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vait comme d'une prison. Cette mai l'autre d'une faucille et d'une étoile son devint, en 1792, une propriété qu'on remarque aussi sur les monnationale; une partie de ses biens fu- naies de Bourbon et de Nevers. [Voy. rent vendus, et l'établissement était NEVERS (monnaie de)]. Cette pièce et à peu près anéanti , lorsqu'en 1797, celles qui portent les armes de Louis II l'abbé Decoulmiers, ancien membre (1326-1346) sont les seules monnaies de l'Assemblée constituante, en fut que l'on connaisse de cette localité. nommé directeur. Enfin, un décret, CHARETTE DE LA CONTERIE (Frandaté de l'an x de la république, l'af- çois-Athanase), l'un des chefs les plus fecta spécialement au traitement des fameux de l'insurrection vendéenne , aliénés. Depuis ce temps, ces malheu- naquit à Couffé, près d'Ancenis, en reux sont la seule classe de malades 1763. A l'âge de 16 ans, il entra dans qu'on y admette. Mais Napoléon, dès la marine, et s'y distingua; mais ayant le consulat, en fit en outre une prison épousé, en 1790, une de ses parentes d'État, où il envoya plus d'une fois, qui lui donna de la fortune, il quitta sans jugement, les écrivains qui osaient le service et se retira dans ses terres. manifester des opinions en opposition Quelque temps après, il alla rejoindre avec ses idées. Un homme tristement

les émigrés à Coblentz. Mais il y fut célèbre, le marquis de Sade, qui déjà mal accueilli par la noblesse, revint à y avait été emprisonné avant 1789, y Paris, se battit au 10 août pour la fut de nouveau enfermé sous le consu- monarchie, et se retira ensuite à son lat, et y mourut en 1814. Maintenant château de Fonteclause. La Vendée Charenton n'est point un hôpital pro- venait de se soulever. Charette, pressé prement dit, c'est bien plutôt une de se joindre aux rebelles, s'y refusa inaison de santé, où l'on n'est reçu d'abord, et ce ne fut qu'après y avoir qu'à titre de pensionnaire, et moyen- été contraint par les paysans, qu'il nant une pension, qui varie de 800 à consentit à se mettre à leur tête. Il 1,500 fr. Cette maison contient envi- éprouva d'abord quelques échecs; mais ron 500 malades; et ordinairement on il les répara bientôt, et remporta, à y reçoit un peu plus de femmes que Mach ul, sur les républicains, une d'hommes. Les recettes ont été, en victoire assez importante. Après des 1833, d'environ 450,000 fr., et les dé- alternatives de défaites et de victoires, penses de 412,000 fr.

les royalistes étaient parvenus à s'emCHARENTON, ancienne seigneurie parer de Saumur; ils étaient maîtres du Berry, dont le possesseur avait des deux rives de la Loire; ils se réudroit de battre monnaie. Une ordon- nirent, et Cathelineau, général en chef, nance donnée à Lagny-sur-Marne, en proposa à Charette de se concerter avec 1315, oblige, en effet, le comte de lui pour l'attaque de Nantes. On sait Charenton à faire ses deniers à 6 grains que cette entreprise échoua , et que deloi argent le roi (c'est-à-dire, que sur Cathelineau y perdit la vie. Charette, douze parties, il devait y en avoir trois qui espérait le remplacer dans le comet demie d'argent fin), et à la taille de mandement en chef, fut écarté la 240 au marc; les 15 deniers valant 12 jalousie des autres généraux; il fut deniers tournois, monnoie le roi. Ce blessé de ce manque de confiance, mais texte curieux est le seul document que il n'en seconda pas moins les mouvenous connaissions sur cette monnaie, ments de la grande armée, qui fut cequi existait déjà au moins depuis le pendant battue à Flines, à Vibiers, à douzième siècle, ainsi que le prouve Chantonay et à Luçon. Charette se un denier frappé par Renaud de Mont. sépara alors de ses collègues, et se refaucon, seigneur de Charenton, qui tira à Machecoul, où les royalistes l'acvivait vers l'an 1171. Ce dernier, qui cusent d'avoir passé dans les plaisirs porte pour légende : RENAVDVS DNS et la débauche un temps qu'il eût pu CARENTONIS, est marqué d'un côté employer plus utilement dans l'intérêt d'une croix à branches égales, et de de leur cause. Mais bientôt la garni

par

son de Mayence arriva dans la Vendée, jours après. Charette ne fut pas un de et les chefs des rebelles comprirent ces royalistes enthousiastes qui comqu'ils avaient besoin, pour résister à battaient pour Dieu et pour le roi : ces troupes aguerries , d'agir avec le l'amour de la guerre et le désir de plus grand concert. Ils réunirent donc commander furent ses principaux motoutes leurs forces, et remportèrent biles. Il méprisait la plupart des chefs les victoires de Torfou et de Montai. de son parti, et plusieurs fois il parla gu, auxquelles la bravoure et les ta- avec dédain de la famille royale. Il Jents de Charette eurent la plus grande n'en fut que plus coupable : car pour part. Les batailles où Charette se si- lever contre sa patrie l'étendard de la gnala seront racontées en détail dans révolte, il n'eut pas même l'espèce des articles spéciaux, et elles sont trop d'excuse que les autres pouvaient tirer nombreuses pour que nous les men- de leurs convictions. Son excessive amtionnions toutes ici. Contentons-nous bition le poussa d'ailleurs à commettre de dire qu'agissant, tantôt de concert contre ses compagnons d'armes des avec les autres chefs royalistes, tantôt crimes dont ses partisans ne peuseul, il montra dans toute occasion vent l'excuser eux - mêmes. L'assasune bravoure à toute épreuve et une sinat de Marigny sera pour sa méactivité surprenante; ses efforts ne moire une tache éternelle aux yeux purent cependant rétablir les affaires de tous les partis. du parti royaliste. La division régnait CHARGES SORDIDES. - On appelait entre tous les nobles, qui se battaient indifféremment charges sordides ou bien plutôt pour leur intérêt person. extraordinaires, les contributions imnel que pour la cause royale. Aussi prévues qui n'étaient pas de nature à Charette fut-il enfin amené à signer, être comprises dans le CANON (voyez avec les plénipotentiaires de la Con- ce mot), et que des circonstances parvention, un traité par lequel il s'enga- ticulières rendaient nécessaires. Lorsgeait à reconnaître l'autorité de cette qu'on n'avait pas pu prévoir ces cirassemblée et à déposer les armes; il constances, et que le besoin était presoffrit même de réduire Stofflet, son sant, le préfet du prétoire était en ancien collègue , qui continuait à se droit d'en faire l'indiction de sa seule battre. Conformément au traité, il fit autorité; hors de là, il fallait qu'elle dans la ville de Nantes une espèce émanât de l'autorité du prince. Un d'entrée triomphale; mais les couleurs grand nombre de faits nous appren. du royalisme, qu'il portait, furent in- nent que les charges sordides étaient sultées par le peuple; le lendemain, il des redevances personnelles. Les gouretourna à son quartier général, re- verneurs de province écrivaient de commença la guerre, et obtint d'abord leur propre main à quel travail dequelques succès; mais la défaite de vaient être employés les contribuables, Quiberon, et surtout la faiblesse du et combien de journées d'hommes, de comte d'Artois, qui n'osa pas effec- voitures ou de chevaux étaient néces. tuer la promesse qu'il avait faite aux saires. Ce tableau général était remis insurgés, de débarquer sur les côtes au juge, qui dressait l'état de tous du Poitou , et de venir se mettre à ceux qui devaient acquitter la contrileur tête, lui ôtèrent tout espoir de bution, en commençant par les plus réussir. Dès lors il ne chercha plus aisés et les plus notaðles, et en exempqu’à mourir glorieusement; cerné à la tant les clercs , les magistrats et les Preulère, il se défendit avec courage,

décurions. C'était un crime capital de fut blessé à la tête et à la main, et comprendre dans cet état les labouparvint cependant à s'échapper dans la reurs au moment où ils étaient occuforêt de la Chabotière, où il fut arrêté pés à ensemencer la terre ou à en rele 25 mars 1796, conduit à Angers, cueillir les fruits. Parmi ceux qui n'appuis à Nantes; il y fut traduit devant partenaient pas à l'une des trois clasun conseil de guerre, et fusillé quatre ses privilégiées dont nous venons de

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parler, les possesseurs que leur indi- Le zèle de ses adeptes n'est pas tougence réduisait au service personnel jours éclairé. C'est elle qui, pendant pouvaient seuls obtenir légitimement des siècles, entretint au caur de Paris ce qu'on appelait une vacation, c'est- la hideuse plaie de cette population à-dire, une exemption de charges-ex- de truands que vomissait chaque matraordinaires. Cette faveur était pa- tin dans les rues le repaire de la cour reillement acquise à ceux qui s'étaient des Miracles. C'est peut-être elle aussi fait inscrire dans un corps de métier qui, par ses libéralités irréfléchies , a Voilà pourquoi on appelle encore va- rendu le fléau de la mendicité si diffication, en terme de droit, la profes- cile à extirper. Mais disons aussi que sion particulière d'un artisan. Les la charité a sur sa moderne émule, la hommes qui ne faisaient partie d'au- philanthropie, cet avantage, qu'essencune corporation industrielle reconnue tiellement active de sà nature, elle ne par les lois étaient tous soumis aux peut même se concevoir à l'état spécharges sordides, de même que les co- culatif, état auquel se réduit trop sou

lons et les serfs des décurions et des vent la seconde. Rappelons d'ailleurs sl églises. Après la conquête de la Gaule en finissant, que c'est la charité si par les Francs, ces charges devinrent qui, dans des vocations diverses, a

perpétuelles sans qu'il fût nécessaire inspiré Vincent de Paul, Fénelon,

d'en publier l'indiction, et, jusqu'à la Belsunce et l'abbé de l'Épée. L'his0révolution, qui les abolit, elles firent toire de plusieurs grandes wuvres de

partie, sous le nom de corvées, du re- charité a été résumée aux articles AUvenu utile des terres seigneuriales. MÔNE et BIENFAISANCE PUBLIQUE ;

CHARITÉ. Bien que nous ayons nous devons cependant encore nous formé ce terme du mot latin charitas, arrêter sur quelques-unes de ces Qu. qui revient à chaque page dans les vres, dont la place se trouve marquée écrits philosophiques de Cicéron; bien naturellement ici, par le titre même que le principe affectueux dont il re- qu'elles portent. présente l'idée, ait servi de base à la Les frères de la charité, institués morale religieuse de presque tous les par Jean de Dieu, approuvés comme peuples, on peut dire cependant qu'il société par Léon X en 1520, reconnus est devenu chez nous l'expression d'un plus tard comme ordre religieux, fusentiment que

l'on ne retrouve dans rent introduits en France par Marie aucune autre foi que la foi chrétienne. de Médicis en 1601, et fondèrent à La charité n'est plus , en effet, dans Paris l'hôpital qui a conservé leur le christianisme, une simple sympa

nom. Henri IV leur accorda, en 1602, thie de l'homme pour les souffrances des lettres patentes que confirma son de son semblable; elle ajoute à la successeur. Ils eurent jusqu'à vingtbienfaisance la sanction d'en haut, et sept maisons, tant en France que fait au croyant une obligation d'em- dans les colonies, et pratiquèrent avec brasser dans un même amour ses frères succès la chirurgie jusqu'à la révoluet le père céleste. C'est , non-seule tion. Leur ordre

parut alors pour ment un désir, mais encore un effort toujours. Un frère de la charité, le P. continuel dirigé vers le bien du pro- Élysée, jouissait encore auprès de chain en vue de suivre les voies de la Louis XVIII d'une assez grande faDivinité. La charité, avant les progrès du scepticisme moderne, a fondé le Sous le titre d'institution de la plus grand nombre de ces asiles ou- charité chrétienne, Henri III avait verts à toutes les misères, et que nous voulu fonder à Paris, dans le quartier ont légués nos ancêtres. Elle a créé Saint-Marcel, une maison de retraite ces saintes sociétés dont les membres pour les vieux soldats invalides. Les se dévouent au soulagement de toutes fonds devaient en être pris sur ceux les souffrances. Nous ne nierons point de tous les hôpitaux de France; mais que la charité n'ait parfois ses erreurs. le projet reçut à peine un commences ment d'exécution. Voyez MOINE LAI. Louis XIV l'autorisa par lettres pa

veur.

Les dames de charité, qui sont de- tentes le 14 novembre 1657; et enfin puis longtemps attachées à la plupart le cardinal de Vendôme, légat à latere des paroisses et à quelques bureaux de Clément IX , en confirma les stade bienfaisance , sont généralement tuts le 8 juin 1668. En 1770, les Filles choisies dans les classes de la société de la charité desservaient en France les plus favorisées de la fortune. Elles plus de 400 établissements, dont près ont la double mission de solliciter les de 130 hospices. Paris seul en compaumônes du riche et de rechercher les tait 35. Ces pieuses filles furent forbesoins du pauvre.S'il n'est que trop vrai cées, en 1792, d'évacuer le siège de que ces saintes fonctions sont pour quels leur communauté ; et tant que dura la ques-unes un simple objet de mon- tourmente révolutionnaire, on ne rendaine vanité, d'autres savent ajouter, contra plus leur robe grise consacrée par ces douces consolations dont leur par tant de bénédictions; mais la plusexe a le secret, un prix nouveau aux part de ces charitables hospitalières, secours qu'elles apportent à l'indi- en déposant le costume, étaient de gence.

meurées fidèles à l'æuvre, et elles n'aÉcoles de charité.- Des écoles gra- vaient rien perdu de leurs habitudes de tuites sont établies sous ce nom dans dévouement, lorsque Napoléon les la plupart de nos grandes villes. Qu'on rappela, en 1802. L'empereur voulut nous permette de faire observer, au qu'elles fussent, comme autrefois, sujet de ce nom, que l'on commence, sous la direction du supérieur gédu reste, à mettre de côté, combien néral des Lazaristes, et en même c'est une chose choquante que dans un temps il les plaça sous la protection pays comme la France, ce soit par de sa mère. Toutefois, elles ne recharité

que

l'on donne au peuple les prirent pas d'abord leur habit prinotions les plus indispensables au com- mitif ; la bure noire remplaça le merce de la vie.

drap gris, et le bonnet rond la Filles ou sæurs de la charité. Le grande coiffe empesée. Elles ne sont noyau de cette utile institution exis

revenues que depuis quelques années tait dès 1617 à Châtillon-lez-Dombes, à leur ancien costume. Depuis 1813, en Bresse. C'était une confrérie dont le chef-lieu de l'ordre est établi rue on désignait les membres par le titre du Bac, dans l'hôtel de la Vallière. de servantes des pauvres. Des soins C'est là que réside la supérieure généaux malades, des secours aux indi- rale, et qu'est placée la maison du no. gents, l'instruction chrétienne à l'en- viciat. Le temps des épreuves qu'on y fance, des consolations religieuses aux fait est de 5 ans, et les væux simples prisonniers, telles étaient les oeuvres que font ensuite les soeurs ne les en. auxquelles avait appelé de pieuses veu- gagent chaque fois que pour ce laps ves et de généreuses filles, la dame de temps. A Paris, elles partagent Louise de Marillac, veuve d’An- avec d'autres communautés le service toine le Gras , secrétaire de la reine. des hospices. Elles ont en particulier En novembre 1633, aidée de la les Incurables, les Ménages, les Encoopération de Vincent de Paul, elle fants-Trouvés, où elles sont rentrées établit sa confrérie à Paris, dans le en 1814, etc. Elles gèrent aussi les voisinage de Saint-Nicolas du Char- maisons de charité où se fait la distridonneret, d'où elle la transporta en. bution des secours dans les arrondissuite dans une maison sise à la Vil- sements municipaux. Si, d'un côté, le lette, pour la fixer définitivement, en pouvoir hiérarchique auquel elles sont 1636, rue du Faubourg-Saint-Denis, soumises, éteint à peu près compleen face des bâtiments de Saint-La- tement chez elles la liberté indivizare. Le 18 janvier 1655, l'archevê- duelle, de l'autre, les exigences es. que de Paris, le cardinal de Retz, éri- trêmes de leur discipline ont quelquegea cette confrérie en congrégation; fois forcé l'administration à se priver

de leurs soins : comme il est arrivé à 1837, la société avait étendu de bienl'hospice de la Charité de Paris, où faisantes ramifications dans 36 des elles considérèrent la nomination principales villes du royaume, et à d'un économe comme une atteinte Paris seulement, près de 800 mères portée à l'indépendance de leur or- avaient, dans l'année, eu part à ses dre. Toutefois, disons - le en termi- secours. nant, dans l'accomplissement de CHARITÉ -SUR-LOIRE (la), petite leur mission, ces dignes filles de ville de l'ancien Nivernais, aujourd'hui Vincent de Paul méritent bien cette chef-lieu de canton du département vénération dont le peuple ne se dé- de la Nièvre, doit son origine et son partit jamais à leur égard, et le spec- nom à une abbaye de l'ordre de Cluny, tacle des douces vertus des saurs gri- fondée vers le milieu du onzième sièses ou des sæurs du pot, comme il les cle, ou même, suivant quelques traappelle dans certaines localités, n'est ditions assez incertaines, à un monaspas l'enseignement religieux dont il tère établi vers l'an 700. Elle était jadis profite le moins.

'fortifiée et beaucoup plus considérable L'ordre de la charité de la sainte que maintenant. Mais sa position sur Vierge fut fondé par Guy, seigneur de la route de Paris à Lyon , et près d'un Joinville, à Boucheraumont, en Cham- pont sur la Loire, lui ont attiré de pagne; il fut approuvé par les papes grands malheurs. Elle a été plusieurs Boniface VIII et Clément Vi, et on fois prise, dévastée et détruite, nolui donna le monastère des Billettes, tamment dans les guerres contre les bâti à Paris en 1290, sur la maison Anglais et dans les guerres de religion, d'un juif accusé de sacrilége. Ces reli- où elle fut une des places de sûreté gieux, qui suivaient la règle de Saint- accordées aux protestants. Le prieur Augustin, se consacraient exclusive- du monastère avait le titre de seigneur ment au service des malades.

spirituel et temporel de la ville, et L'association de la charité mater. possédait, outre des revenus considénelle, fondée par madame Fougeret, rables, le droit de nommer à un grand a pour but d'encourager, par le don nombre de bénéfices du royaume. La d'une layette et d'une légère pension Charité était, avant la révolution, le en argent, les femmes indigentes de- siége d'un bailliage. On y compte venues mères en état de mariage, à maintenant cinq mille cent habitants. nourrir elles-mêmes leurs enfants. La CRARIVARI , nom que l'on donne à reine Marie-Antoinette se mit dès l'o- un bruit injurieux que, dans certaines rigine, c'est-à-dire, en 1788, à la tête provinces, et surtout dans les cainde cette association, dont les temps pagnes, le peuple va faire , pendant la difficiles qui survinrent arrêtèrent les nuit, aux portes des personnes qui progrès, mais qui se reforma dès les convolent à de secondes, troisièmes ou premières années du Directoire par les quatrièmes noces , et même de celles soins de madame de Pastoret. Les qui épousent des personnes d'un âge ressources de cette institution étaient disproportionné au leur, ou qui recependant encore fort bornées , lors- fusent de contribuer, par le don d'une qu’un décret du 5 mai 1810 la mit, somme proportionnée à leur fortune, sous le nom de Société maternelle, aux divertissements de la jeunesse du au nombre des institutions impériales, lieu. Le charivari était, au moyen âge, et lui assigna une large dotation. Un une peine presque légale dont on se autre décret du 25 juillet de l'année rachetait moyennant une composisuivante homologua ses statuts. La tion. On lit, en effet, ce qui suit dans société devait être exclusivement ré- une pièce de 1409 : « Le suppliant et gie par des dames. Marie-Louise prit « Jeban Lolier dirent qu'ilz avoient le titre de protectrice, lequel s'est de- composé cellui sur qui devoit se faire puis perpétué dans la première prin- « ledit chalivari à xij solz pour le boire cesse de chaque famille régnante. En « des compaignons et à iiij solz parisiş

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