnance royale du 7 mai 1828, nances du roi, des 29 octobre 1823 et 7 mai 1828,

en réduisant la pression d'épreuve au triple, impose concernant les machines à vapeur à haute pression;

aux fabricans l'obligation de donner aux chaudières

des épaisseurs suffisantes pour qu'elles puissent touapprouvée par le ministre de l'intérieur.

jours subir cette pression d'épreuve, sans que la force

de résistance du métal en soit altérée. Paris, le 12 juillet 1828.

L'expérience a démontré que des substances douées

d'élasticité, telles que le cuivre et le fer, ne pourConformément à l'art. 3 de l'ordonnance royale du raient, sans être altérées , supporter des tractions ou 29 octobre 1823, portant réglement sur les machines tensions qui s'approcheraient trop de celles capables à

vapeur à haute pression, toute chaudière d'une ma de produire leur rupture. Les mêmes altérations auchine de cette espèce doit subir une pression d'épreuve raient nécessairement lieu pour des chaudières en cuicinq fois plus forte que celle qu'elle est appelée à sup vre laminé ou en tôle qui seraient trop minces. Il est porter dans l'exercice habituel de la machine à laquelle donc bien essentiel que les fabricans conservent à ces elle est destinée. Cette pression d'épreuve est réduite chaudières des épaisseurs susfisantes pour résister å au triple par l'art. 1er de l'ordonnance royale du 7 mai des pressions qu'il convient de porter au triple de celles 1828, mais seulement pour les chaudières faites en qui seront exercées lors des épreuves par la presse cuivre laminé ou en tôle (fer laminé ou battu). hydraulique ou pompe de pression. S'il en était autreAinsi les chaudières en fonte continueront à être

ment, ces épreuves pourraient les altérer sans néanéprouvées sous une pression quintuple.

moins y produire aucune rupture, de sorte que les Cette pression quintuple ne peut se rapporter qu'à chaudières, après avoir été soumises aux essais, seraient la force qui tend à faire rompre la chaudière , il en est réellement moins résistantes et moins bonnes qu'au. de même de la pression triple qui sera substituée à la paravant. première dans le cas d'une chaudière en cuivre laminé Les fabricans devront donc faire des chaudières ou en 10le ; mais la force dont il s'agit est évidemment plutôt trop épaisses que trop minces, s'ils ne veulent égale à la tension de la vapeur dans la chaudière, di pas s'exposer à les voir refuser, lors même qu'elles minuée d'une pression atmosphérique , puisque la pourraient résister à l'épreuve par la presse hydrauchaudière supporte extérieurement tout le poids de lique. l'atmosphère. C'est pour cette raison que l'ordonnance 'Il est encore bien nécessaire de rappeler ici que royale du 7 mai 1828 porte, art. 4, que la force de l'art. 7 de l'ordonnance royale du 29 octobre 1823 pression à prendre comme terme de départ pour les prescrit aux ingénieurs de visiter, au moins une fois épreuves des chaudières est la force de tension que par an, les chaudières, de constater leur état, et de la vapeur doit avoir habituellement, diminuée de la provoquer la réforme de celles que le long usage ou une pression extérieure de l'atmosphère.

détérioration accidentelle leur ferait regarder comme D'après les dispositions des art. 2 et 3 de la nouvelle dangereuses. Or, le seul moyen de constater le bon ordonnance, les tubes bouilleurs, ainsi que

les cylin

état d'une chaudière, c'est de la soumettre de nouveau dres et leurs enveloppes, seront essayés de la même à l'épreuve par la presse hydraulique. Il est donc de manière, c'est-à-dire, en prenant le même terme de toute nécessité que les fabricans ne livrent dans le départ pour les pressions d'épreuve qu'on leur fera commerce que des chaudières assez épaisses pour pousupporter. Ces pressions seront quiniuples pour les voir être, en tous tems, soumises à cette épreuve, sans tubes bouilleurs en fonte, les cylindres et leurs enve en recevoir aucune alteration sensible. loppes également en fonte, et seulement triples pour Si les épaisseurs qu'on a données jusqu'ici aux chauceux en cuivre laminé ou en tôle.

dières en tôle sont, en général, trop faibles pour Les timbres qui devront être apposés après les l'épreuve par la pression quintuple, elles paraissent épreuves sur les tubes bouilleurs, cylindres et enve convenir pour l'épreuve par la pression triple, el, loppes , le seront de la manière qui est indiquée pour pourvu qu'elles soient conservées, on pourra éprouver les chaudières dans la seconde instruction relative à les chaudières sans les altérer. l'exécution de l'ordonnance royale du 29 octobre 1823. On parviendra, pour tous les cas, à déterminer des

Soit, par exemple, une machine construite pour épaisseurs convenables, en considérant : 10 la tenacité agir à une pression habituelle de cing atmosphères. de la tôle, eu égard d'ailleurs aux altérations qu'elle La chaudière de cette machine devra, après l'épreuve, doit nécessairement subir; 20 le diamètre des chauêtre marquée d'un timbre indiquant, en chiffres, cing dières ; 3o la pression qu'elles sont appelées à supporatmospheres. Cela posé, la pression à prendre comme ter intérieurement. Voici le type du calcul : terme de départ pour l'épreuve sera cinq moins un, On exprimera en centimètres et parties décimales ou quatre; et il faudra multiplier cette pression quatre du centimètre le diamètre intérieur de la chaudière, par cinq, si la chaudière est en fonte, et seulement laquelle est supposée cylindrique et terminée par des par trois, si elle est en cuivre laminé ou en tôle. Ainsi, calottes hémisphériques (scule forme convenable pour pour ce même timbre cing atmosphères, la

pression

toute chaudière de machine à vapeur à haute pression). d'épreuve sera, dans le premier cas, portée jusqu'à On multipliera par 18 ce diamètre ainsi exprimé, et le vingt atmosphères, et, dans le second cas, elle ne s'é produit sera ensuite multiplié par le numéro du timlèvera qu'à douze atmosphères.

bre que la chaudière doit porter, diminué d'une unite. Si la chaudière est en fonte et ses tubes bouilleurs

On ajoutera à ce nouveau produit 3000, et on divisera en cuivre laminé ou en tôle, quoique les tubes n'aient cette somme par 1000; le quotient de cette division été soumis qu'à la pression triple, ils seront marqués donnera, en millimètres et parties décimales du mildu même timbre que la chaudière qui aura supporté limètre, l'épaisseur cherchée. la pression quintuple.

Supposé, par exemplo, que le diamètre intérieur Maintenant que les chaudières en cuivre laminé ou d'upe chaudière soit 80 centimètres, et le numéro de en tôle nc seront plus soumises à une épreuve aussi son timbrc 5 atmosphères, on multipliera d'abord 80 orte que par le passé, il est bien important de rappe par 18 : le produit sera 1940. Le numéro du timbro

par

étant 5, ce nombre, diminué d'une unité, deviendrak, Quelques détails sur la manière de procéder aux par lequel il faudra multiplier 1440, et le produit sera épreuves, à l'aide de la presse hydraulique ou pompe 5760. À ce nouveau produit on ajoutera 3000, et la de pression, termineront utilement la présente inssomme 8760 sera ensuite divisée par 1000. Cette divi truction. sion se fera à l'instant, en retranchant par une virgule Pour éprouver les chaudières, on chargera leurs les trois chiffres qui se trouveront à droite dans le soupapes de sûreté de poids convenables; pour les nombre 8760. Ces trois chiffres seront des parties dé épreuves des tubes bouilleurs, des cylindres et des encimales du millimètre , tandis que celui qui restera à veloppes, c'est la

soupape

de la presse hydraulique que gauche de la virgule, indiquera des millimetres. Ainsi, l'on chargera autant qu'il sera nécessaire. dans l'exemple cité, l'épaisseur que devra avoir la Le poids qui devra former la charge d'une soupape, chaudière sera 8 millimètres 760 millièmes de milli

pour une pression d'épreuve donnée, sera déterminé mètre [3 lignes 88/100).

de la manière suivante : J.es épaisseurs que donne la table qui est jointe à la On exprimera en centimètres el parties décimales présente instruction ont été calculées de la manière du centimètre le diamètre de la soupape. On élèvera qui vient d'être indiquée. Elles fourniront des termes ce diamètre au carré; c'est-à-dire qu'on le multipliera de comparaison, à l'aide desquels on estimera, en par lui-même. Ce carré étant multiplié par 811, et ayant toutefois égard aux qualités des tôles, si les ensuite le produit étant divisé par 1000 ,on obtiendra, chaudières sont suffisamment épaisses pour subir les en kilogrammes et parties décimales du kilogramme, le épreuves. Ces données pourront satisfaire à un grand poids qui formera la charge directe pour une pression nombre de cas. Quant aux épaisseurs qu'on ne trou atmosphérique. Il ne restera plus qu'à multiplier ce vera pas calculées d'avance, on les déterminera facile poids par le nombre de pressions atmosphériques ment à l'aide de la méthode ci-dessus, généralisée voulu pour l'épreuve. dans la formule qui est à la suite de la table.

Soit, par excmple, une soupape, ayant un diamètre Les chaudières des machines à vapeur à haute

pres

de zceni, 6. On élèvcra ce nombre au carré, ce qui sion ne doivent jamais avoir une épaisseur moindre de donnera' 12,96. Ce carré, multiplié par 811, produira 4mm, 5 [2 lignes). Mais si, d'un côté; on ne peut 10510, 56. On divisera ce dernier nombre 1009 faire usage de chaudières trop minces, d'un autre (ce qui se fera aisément en avançant la virgule décicôté, il y aurait des inconvéniens à se servir de chau male de trois rangs vers la gauche), et on aura 10 kil., dières trop épaisses. L'observation a prouvé que, dans 51056, qui formeront la charge directe pour une atce dernier cas, elles s'altèrent beaucoup par l'action mosphère. du feu. Les praticiens portent le maximum d'épais S'il fallait élever la pression d'épreuve à 12 atmosseur à 14 millimètres [6 lignes environ]. Celte limite phères, le poids trouvé 10 kilog., 51 devrait être muloblige à restreindre beaucoup les diamètres que l'on tiplié par 12, il faudrait le multiplier par 20 si la peut donner sans inconvénient aux chaudières des pression d'épreuve devait être de 20 atmosphères, machines qui doivent travailler à une très haute pres. Supposé ce dernier cas, on aurait 210 kilog., 2 pour sion. On voit, en effet, par la table jointe à la présente la charge directe, c'est-à-dire, pour la charge qu'il instruction, qu'une chaudière portant le timbre 8 at faudrait mettre sur la tête de la soupape. mosphères ne pourrait avoir qu'un diamètre compris Mais si la soupape était chargée au moyen d'un entre 85 et 90 centimètres.

levier, ce poids 210 kilog-, 2 devrait être multiplié par D'après ce qui précède, ne pourrait être admise le petit bras de ce levier, et le produit divisé

par

le toute chaudière qui serait trop mince, à raison de son grand bras (*). Soient 2 la longueur du petit bras, 15 la diamètre et du numéro du tímbre qui correspondrait longueur du grand : alors on multiplierait 210 kilog., à la pression projetée, et à laquelle chaudière on n'au-, 2 par 2, et on diviserait le produit 420 kilog.,' par 15, rait pu cependant donner une épaisseur suffisante, ce qui donnerait 28 kilog., 03 pour le poids à applisans dépasser le maximun ci-dessus. Dans ce cas, il quer au bout du levier. Ce poids aurait été 21 kilog., 02, faudrait appliquer à cette chaudière un timbre d'un dixième de la charge directe, si les bras du levier s'é numéro inférieur; ou si le fabricant tenait à avoir le taient trouvés dans le rapport de 1 à 10. Les princitimbre correspondant à la pression primitivement paux mécaniciens de Paris ont adopté ce rapport, qui projetée, il devrait remplacer cette même chaudière abrège les calculs : il serait utile qu'on en fit de même par une autre d'un moindre diamètre.

dans toutes les fabriques de machines à vapeur et de Il est essentiel de faire observer ici que la méthode presses hydrauliques. qui vient d'être exposée ne s'applique pas aux tubes Les opérations numériques qui précèdent sont, au bouilleurs. A proportion de leurs petits diamètres, on reste, résumées dans les formules qui terminent les donne toujours à ces tubes des épaisseurs beaucoup explications jointes à la présente instruction. plus grandes qu'aux chaudières, attendu que, par leur Enfin, il est à observer qu'avant de procéder aux position au milieu du foyer, ils sont plus exposés à se épreuves, on devra s'assurer

que
les

soupapes sont délériorer.

bien faites , et qu'elles ont été rodées avec beaucoup Dans le cas où la chaudière devrait être en cuivre de soin. larniné, on pourrait aussi se servir de la table ou de la Lorsqu'une soupape est défectueuse, on voit l'eau formule pour déterminer son épaisseur. Les fabricans jaillir d'un seul côté, bien avant que la pression pressont dans l'usage de ne pas donner aux chaudières en crite ait été atteinte; on ne peut être certain d'avoir cuivre des épaisseurs plus grandes qu'à celles en tôle; produit cette pression qu'autant que la soupape, se parce que, si, d'une part, cette dernière a une tenacité soulevant tout-d-coup, laisse échapper l'eau en forme plus grande que celle du cuivre , d'une autre part, la de nappe sur tout son coptour. idle présente de très grandes différences de qualités, non seulement d'une feuille à une autre, mais encore dans une même feuille; ce qui n'a pas lieu pour le cuivre, dont toutes les planches ou feuilles sont en (") Le petit bras est la partic du levier comprise entre son général d'une qualité plus constante. Cependant, si point d'appui et le point par lequel il s'applique sur la tėte de le cuivre n'était pas reconnu d'une très bonne qualité,

la soupape. Le grand bras est la partic du levier comprise

entre le même point d'appui et le point d'application du il serait nécessaire d'augmenter l'épaisseur donnée par

poids qui sert à charger. la table ou par la formule, d'environ un ou deux dixièmes de celle épaisseur.

TABLE DES ÉPAISSEURS A DONNER AUX CHAUDIÈRES EN TOLE POUR LES

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Formule et explications relatives à la table qui précède. diqués,

diqués, on calculera les épaisseurs correspondantes

par la formule suivante : Les nombres de la première colonne verticale de cette table indiquent les diamètres des chaudières expri

18 d(n-1) + 3000 més en centimètres, et ceux de la première ligne horizontale, les numéros des timbres qu'on applique aux

1000 chaudières. Les autres nombres sont les épaisseurs Dans cette formule, e représente l'épaisseur cherexprimées en millimètres et centièmes de millimetre. chée, qu'on obtiendra exprimée en millimetres; d, le

Cela posé, soit une chaudière dont le diamètre se diamètre intérieur de la chaudière, exprimé en cenrait 75 centimètres, et le numéro du timbre, 5 atmos timètres; n, le numéro du timbre de la chaudière. phères. On cherchera le nombre qui se trouve, en Le coefficient 18 dépend , d'une part, de la consimême tems, sur la ligne du diamètre 75 et dans la dération des nouvelles dispositions relatives à la prescolonne 5 atmosphères : ce nombre, qui est 8, 40, sera sion d'épreuve, et d'une autre part, de la valeur d'une l'épaisseur cherchee, exprimée en millimètres et cen

pression atmosphérique et de la tenacité de la tôle, ces tièmes de millimètre, laquelle sera donc 8 millimètres

deux quantités étant rapportées à une même surface. et 40 centièmes de millimètre.

Le nombre 3000, ajouté au numérateur, se trouLe maximum d'épaisseur ayant été porté à 14 mil vant divisé

par

1000, exprime une épaisseur constante limètres, ainsi qu'il est dit dans l'instruction qui pré de 3 millimètres, indépendante de toute tension de la cède, une chaudière marquée du timbre 8 atmosphères vapeur, et qui est indispensable, tant pour constituer devra toujours avoir un diamètre au dessous de 90 le

corps

de la chaudière que pour compenser ce que centimètres. Le calcul donne 87 ceas, 3. Il est évident la tôle peut perdre de sa tenacité, par la courbure que toute chaudière dont le diamètre excédera ce qu'on lui fait subir, par l'élévation de température et dernier nombre, ne pourra porter qu'un timbre d'un numéro inférieur. Pour les timbres au dessus de 8 almosphères, il n'est pas moins évident que les diamètres

Soient devront être toujours plus petits à mesure que les nu

d-83, et n-; atm. méros de ces timbres seront plus élevés.

La table donne les épaisseurs pour les chaudières portant les timbres 2,3,4,5,6, 7 et 8 atmosphères,

18 % 83 (

4-1) + 3000 et dont les diamètres sont de 50 à 100 centimetres inclusivement. Pour les timbres et les diamètres non in

1000

par l'usure.

On aura

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