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Les femmes ne sont pas employées seulement pour le transport du minerai: dans quelques mines de houille du nord, elles abattent le charbon comme les ouvriers du sexe masculin.

Dans les mines métallifères, où souvent les galeries sont étroites et sinueuses, les hommes poussent des espèces de chariots particuliers qui portent le nom de chiens de mine. Un chien de mine se compose d'un caisse étroite et profonde portée sur deux essieux et quatre roues. Les deux roues de devant sont plus petites que celles de derrière. Le chariot roule ordinairement sur des chemins en bois composés de deux files de madriers écartés de quelques centimètres. Dans les circuits, l'ouvrier, s'appuyant sur son bord postérieur, le fait basculer d'une petite hauteur sur l'essieu de derrière , en sorte qu'il ne repose plus que sur les deux grandes roues. La charge est distribuée de manière à faciliter ce mouvement. On évite ainsi les frottements qui auraient lieu lorsqu'on voudrait tourner avec des chariots portant sur deux essieux fixés parallélement l'un à l'autre ou changeant difficilement de position.

Une cheville verticale, se rattachant à la caisse du chien , porte un petit galet horizontal qui, se plaçant dans la rainure, entre les madriers, l'empêche de dévier.

Dès que la distance dépasse une certaine limite, on substitue aux hommes les chevaux pour traîner les chariots, qui roulent sur le sol des galeries ou sur des routes en fer.

Les chariots revenant toujours à vide , les circuits fréquents étant inévitables, les distances parcourues rarement très grandes, et le peu de consistance du sol ou les dimensions des galeries ne permettant pas l'usage de chariots d'un grand volume ou très pesants , l'effet utile du cheval ou des autres moteurs dans les mines est ordinairement moins grand qu'il ne le serait à la surface.

La force de la gravité ne peut être utilisée que dans les galeries inclinées. Quelquefois on fait rouler le minerai métallifère du haut en bas de grands couloirs inclinés, dont le fond est garni de planches, ou ce, qui vaut mieux, on remplit le couloir de minerai et on le maintient toujours plein en comblant le vide qui se forme dans la partie supérieure lorsqu'on retire du minerai dans la partie inférieure. Dans les mines de houille où l'on veut

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éviter la rupture du charbon, on se sert de chariots , et l'excès de gravité de ceux qui sont chargés et qui descendent au moyen d'une combinaison de cordes et de poulies, fait remonter ceux qui reviennent à vide (Voy art. CHEMIN DE FER).

Les machines fixes sont très rarement employées, et seulement pour remorquer un convoi d'un bout à l'autre d'une longue galerie ( Newcastle ).

Les mines de houille du duc de Bridgewater , près de Manchester , et plusieurs mines en Silésie, offrent l'exemple d'un développement considérable de canaux souterrains pour le transport du combustible exploité.

Du bas du puits d'extraction à l'orifice, le minerai est élevé dans des sceaux , caisses ou paniers suspendus à des cordes ou à des chaînes qui, passant sur de grandes poulies de renvoi (mollettes ) fixées à des charpentes au-dessus du puits, vont s'enrouler sur des tambours. Une machine à vapeur à double effet , une roue hydraulique ou tout autre moteur , imprime un mouVement de rotation au tambour. Un sceau vide descend tandis que le sceau plein remonte. Pour éviter le transbordement du charbon qui augmente la proportion de menu, on élève quelquefois au jour les caisses pleines des chariots qui ont servi au transport dans les galeries.

Les cordes plates sont préférées aux cordes rondes et aux chaînes pour de grandes profondeurs.

Les chaînes quoique , dans certaines localités , moins dispendieuses que les cordes, sont rarement employées, parce qu'elles sont plus sujettes à se rompre.

Circulation des hommes. Les hommes descendent dans les mines ou reviennent à la surface , en se plaçant dans les sceaux qui servent à l'extraction du minerai; quelquefois (Newcastle) ils passent simplement un pied dans un étrier fixé au bas de la corde , se tiennent au câble et se servent de leur jambe restée libre pour s'éloigner des parois du puits contre lesquels ils pourraient s'accrocher. Enfin ils circulent dans les puits au moyen d'échelles ou d'escaliers. Le premier moyen est le plus mauvais de tous , parce qu'il arrive assez souvent que les cordes se rompent, que les sceaux se renversent ou s'accrochent, que les hommes même s'accrochent et se tucnt en tombant dans le puits,

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ou restent suspendus dans l'espace, au grand risque de perdre la
vie. Il est, en outre, dispendieux, car on est obligé d'interrom-
pre l'extraction du minerai lorsque les hommes montent, et on
le fait même pendant qu'ils descendent, de peur qu'ils ne soient
écrasés par des morceaux qui tomberaient du sceau plein lors-
qu'il aurait dépassé le sceau vide. Enfin une dernière circons-
tance qui fait préférer l'emploi des échelles , quoique plus fati-
gant pour l'ouvrier , c'est qu'en cas d'accident subit dans la
mine , un grand nombre d'ouvriers peuvent se sauver en même
temps par les échelles, ce qu'ils ne pourraient faire au moyen
des sceaux.
Règles générales applicables à l'exploitation souterraine de

toute substance métallifère, saline et combustible.
1° Il convient généralement d'aller rejoindre et d'attaquer le
gîte à une grande profondeur, au moyen de puits ou de galeries
préparatoires percées dans le rocher, ct d'exploiter au-dessus;

2° Il faut commencer par reconnaître le gîte mineral sur une certaine étendue par des galeries d'allongement, et ensuite procéder à l'abattage des massifs compris entre ces galeries.

Cette règle se modifie pour les gîtes de houille, où souvent il faut, autant que possible, percer les galeries d'exploration dans une même direction.

3o Disposer les travaux de manière à inspecter et éclairer le plus grand nombre d'ouvriers possible à la fois;

4o Concentrer l'exploitation autant que possible, afin d'économiser l'éclairage, l'inspection, le roulage et l'épuisement des eaux;

5o, Enlever le plus vite possible les massifs préparés, afio de pouvoir employer ailleurs les boisages que l'on en retirera;

6° Enlever les massifs ou piliers en revenant vers le puits d'extraction, de peur que les éboulements ne ferment le passage aux ouvriers et n'empêchent l'air frais de leur parvenir, et afin de retirer les boisages de la partie exploitée dans laquelle on ne doit plus passer;

7° Préparer de nouveaux massifs au far et à mesure que l'on procède à l'exploitation des massifs déjà préparés, de sorte que l'ouvrage ne reste jamais en arrière ;

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6° Dispose

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go Lorsque le toit est ébouleux et peu solide, éviter d'en découvrir une trop grande partie à la fois, et soutenir avec soin la partie découverte par des remblais on par des étais en bois;

go Monter l'exploitation sur la plus grande échelle possible, afin de diminuer les frais généraux , tout en la proportionnant cependant au débit.

Cette règle s'applique à toute espèce d'entreprise industrielle.

Dans une mine métallifère, on sait à peu près le rendement des minerais au fourneau, et on part de cette donnée pour calculer l'étendue du massif à exploiter chaque jour, pour subvenir aux besoins des usines.

Dans les mines de houille, il faut savoir à quel volume, en place, correspond un certain volume mesuré après l'abattage. Règles particulières d'exploitation applicables aux couches

de houille.

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° Percer les galeries ou tailles, autant que possible, perpendiculairement aux fissures de la houille; c'est pour cela qu'on évite de percer un grand nombre de galeries en sens divers ;

2° Percer de larges tailles, afin d'enlever la houille par gros blocs et diminuer ainsi le nombre des entailles qui ne donnent que de la houille menue et augmentent les frais de maind'oeuvre.

La direction, l'inclinaison et les dimensions des galeries dépendent aussi des besoins du roulage et de l'aérage; elles en dépendent même uniquement lorsque la galerie est ménagée à travers les remblais.

3. Isoler les tailles lorsqu'on redoute les irruptions subites d'eau ou de gaz.

C'est ce résultat qu'on se propose d'obtenir en suivant la méthode par massifs longs et celle par compartiment.

4. Éviter d'ouvrir un trop grand nombre de galeries à la fois, et de laisser trop long-temps les piliers ou massifs de houille exposés à l'action nuisible de l'air et de la pression.

La houille des piliers, lorsqu'on la laisse long-temps exposée aux courants d'air et à la pression des bancs supérieurs, perd de sa qualité; elle devient tendre et impropre à donner un bon coke pour le haut fourneau.

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51 Éviter d'abandonner du menu dans les vieux ouvrages, et d'y laisser circuler l'air, afin de se préserver des incendies;

6o Disposer les travaux de manière à employer le moins de hoi-age et de remblais possible, et aviser aux moyens de ne jamais manquer des remblais nécessaires.

Cette règle peut aussi s'appliquer aux mines métallifères, elle est cependant plus particulière aux mines de houille, où le remblai est bien plus rare.

Aug, PERDONNET. EXPLOSION DES CHAUDIÈRES. Des résultats importants sont attendus en ce moment sur les moyens propres à éviter les accidents dont il s'agit ; nous avons cru devoir attendre la terminaison de ces recherches et renvoyer ce que nous avons à dire à ce sujet à l'article MACHINES A VAPEUR.

EXPORTATIONS. ( Commerce.) Quand les nations sont arrivées à un degré de richesse qui leur permet de produire plus de choses qu'elles n'en peuvent consommer, l'excédant de leur production devient la base de leurs exportations. Le Brésil exporte du sucre et du café; la Suède et l'Angleterre exportent du fer, la Pologue des blés, le Canada des bois, la Russie du chanvre et du goudron, la France des vins, l'Espagne des huiles, l'Italie des soies, l'Allemagne des laines, les États-Unis du coton, le Bengale des indigos. Chaque nation exporte un ou plusieurs articles principaux sur lesquels roule presque tout son commerce extérieur. Elle se procure ainsi les articles qui lui manquent par la vente de ceux dont elle abonde. La Suède paie en fers les vins de Bordeaux, l'Italie en soies les cotons d'Amé. rique, la Russie en goudron les sucres du Brésil.

Il est facile de voir que pour tous les pays la faculté de s'approvisionner dépend de la faculté des échanges, et que si la Russie, par exemple, voulait recevoir du Brésil autre chose que des sucres et des cafés, elle courrait le risque de n'y pas vendre ses goudrons et ses chanvres. Exiger de l'argent, c'est supposer que le Brésil aurait déjà trouvé un peuple auquel il convenait d'échanger ses espèces contre des productions brésiliennes, ce qui, après tout, n'empêcherait pas le Brésil de payer définitivement en produits brésiliens les produits russes. Chaque peuple a donc un intérêt puissant à recevoir les denrées étrangères pour écouler les siennes. Quiconque ne produit pas

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