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enfants au moins. Quatre dames surveillent La recelle, qui s'est élevée à 3,000 france, la salle d'asile et visitent les prisonniers. est descendue à 3,000. Nous avons menDes quêtes et una loterie procurent environ tionné au mol BUREAU DE BIENFAISANCE, un 4,000 francs à la société des dames. Les ba- ouvroir de 30 jeunes filles, où cellestiments du bureau de bienfaisance ont une cifont deux repas par jour. Nous avons égalequatrième destination, celle de servir d'a- ment exposé que l'assistance du bureau, ense. sile à 30.vieilles femmes reçues, les unes cours à domicile, équivalait à 5,000 francs

. gratuitement, les autres moyennant un prix La société d'extinction de la mendicité, de pension de 300 francs; un en admet quel- le bureau de bienfaisance et un ouvroir de ques-unes à un prix moyen 100 francs par 30 jeunes filles, où celles-ci font deux repas exemple.

par jour, procurent à la classe souffrante La conférence de Saint-Vincent de Paul,

pour 10,000 fr. environ de secours. Une con

férence de Saint-Vincent de Paul y ajoute composée de 40 membres actifs, visite 45 familles, et assiste matériellement et mora

de 1,600 à 2,000 francs. Il est facbeux qu'il

n'existe pas de concert entre celle dernière Jement les prisonniers dans 40 cellules avec

société et l'administration des secours dont un succès si incontestable, que le parquet du

les seurs sont les dispensatrices. Les memtribunal de Beaune met entre ses mains les enfants condamnés del'art:66 du code pénal.La voir des préférences pour certaines familles,

bres de la conférence accusent les s@urs d'aconférence patronne en outre les enfants des écoles et elle vient de s'annexer une cuvre

les sæors de leur coté reprochent à la con

férence de donner inconsidérément. Nous des apprentis. Ele dispose d'environ 3,000 fr. On évalue à 1,000 francs les secours de la proche était

fondé. La conférence ne visite

avons cherché à démêler si ce dernier recharité paroissiale. Le manque d'ouvrage, que 64 familles, ce qui n'est guère que le l'ivrognerie, le luxe, qui mènent à la prostitution et de là à la misère, sont les causes

tiers de celles qui souffrent. Il est peu proassignées au paupérisme. Les scurs de

bable qu'elle choisisse les moins malheul'hospice estiment que l'assistance, loin reuses, et elle n'assiste pas ces 64 familles

à la fois, ni toute l'année également. Elle d'être trop restreintē, est trop abondante, Toujours est-il qu'elle suffirait aux besoins,

donne 21 kilogrammes de pain par semaine si un grand nombre d'habitants des campa- prentissage, pour la nourriture de ceux-ci

.

aux parents des enfants qu'elle place en ape gnes, en vue de participer aux larges secours du chef-lieu d'arrondissement, ne venaient

Son assistance s'adresse surtout aux familles s'y fixer. } paraitrait qu'on se montre trop chômage momentané prive de leurs ressources

dont les chefs sont malades ou à celles qu'au facile sur le domicile de secours. Dans l'bi. ver de 1854, la ville a porté 10,600 francs à

habituelles. Il n'y a pas de charité mieux son budget pour travaux de charité, et 15,500 et fait des écoles du soir quatre fois la semai

entendue. Elle patronne de 12 à 15 apprentis francs pour distribution de pain à prix réduit. On réclame à Beaune, la mesure de

ne à un certain nombre de jeunes ouvrières. l'interdiction de la mendicité.

Elle emploie la moitié environ de sa recelle

enpain. Le bureau de bienfaisance n'en donne Châtillon-sur-Seine. - La classe pauvre

La classe pauvre que pour 500 francs; les ressources de la est évaluée à Châtillon, sur une population société d'extinction de la mendicité ne lui de 5,000 ames, selon les uns à 260, selon permettent d'en distribuer qu'à poine aud'autres à 176 familles souffrantes à divers iant; l'assistance de la conférence, iei er degrés, et sur lesquelles 50 familles sont core, semble digne d'approbation. Le surplus plus particulièrement nécessiteuses. Les des secours à domicile portés à sa recette neuf dixièmes des pauvres doivent leur mi- consiste en viande aux malades, frais d'éce. sère à leur inconduite, au luxe, aux cafés Jage, frais d'apprentissage, vêtements et aux cabarets. Une sæur du bureau de loyers. La conférence s'est empressée bienfaisance nous a raconté qu'elle avait nous fournir ces documents. Elle se compo mis pour condition rigoureuse aux secours

de 24 membres actifs et 50 honoraires. Se qu'elle distribue à l'une jes familles assis- ressources résultent des cotisations de iées, qu'une jeune fille de cette famille membres, s'élevant à environ 500 francs, de supprimerait un bonnel de 20 francs qu'elle 300 francs de dons, 2 sermons de charile avait l'impudence de porter. Le centre des une loterie et de 2 quétes ayant lieu le jou secours est dans une maison appartenant au des fêtes de saint Vincent de Paul et de sais bureau de bienfaisance, desservie par quatre Bernard (20*). La mendicité est interdite dan seurs. A côté du bureau a été créée en 1844 plusieurs coinmunes de l'arrondissement qe une socié:é d'extinction de la mendicité,

ont voté des secours s'élevant en moyenne dont les sæurs sont les distributrices. Lá 200 francs. société donne une fois la semaine du bouil- Les communes de la Côte-d'Or ont pot lon, du riz, des haricots, du pain et de la l'hiver dernier, 230,000 francs pour travai viande. Elle distribue aussi des vêtements et extraordinaires,

extraordinaires, chemins, terrassement prête du linge. Le nombre des souscripteurs L'Etat y avait ajouté une subvention est de 254. Les souscriptions, partant du 70,000 francs, sur les 4 millions ayant ce maximuin de 100 fr., descendent à 2 francs. destination. Le département a été compri Les plus nombreuses sont de 10 et 20 francs. en outre, pour 25,000 fr. dans la répartit

(204) Saint-Barierd a passé à Châtillon-sur-Sine une partie de sa vie.

des 2 millions affectés aux indigents inca

repor! 13,270 25 pables de travail.

Secours i distribuer par les s@urs. 150. Doubs. - Besançon. - L'association

Distribution de pain.

4,892 35

Distribution du travail à domicile. nérale de secours et de parronage de Besan

5,000

Journées de véccscileux chez les Pelicon est tout à fait digne de son élévation

les Sortirs des pauvres.

1,543 55 récente (28 octobre 1852), au rang des au: Secours aux voyageurs indigents.

273 vres de charités pourvues de l'existence civile. Elle compte 2,000 souscripteurs chefs Total de la ire divisio: des secours. 25,729 15 de famille, qui ne représentent pas moins

VEUXIÈME DIVISION. de 8,000 personnes, c'est-à-dire le quart de la population de la ville. Si l'on décompose Distribution de pain aux enfants en la population au point de vue des secours, apprentissage.

3,740 25

830 on trouvera qu'un quart assiste l'autre quart, Payement des frais d'apprentissage. el que la moitié de la ville ne prend part

Total.

4,570 25 aux secours, ni pour en donner. ni pour cri recevoir. La liste des souscripcurs est divi

TROISIÈME DIVISION. sée en 8 sections et subdivisée en 28 quar- Payé aux indigents balaycurs des rues tiers.

el places de la ville, lu fer octobre Les quétes ont lieu, dans chaque quartier, 1852 au 30 septembre 1853.

5,359 83 par deus, trois ou quatre personnes, selon Aux entrepreneurs, 3 trimestres ch

solde.

270 l'importance des quartiers.

Aus surveillants et pour l'enlèvement Les souscriptions s'élèvent jusqu'à 200 fr.

des neiges.

788 49 et descendent jusqu'à 50 c., et même 20 c. Enregistrement du nouveau bail.

153 Il y en a un très-grand nombre de 10 et 208r., et il n'est pas rare d'en trouver depuis

Toual,

6,571 34 fr.jusqu'à 150. L'archevêque, le préfet,

QUATRIÈME DIVISION. le maire, la haute magistrature font partie de l'administration. Deux comités sont char

Elle embrasse les frais généraux, qui

s'élèvent à Rés, le premier, des secours aux indigents

1,245 20 nécessiteur, du travail de la classe indigen

La dépensc a été au total de 38,115 94 te, des indigents placés au dépôt de mendicité qualifiés de réfugiés, des deux salles Le patronage s'étend à 100 apprentis cad'asile 'et des écoles ; le second du pa- tholiques et à 11 protestants. Un pasteur du. troosge des enfants de la classe indigen- consistoire protestant el un notable du le. $ médecins sont chargés du service culte israélite foni partie du conseil. sanitaire, c'est-à-dire de visiter les malades signalés à l'association, savoir : quatre pour dépôt de mendicité 24 condamnés et y avait

En 1853, l'association avaii fait entrer au ceus au delà du pont de Battant, qui coupe giés (elledésigne ainsi les pauvres sans asile).

admis sur justitication d'inuigence 35 réfula ville en deus. La recelle de l'association été, en 1853,

Le nombre des femmes dépasse celui des de 36,110 fr. 60 C., non compris l'excédant

hommes. Parmi les nendiani's condamnés de recelle du précédent exercice. Des sub

ou libérés, les cnfants sont d'un peu moins ventions dans lesquelles celles du ministre du quari. Les pauvres placés chez les Petites de l'intérieur entrent pour 3,100, donnent

Sceurs se composent de 9 hommes et de 7 Je chiffre de 6,100 fr.; les souscriptions por

femmes. teat à la recelte 19,208 fr. 50 c.; le produit L'association générale unie au burcau de du travail à domicile 5,082 fr.; l'association Jienfaisance sulirait pour motiver l'intera reçu des enliepreneurs du balayage, du diction de la mendicile à Besançon, et il s'en 1" Octobre 1852 au 30 septembre 1853, faut que ces deux ouvres constituentles seuls 4,180. Nous négligeons les chiffres de moin- secours à domicile. dre importance et laissons à part un legs do Société de Saint-Vincent de Paul. Elle est 10,000 fr. de principal porté en revenu pour divisée en trois conférences. Sa receile est 1:28 Ir. 25 c. Les abonnements particuliers

de plus de 9,000 fr., savoir : de certains bienfaiteurs figurent au budget our 1,709 fr. 50 c. La dépense se déconspose

Quéles ordinaires, 1,230 fr. 13c.; quelc de

la séance générale, 339 lr.; dons des allitu quatre divisions.

ciés 1,744 fr.; produit de la loteric;3, 450,17.; PREMIÈRE DIVISION.

recettes diverses, 2,286 fr. 30 c. Ses secours Icarnées de présence des nécessileux

Tonsistent el pain, 5;283 fr. 20 c.; riz, 548 fr.; au dépôt de mendicité.

10,586 GO chauflage, 171 fr.; d'autres secours en vélePavement de loyers en argent, dis

ments, literie, argent, bouillon et médicatribution de relements, couvertures

merts, cercuciis, croix et messes s'élèvent à 904 20

1,547, 50c. Svepes aux enfants des salles d'asile. 1,619 45 Ardiat d'habillements distribués à 100

Des euvres accessoires s'y rallachent; celo cabals des deus seses.

100 les des apprentis, des militaires de Saint

François-Régis et des Savoyards. Celle derà reporter 13,270 25 nière duyre dont le nom fait connaitre la

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destination a été fondée par M. l'abbé Lebrun; tributrices pour partie des secours protrois ecclésiastiques Ja continuent. 33 ma- venant : 1° du bureau de bienfaisance ; riages ont été réhabilités en 6 pois par l'euvre 2o des dames de la charité; 3. de la société de Saint-François-Régis à Besançon, et douze de Saint-Vincent de Paul ; 4° des paroisses. autres dans diverses communes du Doubs

Elles ont deux raisons où elles distri. et de la Haute-Saône. Un seul homme (Mon- buent des médicaments et des bouillons de sieur Théodore Belamy) a sušli à cette iâche. viande. Dans la principale des deux maiLes réhabililations opérées par son entre

sons existent une pharmacie et un fourneau mise ont été jusqu'ici d'au moins 150. On ne dont les frais sont faits tünt par le bureau peut se figurer ce qu'il faut déployer non

de bienfaisance que par les Dames de la seulement de zèle persévérant, mais de sa- charité. voir faire et même de science administrative,

Les Dames de la charité, au nombre de 25, nous disait un éminent magistrat de Besancon, pour résoudre les innombrables difficul

distribuent pendant l'hiver les bons de pain

et de bouillon du bureau de bienfaisance. Le tés que rencontre le courageux membre de la conférence de Saint-Vincent de Paul, qui

bouillon est délivré par les Seurs de la cha

rité et le pain à l'hôpital. Le pauvre, grâce consacre son temps à cette belle el bonne ceuvre si charitable et si éminemment so

à elles, n'est pas seulement assisté matérielciale.

lement, il est visité. Un frère de la doctrine chrétienne et un

Elles se réunissent une fois par semaine professeur d'écriture (M. Charpillet), prêtent

pour faire entre elles de leurs fonds une réleur concours à l'OEuvre des militaires, 209. partition proportionnelle aux familles qu'elréunions en 1852 avaient donné la moyenne

les visitent. La somme partagée est d'envide présence de 75 hommes. Ces réunions

ron 135 francs, ce qui donne à penser qu'elont été de 262 en 1853, et la moyenne de

les emploient personnellement, à peu près, présence de 79. On cite entr'autres faits pro

7,000 fr. par an. Elles ne se bornent donc pas duits par l'euvre, un grenadier du 58de à porter aux pauvres les bons des autres jigne qui, en quittant le service, est entré

@uvres, elles les secourent pour leur cliez les frères de Marie.

compte.

Leurs ressources se composent : 1° de Société maternelle. - Les ressources de la

leurs cotisations dont le chiffre est facullaSociété maternelle ont été, pour 1853, de

tif; 2° du produit des quêtes qu'elles font 4,847 fr. 70 c. y compris 1,200 fr. donnés

aux offices des paroisses sur le montant des. par S. M. l'impératrice.

quelles elles versent annuellement dans 180 femmes en couche ont été secourues, la caisse du bureau de bienfaisance 1,400 l'assistée doit avoir 2 enfants au moins. Il francs ; 3° de collectes failes à domicile une n'a été distribué que peu ou point de fois par an. Elles donnent du pain, des vêsecours en argent. La dépense est répartie tements et des objets de literie. Leurs bons ainsi :

servent de complément à ceux du bureau Bouillon.

339 25

de bienfaisance. Elles visitent environ 1,000 Pain.

160 35 familles représentant au moins 4,000 personBlanchissage.

104 75 nes. Linge.

475 (3 Les Dames de l'atelier sont les auxiliaires Layelles.

1,418 70

des Petites Seurs dont nous allons parler Dépenses ex'raordinaires; mois de

tout à l'heure. Elles se réunissent au nomHourrice, sucre, riz et médicaments

1,668

bre de 60 tous les lundis et confectionnent Dépenses imprévues.

105 15

des vêtements dont elles fournissent l'étoile.

Les draps de la lingerie des Petites Seurs Total.

4,271 25 viennent en majeure partie de cette source.

Les Dames de l'atelier ont en outre leurs pauQuelques objets de literie et quelques vê- vres auxquels elles distribuent des vêtements tements sont prêtés en outre aux indigentes. et des objets de literie de toutes sorles. Ces secours sont évidemment insuffisants

Enfin on trouve à Besançon deux sociétés pour une population de 8 à 10,000 pau

Je Dames patronnesses des salles d'asile. L'une vres.

des deux sociétés paye les appointements Nous plaçons à la suite de ces cuvres d'une des seurs de la salle qu'elle patronne. celles qui se font leurs auxiliaires, bien Elle supplée ainsi à l'insuffisance des fonds qu'elles aient leur vie propre, et leurs actes affectés aux salles d'asile par la commune. de bienfaisance séparés ; ce sont les Sæurs Cette charge ne devrait pas peser sur les dade la charité, les Dames de la Charité, les mes du patronage. Elles ont bien assez à Dames de l'atelier et les Dames patronesses faire pour la nourriture et l'habillement des salles d'asile.

des enfants. Elles réclament un secours, Les Seurs de la charité que l'on pourrait Elles en pourront obtenir un de l'Etat, auconfondre au premier moment avec celles jourd'hui qu'un décret vient de placer les de Saint-Vincent de Paul sont une congréga- salles d'asile sous la protection de l'impération tout à fait distincte de cette dernière. trice. Leur maison mère est à Besançon.

La salle d'asile dont nous venons de parElles tiennent une école et sont les dis- ler est dans de bonnes conditions hygiéni

ques, mais n'en est pas de même de l'autre sertes des tables de p.usieurs maisons salle. La présidente de la société, qui la vi- bourgeoises leurs sont assurées. sile, réclame un local mieux aéré et plus vaste. La salle devrait pouvoir contenir 400

On est reçu dans la maison, en établissant enfants et elle n'en reçoit que 200 entassés

son indigence, pour cause de vieillesse et

d'infirmités. Le nombre des assistés était, à dans une enceinte malsaine, en même temps que trop étroite. Le zélé maire auquel nous

notre passage à Besançon, de 30 hommes et avons porté les doléances de la présidente n'a

de 54 femmes, total 84: La maison est desserpas nié l'existence du mal, mais il a objecté cupent à de petits travaux, plusieurs sont oc

vie

par 9 seurs. Les femmes assistées s'ocl'épuisement des ressources de la commune à togénaires; on nous en a signalé une de 88 ans. la suite d'années calamiteuses.

Les repas sont distribués comme il suit : Petites Sæurs des pauvres. — Celte belle

le café le matin, diner à midi, souper à 5 institution est un moyen d'extinction de la heures et demie. Les vieillards, anciens nendicité non-seulement pour Besançon, ouvriers, se lèvent de bonne heure et se coumais pour le département tout entier. C'est

chent après souper à l'heure qui leur agrée. un rouage puissant ajouté à ceux de l'hôpi

Les plus inganibes se promènent dans le ual général et à celui de l'établissement de préau avant de gagner leur dortoir. Une Bellevaur, pour les indigents non suscepti

infirmerie de 5 à 6 lits est disposée pour bles d'être efficacement assistés par les se- chaque sexe. Le vieillard et l'intirme vivent cours à domicile, publics ou privés. La fon

et meurent là où les Petites Seurs les ont dation remonte déjà à 13 ans. La maison

recueillis. La mortalité a été l'année dernière qu'elle occupe appartient aux seurs. On a

de 20 personnes, mais ce chiffre dépassait la vu qu'une société de dames fournit une par

moyenne ordinaire. Voy SOURDS-MUETS. tie des vêtements dont l'ouvre a besoin. Pontarlier. Deux peuvres de la charité L'association de patronage y avait dépensé, privée, les Dames de la charité et la société en 1863, pour ses pauvres, 1,543, fr. 65 cen- de Saint-Vincent de Paul, concourent avec times. Veiements, literie, nourriture, tout

le bureau de bienfaisance à l'assistance à dovient à point chez les Petites Sæurs, mais inicile. Ces trois œuvres se concertent, et le tout y arrive par la grâce de Dieu. Les vieil- lien qui les unit est d'autant plus étroit que tards que nous voyons défiler pourse rendre le curé de la paroisse, membre de la coinà l'office de la paroisse sont vêtus, les uns mission des hospices et du bureau de bienen redingoles, les autres en habits, de loutes faisance, préside la société des dames de la couleurs, de toutes formes (et de lout age). Charité, et est aussi le président honoraire L'un d'eux portait un habit à la française do la conférence de Saint-Vincent de Paul. orné de beaux boutons de soie. Les saurs A la tête des Dames de la charité est la dans leurs rares moments de loisir confec

femme du maire. Une quête faite par l'æuvre tionnent des couvre-pieds avec des échan- à domicile produit environ 4,000 francs. tillons d'étoffes de toutes nuances qui leur sont donnés par des marchands de la ville.

La conférence de Saint-Vincent de Paul La bigarrure de la literie est l'emblème de compte seulement 3 ans d'existence et 12 la charité des sœurs s'ingéniant à se compo

membres actifs. Le substitut du procureur ser des ressources, par mille expédients que impérial la préside avec un pieux zèle. Elle leur inspire leur zéle. Elles ne savent pas dispose d'environ 2,000 fr. sur lesquels 1,500 toujours à 10 heures du matin ce que leurs franes sont le produit d'une loterie. Il est fapauvres auront à diner, ni à 2 heures de cheux que la loi de 1851 n'ait pas légitimé quoi le souper se composera. Notre swur l'emploi d'une portion déterminée des revequêteuse esi sortie, disent-elles; la Provi- nus des hôpitaux en secours à domicile, sans dence ne lui a jamais manqué, nous som

préciser, comme elle l'a fait, que ces secours mes persuarlées qu'elle reviendra encore les ne pourraient s'appliquer qu'aux vieillards mains pléines. Ou nous a assuré que non

et aux infirmes. L'hospice de Pontarlier, en stulement les hôles des seurs ne manquaient donnant aux pauvres des médicaments et jamais de rien, mais que l'équilibre quotidien des bouillons, vient très-efficacement en du régime alimentaire était, grâce à leur pré

aide à l'assistance à domicile, mais en violant voyance et à la charité particulière, parfaite- la règle. ment mainteni. Le dernier régiment en Beaume-les-Dames. – Les souscriptions garnison à Besançon fournissait seul à l'hos- pour l'extinction de la mendicité composent pice 60 soupes par jour;le nouveau régiment la moitié du budget du bureau de bienfaidous en donne 20 déjà, disent les Petites sance; il s'élevait en 1853, à 1,857 francs. Seurs; il finira par faire comme l'autre. Ce L'alliance entre le bureau et l'association est sont les ordres mendiants, sous une face intime. La liste de souscription porte en tête : nouvelle, et une preuve de plus de l'iné- Bureau de bienfaisance de Baume. Le nombre puisable fécondité, de l'éternelle jeunesse des souscripteurs a été, dans la dernière ando principe chrétien pour la création des néc, de 199. Les souscriptions, partant de boones euvres. Les seurs s'approvision- 1 franc, montent jusqu'à 100 francs. Nous en sent surtout au séminaire, au collège et avons compté 3 de ce dernier chiffre, 2 de 60fr., dans les autres maisons d'enseignement, 1 de 70 francs, 3 de 40 francs, 21 de 20 francs Les marchés leur fournissent des restes de à 30, 27 de 10 francs, etc. Les Dames de la denrées gratuitement ou à bas prix. Les des- charité de la

sées des deux muvres réunics. Elles en sont d'autres mendiants que ceux des communes plus que les dispensatrices : elles font les environnantes. avances, que le bureau de bienfaisance leur rembourse chaque mois. Ainsi 4 dames ont

Montbéliard. - La population pauvre est donné en juin dernier 318 francs de secours, évaluée à Montbéliard à 600 personnes sur l'une à 3 indigents, l'autre à 1, la troisième 5,800 ames. Depuis 20 ans cette ville est de à 6, la quatrième à 5. Les soumes avancées venue manufacturière, 3 fabriques emploient font l'objet d'un mémoire sur timbre ordon- 600 personnes; on n'a pas eu besoin d'organancé par les membres du bureau et acquillé niser des travaux de charité dans l'hiver de par le receveur. Les Dames de la charité se 1853-54. 4,000 francs ont été dépensés à renferment au surplus dans les limites du vendre du pain à la classe indigente à prix budget et n'y ajoutent rien du leur. Les famil- réduit ; une souscription extraordinaire et les secourues sont au nombre de 80 en hiver, 1,500 francs donnés par la ville au bureau et de 55 à 60 dalis les autres saisons. Les de bienfaisance ont fait face à la dépense. 80 familles composent 130 personnes, divi

Les secours à domicile reposent aux époques sées en 4 sections de secours, savoir : pre

ordinaires, en dehors de la recette du bu. pière section, 30; deuxième section, 40; troi- reau de bienfaisance (qui est d'environ sière section, 30; quatrième section, 30. 3,500 francs), sur diverses euvres de la chaDepuis 1850, il s'est formé une conférence auxiliaire du bureau de bienfaisance ; dir

rité privée. Une société de 12 dames se porte de Saint-Vincent de Paul, réunissent 20 membres actifs et 80 membres honoraires, dont appartiennent au culte protestant, deus seu40 dames font partie. Elle dispose d'environ lement sont catholiques, la femme du sous1,500 franes. Ses ressources ont pour élément, préfet et celle du conservateur des hypothèoutre les cotisations des membres actifs et

ques. La ville est divisée en 6 quartiers de honoraires, une loterie produisant ordinaire

secours; il est disficile de croire que les ininent 500 francs.

digents catholiques trouvent leur compte

à cette organisation. Les dames ont leur reLe sous-préfet a attribué 100 fr. à la conférence sur les 4,000 dont le préfet lui avait produisant environ 2,000 fr., et du produit

cette propre, qui s'alimente d'une loterie laissé l'emploi dans la répartition des 2 mil

d'une quête d'à peu près 1,000 fr. ; elles viJions de secours de l'Etat pour l'hiver 1853-34. sitent les pauvres à domicile. De la populaLa société visite 36 familles en hiver et 15 tion catholique est sortie depuis 2 ans une en été. Elle évalue à 180 le nombre des in

conférence de Saint-Vincent de Paul, qui digents à secourir, sur une population de

réunit 50 membres actifs, et dispose d'une 2,600 aides.

soimme approchant de 900 fr. Les membres Les 40 dames, membres honoraires, distri- de la société appartiennent à la classe oubuent des votenients aux familles. La charité vrière, pour les neuf dixièmes. Leurs ocindividuelle s'est produite à coté de la cha- cupations ne leur perniellent de visiter les rité privée pendant l'hiver de 1853-54. Les pauvres que le dimanche ; mais leur action boulangers ont donné en une fois 130 francs, est puissante sur la classe laborieuse dont le sous-préfet et un particulier 60 francs et ils font eux-mêmes partie. Is la ramènent 100 francs. La ville a consacré 2,000 francs à par la voie religieuse à la pratique des de des ateliers de charité. Les travaux ont con- voirs du père de familie. Le pasteur catho sisté en réparations des chemins communaux lique leur doit la fréquentation des offices, el vicinaux. Les prix de journée étaieni de par plusieurs centaines d'hommes, et per1 fr. 75 centimes ei se sont quelquefois élevés à sonne ne doute que l'éloignement du caba2 francs ; le salaire des femmes a atteint jus- ret ne soit une cause préventive et réparaqu'à 1 franc 25 centimes. Le concours de trice de la misère chez les classes souffrantes. l'Elat a élé de 660 francs. Il restait 150 francs La conférence donne aux pauvres de vieus en caisse au moment de mon inspection.

vêtements qu'elle recueille partout où elli 68 cummunes dans l'arrondissement ont

peut. Les prêtres catholiques, pour reme

dier à l'inefficacité des secours distribués été parties prenantes aux 4,000 francs de subvention affectés à l'arrondissement. La ré

par des mains protestantes, assistent indivi partition a été de 50, 30, 20 et 10 francs par visitent. Mgr l'archevêque de Besançon a pri

duellement les familles des malades qu'il commune. Cette pluie fine, nous disait le sous- l'initiative de la fondation d'une salle d'asile préfet, a été plus féconde qu'on ne le saurait qui reçoit de 120 à 130 enfants, sans accep croire. Ce fonctionnaire estime qu'un mince

tion de culte. Le protestantisme par éniu budget de 10 francs peut contribuer efficacement à l'extinction de la mendicité dans

lation en a créé une à son tour, dont la po

pulation est de 150 enfants environ; le certaines communes.

deux salles d'asiles reçoivent indistincte Répétons ce que nous avons dit déjà, que ment les enfants catholiques et protestan! Ja mendicité peut etre valablement inter- de leur quartier. La salle catholique, dirigér dite dans le Doubs, à cette unique con- par des religieuses, est devenue un des foyer dition que la maison de Bellevaux fonc- charitables de la ville. Il y a été créé un ou tionnera comme dépôt, et que la force pu- vroir de jeunes filles, et des dames de la ville blique empêchera 'les mendiants de re- an nombre de 20, y vont, surtout l'hiver fluer d'une commune dans l'autre. La pelile confectionner des vêtements pour les enfant. ville de Baume en particulier ne connaît pauvres.

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