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en, de ces louanges et de ces

SEDE Couronne de roses vivantes, e 8 centait comme un gage sensible II

Le ejai, pleet et de sa tendresse filiale, s

! a site Sere de Dieu.

lel oli I LES C'est bien à tort qu'on a p. :12

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te prière du Rosaire (Coron. Werne, fi

ei se irrint: Jus Kasurium, Pralterium sancte Virja: }'

! letle, aprés les croisades, imitée visse; 12). Si b (9) car elle était en usage bien is ari

PCIJE,-!1! 1.LGS venir son texte se trouve tout enler dis to el les passages de la Bible qui la com; use:l, Calos dered

J!Psie wrarie il est frés-probable qu'elle fut iutrolite се III IV siècle par Macaire le Jeuge, sainte

JI:31 hiens dont l'occupation unique ela me

pe.!!!ls et prière continuelle. Il disait trois cents pre- ia I pre de Dieu. res par jour, et après chacune d'elles. jeluit les cuba's jer; -95 de son giron une des trois cents Felles persecut ous res in pierres qu'il y avait placées. Palad.us ra- Juris ; !'assussital, :s conte le même fait de l'abbé Paul dans e a les lance irure 10:57 désert de Phermé. Ce solitaire, dit-il, lour re, le voi les carrer me pas se tromper dans les trois cents Porier cons à ces naus à do qu'il répétail chaque jour, à chacune de ses qui fura juarante-negi prières accomplies, laissait totuber de son ries que suscerent co: giron un grain ou une petite pierre quil

tauten et tant l'autres portait daus ses mains. Ces erep les furent 65+, les violences d Imités en Oecident. On trouve souvent, selyneurs , 'a ruuesse dans les livres pénitentiaires, ving a traite meurs, et nous l'. OS Pater donnés comme pénitence 630,. La ces sitcles reputes es piété, qui est inventive, imagina biruivi en Augleterre, un ceinturon de Pulis noster

Les gradus persound. beltidum, id est cingulum), qui, peu à peu,

leis que saint Bernar".. devint le Rosaire en l'honneur de la B.en

esprimerent souveni heureuse Vierge Marie, et douna au feu, ie,

à a vue jeres des prive de livres de dévotion, un moyen de tiles, -roulie zrauu dification facile, efficace et alrurrieuses re il, seulale.L VIR besoins et à sa capacité. Celle istrution ort

CES 140-es menatal. plus d'extension encore à lat. r ue 'an 1044),

nie! 1 urare. 3. pendant lorsqu'on eut consacré le saules a la 11

me e Sentinel rei ont pris sainte Vierge; que Pierre Damen di Con

veur dalis les un pesé un Office particulier 61. repan

It's nurs, les forts Dans ce dit d'abord dans un grand nombra de iou

les pour retou.er Ples sen venis d'Ilalie, et que, dans .c Il sece, on

jesrures. Pontifes ro ajouia, mais non

encore !teralement, Ce sellliment, '11! Verses, et de il est vrai, la Salutation Anyjetune is l'Oria

revelet 119 taon ale prése son Dominicale

Qullveleirelles un in du XIII. A partir du milie! Jull' eclett iles pui si ralla:

siècle, Ju moment où, comme nous dons 11b, le montiei Caliclere i
était éle
Siege apostolique reprit sa o n son ay-

a-sire å puissance ise fit flesh

lonté, avec les hommes ai ustunques qui du coeur; une nuk degré

l'oteu pèrent, on vit une vie nouvelle des- au-dessus des c10** glise

cendre du sommet de la parente, el se ré- universel pour eons sée

pandre dans tout le corpus e' Else: le ca- illues egilses.'". San

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(6191 Alzog, Lom L, p. !9.

1914. Cl. surle Rosal:. o se

1830) Du Fresne, Sweeptum med et iuf. Lutimi., p. X!9-136. Lu ii rutiin
betrowers - Cugetlina izine Ju fosaire Tul. 18.
bus les actes penitentiae.

... Voir le remar Sb fferane Maritve Office se

Sruicon, r:lltale. ni de cantiques, como 100.61 leia dany e husture ies : NICTS liene de Saint Dret d'Andor:

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per Elise et relig.

16. 17. !oire un Lorain,

la agres Plot Darmani Opuse. 05 Vuir In-8, 1839

Autrpes-Ins le (t's?" 8. tom. II, p. e Orsono colo.nl • 109.).

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plures ete in lui es du feu, du ferched for "Najpierre. 0.) 1.705. L:36 2!!

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ractere du les parts une foule de pieuses confré- et si barbare d'une atmosiihère si pure, si

nds et petits, riches et pauvres, sainte, que le Christiani ne semble avoir ia fé unie bul age et de tout sexe, pour bâtir relrouvé sa terre natale et le soleil de ses ,632. ur un séjour digne de lui. Ainsi, premiers jours. Car nous pourrions citer,

Ce encant ple, s'éleva la superbe basilique en témoignage de cet esprit religieus, les tout celle

Dame de Chartres (656). Les nom- milliers de saints (657) envoyés par l'Ebien se troncongrégations monastiques, dont glise, coinme aulanide héros, pour conqué[ne foule de seurs appartenaient souvent aux rir les ames et faire triompher l'Evangile; généraus als plus élevées, n'étaient-elles pas des rois chastes et pieux, tel que Louis IX écéleol assez preuve du sens profondément re- (638); des reines pures et dévouées, comme zaient l' l'époque ? Partout on le voit se Elisabeth de Hongrie (659) ; des âmes d'élite 'autres pure avec énergie.

dans lous les rangs et dans toules les condisommagear, elle-même, cette belle cuvre de tions; nous pourrions rappeler le pieux anoas gelesen ot pour le peuple un objet de Manuel des Saints, que le Pape Jean XXI rétes de bariar citude, d'arbour filial. Le savant digea, avant son élévation, pour servir de

la nature voyait dans les corp's trésor aux pauvres, et dont le Dominicain cerins et

haute qui les animait, el cher- Jacques de Voragine (an 1298) fit, en s'aiTrére de Tin uver en eux de mystérieux rap- dant des tradi ions populaires, la Légende do's combats

as devoirs ei les convictions reli- rée (660). — (Voy. son article.)

l'homme racheté. Les instincts ersécutions

Malheureusement le ton frivole des MinWis; l'assassin animaux, des phénomènes du nesangers qui osent s'en prendre niême à

Stal, le chant des oiseaux, les Dieu et à la sainte Vierge: l'imilation si bie, je val des ar as pierres précieuses devenaient carde des salariales o paiennes par lesni gura quarts nuit le pauvre portait les yeux nouvel an, dans la tête des Fous et de l'aue

y trouvait, non plus la Voie (661), les saints mystères de l'Eglise, forles que sus

on, mais le chemin de ses frères ment un triste contraste avec les fails coniten et tant

Elle ou le sentier des bienheureux solants cités plus haut. Ces désordres souilciel.

lèrent, au commencement du XII° siècle, surtout le monde si riant des les Eglises de France et d'Allemagne, et les

evenait le symbole de la ré- efforis des évêques et des conciles ne parvine siècles répulseur et la langue muette des rent à les faire disparaitre complétement que

et des plus vifs sentiments dans le XIVe siècle. Les grands per comme pour le peuple : elles il y avait bien d'autres traces du mal à dé

e gracieuse des apôtres, de plorer aussi bien que ces écarts daus la piété rimèrent som et particulièrement de saintes des peuples. On ne saurait, par exemple, rue de ces de la pureté angélique semblait

dissimuler les désordres qui se rencontrèrent s, surtout le cins la fraicheur des fleurs et

dans la vie ecclésiastique, à tous les degrés II, seulaient ans tache. Le peuple, dans sa de la hiérarchie; mois à côté de ces désorchoses mem, it aux sympathies de la terre: dres, il faut placer cette vigilance incessanto

des Papes et des conciles pour répuisier et e sentimente sociée à la religion de l'hem chatier de mali prenant l'initiative des réces, les effonour annoncer aux arbres la de l'Elise dans la règle invariable des dobir refoulest (Aperiatur terra et germi- vairs dont Notre-Seigneur Jésus-Christ est

,

dans sa vie, ses souffrances et sa mort, le sentiment, mme rencontrait sur sa route,

modèle éternellement adorable. « L'histoire e d'une facundu signe de sa foi et de ses de toutes les iéformes intérieures exécutées - lement des sle empire de l'amour et de qui s'y rattat la foi était le fondement sera toujours la plus accablante condamna

tion de ces qui e ia puissanc, la religion chrétienne, avec januais eu de prélexle légitime pour une séeur; une le, avec ses mystères et ses

Sans doute encore, l'époque dont nous paressus des chis apparait comme le cenire

lons n'a pas été plus que toute autre exemplo ersel pour con loule action; semblable à un jues églises. He fait sentir ses pulsations de violences et d'injustices; « mais olors,

dernières veines du corps so-
ppe ce siècle parfois si dur ouverlement qu'on se livrait aux unes culi-

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*, les viola neurs, 2 eurs, et nous

Tres.

.e le caracters

Cr. sur le Rose 1-136. La denok | 1849 52, Veir le

llist. des Croisades, tom. III, p. ichon, intitulé cipaux saints des xio. XII° el xtil ire des premium Hist, ecciés., loni. I, p. 773-779.

ve-Trans, Hist. de saini Louis, roi

1859. 154) Verruen bert, Vie de sainte Elisabeth

aurea, sive historia Lombardica ,

optim. libror. filem recensuil, etc., D. Grasse. Leips.cz Dieud.,

1943, C1. J.-B. Rousseau, Violelles des sainis, on lue Poésie et l'art duns le Catholicisme, Fralicf. s.-l.-N., 1835, 6 vol.

(661) Du Fresne, Glossar. ad scripl. med. el infim. Lai. sive Cerula Kalendæ. 'Tilloi , Mémoires pour servir à l'histoire de la sère des Fous. Laus., 1751; Dürr, Commentatio historica de episcopo puerorum. Muzunl., 1755.

(662) 31. A. de Saint-Cléron, Introd. au Tableau des institutions et des maurs de l'Eglise au moyen dye, part. Dorter, lom. I, p. 7, 5 vol. in-8, 1813.

l'Eglise

ques-uns de a paute, een lere mit

grand que la ville était plus populeuse. - plus, trop souvent, qu'une superstition gros. Voy.les articles ARIALD(Saint), et ÉTIENNE IX, sière, une vénération presque païenne des Pape, no ni el V.

saints et des reliques, vu culte exagéré des Cependant, il faut dire que ce mal fut exa- images, et une confiance si complète aus géré et trop généralisé. ateur hardi, mais ordalies (640) que ce fut en vain que les parfois imprudent, Ratbier de Vérone éleva, conciles s'élevèrent contre ces abus. Les au x' siècle, hantement la voix, en Italie, grands se livraient à des actes de violence pour venger l'honneur du sacerdoce. « Pas- qu'aucune autorité teniporelle ne pouvait sant, foule aux pieds ce sel affadi ! » telle modérer ni restreindre, et qui obligèrent fut l'épilaphe que, dans son désespoir, il l'Eglise à manisester sa puissance d'une macomposa pour lui-même en mourani. Plus nière inconnue jusqu'alors (641). sage et plus modéré, et par là même plus beureux, saint Dunstan, archevêque de Can

Remarquons-le aussi ; celle Triste situa

lion ful encore empirée par la croyance, lorbéry (Voy. son article, tom. II), col. 1741 et suiv.), réussit mieux dans ses efforts pour

généralement répandue in Occident, que

l'an 1000 amènerait le jugement dernier et conserver parmi le clergé l'honneur et la pratique du célibal. Il tit plier le cleryé el

la lin du monde (612). Cette opinion eut la puissance séculière elle-même devant sa

cependant aussi quelques bons résullals, et volonté ferme et son inflexible autorité.

fil, entre autres, naitre un désir extrême, Le clergé commença à se relever, lors, parmi les fidèles, d'entreprendre les pèleriqu'au x siècle les élections des Papes de

nages de Rome et de la Palestine (643). La vivrent plus libres, el qu'à partir de Léon IX

cardinal Baronius, décrivant dans ses Annasurtout (an 1048) des hommes de meurs

les celte dépravation générale des meurs, sévères, d'un zèle sincère et d'une grande observations destinées à prémunir les fai

met en tête de l'histoire du x' siècle des sollicitude pour l'Eglise, montèrent sur le trône pontitical et cessèrent d'encourager

bles contre le scandale de cette époque. et de justitier par leur exemple la déprava- XII. Du reste, même durant les ténèbres tion du clergé. Alors le cardinal évêque et les violences du x' siècle, le Saint-Esprit, d'Ostie, Pierre Damien et Hildebrand, de- toujours présent dans son Eglise, se manipuis Grégoire VU (Voy. leurs articles), pu- festait visiblement dans de saints prêtres rent travailler, sans interruption et par les qui, comme Elie et Jean dans le désert, remoyens souvent les plus extraordinaires, à prochaient publiquement au monde ses relever la dignité, à maintenir la sainteté mauvaises passions et ses crimes, ou ramedu sacerdoce, lellement méconnue alors naient les âmes dans le silence et la retraite que la peinture faile par Pierre Damien de à une vie plus pieuse et plus chrétienne. l'immoralité du clergé parut effrayante et Alors apparurent en Italie ce Rathier, évê. dangereuse au Pape Alexandre. Les succès que de Vérone, dont il a été question tout à oblenus par ces vigoureux athlètes furent l'heure, à qui son clergé reprochait (an 971) confirmés et consolidés surtout par les tra- de rendre la voie du ciel irop difficile; et vaus à jamais mémorables des Congréga- Alton de Verceil, et Luitprand de Crémone; tions religieuses qui, sous tous les rapports, el, à coté de ces prélats, prêchant publiquependant ces trois siècles dont nous parlous, ment la pénitence, les silencieuses et actives ont pris une part si grande dans l'euvre de Congrégations de Saint-Romuald, de Saintla régénération cléricale (639).

Gualbert, de Florence; dans la Basse-Italic, Dans ces temps, la vie religieuse des peu. Nil, le saint ermite (1003); en France, l'imples se modela fidèlement sur celle des portante Congrégation de Cluny (depuis Poulifes romains. De là les formes bien di- 910) avec ses illustres abbés, ses moines verses, et dépendantes des localités mêmes, noinbreux et dévoués; en Angleterre, le qu'elle présente au ix', au x' et au xi* siècle. courageux Dunstan et ses courageux collaÀ la fin du ixo ainsi qu'au commencement borateurs; en Allemagne enfin, tout uno du xe siècle, elle lomba de la banteur où série de pieur personnages dont la moraelle s'était élevée par les institutions que lité éprouvée, la religion ferme et éclairée l'Eglise fit fleurirsous Charlemagne, au plus consolen! I'âme attrisiée de la perversion du bas degré, par cela même que le chef de siècle. Tels furent : saint Brunon, archevel'Eglise, d'où part l'impulsion, élait para- que de Cologne; saint Adalbéron et saint lysée dans son action sur le corps entier. Ulrich, louis deux successivement évêques

Au milieu du conflit des partis, le clergé d'Augsbourg; Adélaïde, femme d'Othon lo sans culture, laissant le peuple sans ins- et Mathilde femme de Henri l"; saint Wolftruction, celui-ci prit nécessairement une gang, évêque de Ratisbonne; saint Adelbert, direction toule sensuelle. Sa religion ne fut premier évêque de Magdebourg; saint Adel

(639) Voy. les Vies de saint Brunon, Odon, (dilon, Romuald, Pierre Damien, clc., Dom Mabillon, Aci. ss. Ord. S. Bened., sæc. v, lom. I; Hélyot. Hist, des ordres relig., édit Migne, en forme de Dictionnaire ; Lorain, Essai historique sur l'Abbaye de Cluny, in-8, 1839, Dijon, etc., elc.; résunie dans Alzog, tom. II, p. 189 et suiv.

(640) On appelait ordalie, au moyen age, les épreuves du feu, du fer chaud, de l'eau, du duel, etc.

(641) Virehler, Nouvelles doct. controv. entre les caiholiques et les protestants, 1834, Mayence, p. 384. 91.

(642) Bien des documents de celle époque com. mencent ainsi : Appropinquante mundi lermino. Et alors aussi eurent lieu ta plupart des donations pour des fondations d'égl.ses. Voy. Claber Radulph., lib. lll, cap. 4.

(643) Ibid., lib. IV, cap. 6.

bert de Prague ; saint Meinwerk, évêque de laires de Charlemagne, fut désormais uniPalerborn, et tant d'autres (694).

quement réservée au Pape, et c'est là une Ces saints personnages, à la plupart des- des marques de celle liberté d'action rendue quels nous consacrous un article, doivent aux Pontifes dont nous avons parlé plus suflire pour nous préserverdes exagérations haut. Le premier exemple d'une Canonisarépandues par certains historiens comma lion (618), régulièrement ordonnée par le Fleury, et par lesquelles on s'en va répé. Souverain Pontifo, ful celle de saint Ulrich tot sans cesse que ces siècles n'offrent que d'Augsbourg, décrétée par Jean XV (an 993). ténèbres , ignorance et grossièreté (615). La célébration de l'Eucharistie était louMais, outre les saints que ces siècles eux- jours, et comme au commencement du Chrismêmes virent apparaitre (646), con bien tianisme, le centre du culle, le but de loules autres fails nous montrent que la foi n'y

les assemblées religieuses; le pain sans fut pas complétement stérile ! Nous ne pou

levain était généralement en usage; les cévons en citer qu'un très-petit noinbre; ils

rémonies devenaient de plus en plus signiparleront cependant assez hautement, ce ficatives et diynes du grand mystère qu'elles Bous semble,

exprimaient, et que les discussions souleDès le ir siècle, les amors émues par les vées par Radebert et Bérenger, firent conTroubles toujours croissants du monde po- naitre dans loule sa portée et sa sublimité. litique, s'élevèrent comme d'elles-mêmes, Voy. les articles BÉRENGER, LANFRANC au souvenir des Bienbeureux qui, autrefois (Le bienheureux), etc. - Après la dévotion 3054i, avaient combattu sur la terre. Mais fondamentale de l'Eucharistie, nulle n'était au-dessus de tous les saints lullait 'a Mère plus chère au coeur des fintèles que ceile ile Ju Sauveur, dans sa grâce et sa virginité. de la Vierge Marie. Comme autrefois les Vers elle tendaient tous les désirs, toute cheurs célestis avaient envoyé un de leurs prière s'adressait à elle. Tout ce qui la rappe

anges à l'humble Fille de la race de David, Witau souvenir des hommes de venait l'objet pour lui apporter la glorieuse Salutation : d'une fete, d'un culte d'amour, d'une dévo- « Je vous salue, Marie, pleine de graces, tion douce au cậur des peuples: ainsi fut só- le Seigneur est avec vous, vous êtes bénio lennisée la Nativité de la très-sainte Vierge. entre loutes les femmes; » ainsi la race

Alors aussi s'introduisit généralement, humaine commençail à répéter, de toutes parmi les peuples germains, la fête de la parts, avec une dévotion toujours croissante, Toussain! , instituée par Boniface IV, à la- la Salutation Angélique, qui ùu fond de quelle, selon une pieuse tradition, le saint notre exil, au milieu de ce monde de péabbe Odon de Cluny ratlacha la Commémora- ché, montait vers la triomphanle Reine du son des Morts, qu'il fit le premier (an 998)

ciel et de la lerre. Comme les anges ne se célébrer dans les couvents de son Or- lassent point de répéter dans le ciel : a A dre (667), el qui bientot fut généralement Celui qui est assis sur son trone, it à l'Aadmise comme expression du dogme catho- gneau, bénédiction , honneur et gloire; • Jique du Purgatoire et de l'union intime des ainsi la foule des fidèles exhalait avec joie sa fideles vivants et trépassés. L'institution de contiance et son amour, dans une prière nouvelles fêtes de saints, jusqu'alors dé

concise et riche de sens, qui embrasse, en pendante des évêques, d'après les Capitu- peu de mots, les mystères de la foi et les

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(614) Alzog. tom. II, p. 210, 211. Cf. Stolberg, en montrant qu'alors florissaieni, en diverses para Hist. de la relig., tom. XXXI, p. 444-504; 10m. lies de l'Eglise d'Occident, une multitude d'évêques XXXII. p. 426; tom. XXXIII, p. 439-525.

éininemment illustres par leur pélé et leur haute (645) Sur ces siècles, Digby fait la remarque sui

doctrine, et plusieurs tliéologiens profondément vante : M. Guizot ne peut s'empêcher d'observer versés dans les matières ecclésiastiques ; plusieurs que la société religieuse joua uii grand rôle dans saints hommes qui rétablissaient dans les monastè. l'histoire de la civilisation moderne; ile sorte que,

res 1: discipliue relâchée... Mais il remarque surdans le fail, et nonobstani le nonibre des maux ei tout que ce sul dans ce siècle que les D.ipois, les des ahus qui régnaient alors, en conséquence des Bohémiens, les Pulonais, les Hungrois, les Nurpassious humaines, lous ces âges peuvent être dé- inauds et d'autres peuples lure.st convertis à la foi veinis par ces mots du grand Apôire qui les repré. chiélienne par les travaux de sainils missionnaires. rente à nos yeux « comme remplis de patience et Ce sont là autant de l'ails qui le justilient suflisamde inbulations, par la gloire et le déshonneur, par mient du reproche d'ignorance, de superstition ei de la bonne foi el la mauvaise renommée, conime éant corruption. (Perpétuité, etc., loc. cit., et Digby, Ages puvres et faisant plusieurs riches, comme l'ayanl. de Foi, eli., chap. 1er.) rien el possédant loule chose. On peut regardlerious (616) Voy. Les principaux saints des xi*, 11,4 A ces mots comme élant l'exacte description de l'époque X111° siècles, par Klsin, Hisl. ecclés., lom. I, p. 773précise que les modernes ont assuré élre la plus 79. subre des Annales du genre humaill.

(617) Dom Mabillon, Acla SS. oril. Ben., Siec. vi, Cur, comme l'autcir ve la Perpéluité de la Foi (!, Tom. I, p. 584; Polri Damiani, Vila Odilon., c. Ill; part. in, ch. 6, 7), le dil du do siècle, que Baronius Bullvid., Actu SS., mens. Jul. 101. I, p. 74 seyy. lus-méme voulut abandonuer à ses détracteurs pour (648) Concil. Romall., am. 993, dans Mansi, avoir borné sa vie à un seul pays, I nous devons lom. XIX, p. 169; llarduum, 10:11. VI.

P:

727. (Pro ronelore que ce x siècle, si ordinairement dépré- canonizalione S. Vdalrici Auguslani) C1. Dom Mae, était un des lemps les plus fortunés de l'Eglise, billoni, lræf. ad Acla SS. ord. Bened., sæc. V, paisque les vices qu'on lui reproche lui sont com- n. 99 seqq.; Benoii XIV, Di beatificul. el canoni. Inuts avec les autres, et que le bicu qui le distingue 21., Wb., c. 7-8. lui est particulier. » L'auleur prurive celle assertion DICTIONN. DE L'HOST. UNIV. DE L'E6220.1.

10

que

les élans de sa charité, et ses écrits offrent taril, et comme conséquence de ce concile, une véritable théologie de l'amour. L'llalio elle fut expliquée, justifiée par les magnifien masse se précipitait vers l'humble de- ques travaux d'une science aussi forte meure de Catherine pour la consulter et de- profonde. Au dehors, la merveilleuse actimander son intervention comme médiatrice vité des Jésuiles et d'autres zélés religieur au milieu des troubles de ce temps (681). produisit les plus heureux effets. Au dr. Une fille du roi de Suède, sainle Brigitte, est dans, d'anciens et de nouveaux Ordres reliune autre preuve de l'activité intérieure gieux réveillèrent la vie spirituille et lui qui, à celle époque, se manifestait dans donnèrent un puissanl essor. Et les pertes l'Eglise.--Voy, les articles BRIGITTE (Sainte), que l'Eglise avait faites dans lous ceux qui CATHERINE (Sainte) de Sienne, etc., etc. avaient passé nu protestantisme, for intri

Lorsqu'on voit de pareils personnages se chement cimpensées par le fruit des héroïmontrer dans les différentes contrées de quos ir:varix des missionnaires dans toutes l'Europe, on peut affirmer que leurs énergi- les parties du monde. ques et unanimes remontiances aux conciles En se réjouissant de ces magnifiques ré. de Pise, de Constance et de Bâle, auraient soliats, on doit sans voule accorder qu'i's obtenu une réforme naisible et graduelle n'auraient pas été tous obtenus, du moins des abus, bien plus tôt et bien mieux que si promptement, sans les altaques subiles at ne sirent les orages terribles et les actes de violentes des prélendus réformateurs (683. folie qui signalèrent le commencement de Mais il n'en reste pas moins constant qu'au · la période suivante.

cune époque do résurrection n'a peut-être Au dernier concile de Lalran, lenu en été si glorieuse pour l'Eglise par le grand 1517, Je dominicain Egidius de Viterbe nombre de persorinages illustres, de Papes (Voy. son article), indiqua le vrai moyen pieux, d'évêques zélés, de saints fondateurs d'atteindre celle réforme frurtuense, lors d'ordres, de savants docleurs, que celle qui qu'il prononça les paroles suivantes : « C'est compte in saint Français de Sales, un saint aux choses sacrées de changer les hommes, Vincent de Paul, on saint Jean de la Croix, et non à ceux-ci de changer les choses sain- une sainle Thérèse (681), un saint Thomas tes (682). » Légat du Saint-Siège, il montra de Villeneuve (685), un saint Barthélemy plus de hardiesse encore lorsque, s'adres- des Martyrs (686), saint Ignace, saint Fransant à Jules II , il lui dit avec fermeté : çois-Xavier, saini Louis de Gonzague, sain! « Toute votre attention doit se porter sur Stanislas Kotska, saint Philippe Néri, saint l'amélioration des murs, sur le rétablisse- Jean de Dieu , sainte Angèle de Brescia, ment de la vie spirituelle, sur les moyens saint Gaëtan de Thienne, el tant d'autres de meltre un frein aux vices, à la volupté, auxquels les sectes protestantes n'ont absoà la propagation de l'erreur. »

luinent aucun saint personnage à opposer. Oui, la foi avait été allaquée, défigurée de Le catholique fidèle sent sa foi singulièremille manières; des populations entières ment raffermie, quand il contemple tant de élaient tombées dans l'erreur. Le premier modèles héroïques de la perfection chrébesoin était donc de rétablir dans leur véri- tienne; quand il s'arrête un roment d contable jour les dogmes défigurés, altérés, sidérer, par exemple, la vie si aclive et si corrompus. Puis il fallait détruire des abris précieuse de saint Charles Borromép (687'. manifestes, rétablir l'ordre sur des bases voy. son article, tom. III, col. 1057, — 11 nouvelles. Tout cela se fit, et l'Eglise catho- ceux de la plupart des saints que nous veTipue se montra grande et puissante, en nons de nommer. proportion des dangers qui l'entouraient. La vie, les exemples de ces saints

La foi fut d'abord raffermie, d'après l'an- illustres personnages, agirent puissanument lique usage , par un concile cruménique, sur les masses populaires, dont les progrty le saint concile de Trenle (an 1545). Plus Surent soigneusement cultivés par les divers

(681) Bolland., Acta SS., mens. Apr. tom. III, p. 857 sq.; sa Vie d'après la biographie de son consesseur Raymond de Capoue, Passa11, 1811; 10115 ilevons à M. E. Cartier la traduction de la Vie de sninle Catherine de Sienne par le B. Raymonit, vol. in-12. 1853. do Dialogne de la sainte et autres opuerules. 2 vol. in-12, 1855, el enfin de ses Lettres, 3 vol 111-8, 1858.

(682) « Homines per sacra inmittari fas est, non sacra per homines.i

(685) Alzoy, flisl univ. de l'Eglise ca:h., irm. III,

religieur de l'Ordre de Sainl-Dominique, archeréqui de Brague en Portugal, lirée de son histoire écrit en espagnol el en porlugais, par cinq auteurs don le premier est le P. Louis de Grenade, petit in s 1663, Paris, et in-4, 1664. Voy, notre artich BARTHÉLEMY DES MARTYRS, n. VII, low. II, col. 111: où nous parlons aussi de col ouvrage dans le send que la llit, depois, M. A. Floquet dans ses Etude sur la vie de Bossuel, etc. , 3 vol. in-8, 1855, 100! JI, p. 517.

(587) Op. Carol. Borrom., Milan, 1574, 5 sol. in fol.;

Gillesano a écrit sa Vie en italien, elle !! Nicolas de Soulfour, de l'Oraloire, nous en a dona une traduction francaise, un peu surannée, mai Racle, peril in-4, 1615, Paris. Godeau, év, Vence, a publié La vie de saint Charles Borrome 111-8, 1774, l'aris ; le P. Touron a donné La ri et l'esprit de saint Charles Borromée, Paris, 1751 Sailer, E:ude sur saint Charles Borromée, Aur! 1821.

p. 266.

(684) Le R. P. Marcel Bonix, de la Compagnie dr Jésiis, nous a donné une traduction nouvelle des Ourres de sainte Thérèse, irinsi que de ses lettres, 7 vol in-8, 1854, 1857, 1860.

(685) Maimbourg. Vie de saint Thomas de Villetienve, Paris, 1666 ; llistoire de saint Thomas de Villeneuve, dit l'Aumônier, ear., par M. l'abbé Da. bert, vie. gen. de Viviers, in-8, 2° édit. rerar, 1855.

(686) La rie de Dom Birthélemny des martyrs,

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