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sang

Bonaparte ne peuf vier lui même l'importance des servi. , mais je crois prévenir le jugement de l'histoire en ces que j'ai rendus à l'armée : il n'a jamais été dans mon vouant au mépris et à l'éxécration quiconque a quitté : caractère d'établir mes faits d'armes, mais je peux dire le roi pour s'attacher à Bonaparte. Je vous déclare; que quelques journées de gloire recommandent peut Monsieur, que ces lâches ennemis de la patrie sont à. ètre mon nom à la postérité.

mes yeux indignes de pitié et de pardon. Je pense que

la nation doit, pour éviter un reproche éternel, les Sa témérité payée par les plus éclatans revers, amena les armées de l'Europe dans le cæut de la France; je sou- Monsieur, par la franche énonciation de mes principes,

repousser pour toujours hors de son sein. Vous voyez, fins avec ardenr, quoiqu'avec des forces inégales le choc si Bonaparte pent encore songer à ma séduire. de la division qui me fut opposée. L'inipradence de Bo.

Dites à l'assassin du duc d'Enghien et de Pichegra, naparte avoit laissé Paris saos' défense : je courus

dites au perturbateur du repos de l'Europe, dites à couvrir la capitale; j'arrivai avec moi corps au moment ou une armée de 120,000 hommies së précipitoit sur elle: celui qui a plongé la France dans le sang et dans les c'en étoit fait de la première cité du monde. La valeur les traités, dites au plus parjure au plus perfide, au plus

larmes, dites au violateur da 'droit des gens et de tous' des gardes nationales de Paris n'avoit fait qu'irritet le vainqueur, lorsque le prince de Schwartzemberg et coupable des mortels gnė lė sernient que j'ai "prêté à Mr. De Ninselrode me déclarèrent que la ville pouvoit traitres ; qu'il vy a phis rien de commun entre moi

moni roi sera dans peu de jours scellé du des être sauvée par wue capitulation. Je traitai d'abord pour le salut d'un million d'hommes, et j'eus le bonheur bientôt conduire l'étendart des lys jusque dans la capi

et le perturbateur de ma patrie ; que mon bras va d'entrer en négociation pour le salut de la France entière. Un juste ressentiment animoit les souverains altres ; #8

tale du monde ; que ma vie est désormais consacrée à le sacrifierent au désir d'acquérir une gloire plus pure sujets égarés; annoncez-lui de la part de l'Eórope

rallier au tour du drapeau blanc les sujets fidèles et les que celle des conquètes : ils m'apprirent que le Tyran entière que le sang versé par les assassins, va retomber du monde une fois renversé, teur ressentiment s'éteindroit. J'osai alors jeter un coup d'oeil scrutateur sur les sur leur tête, et que le jour de la justice est proche. secrètes pensées des souveraius, J'osai dire qu'il existoit

(Signe)

MARMONT. une famille infiniment regrettée en France, que recom. mandoient des siècles d'une gloire pure, dont le nom lié à tous les souvenirs de bonbeur et de prospérité,

Londres, le 5 Wat. retentiroit d'un bout de la France à l'autre, aussitôt qu'une bouche l'auroit prononcé. 'Je vis à la réponse Les journaux des Pays-Bas jusqu'au 8 de ce mois, que j'obtins que j'avois capitulé non avec des ennemis, nous sont parvenus hier, - Its contiennent une déclaration mais avec des libérateurs: je fis alors une faute in mense du roi de France, datée de Gand, le 2 Mai. Sa Majesté et c'est la seule que je me reproche ; j'eus la foiblesse annonce que les alliés ayant promis de respecter l'indéd'éxiger la conservation des jours de Bonaparle : j'en pendance de la France et l'intégrité de son territoire, et arrachai le serment à ses ennemis, et je fis céder ainsi de ce pas intervenir dans sou gouvernement intérieur, l'intérêt de ma patrie au sentiment mal éteint d'une elle a accepté leur assistance, pour délivrer la France ancienne amitié: voilà le seul reproche que me fait ma de l'auteur de tous les maux qu'elle a soufferts, et pour conscience.

opérer une réconciliation générale. Nous ne doutons En ce moment, la France a recopou daps Louis, son

pas que cette déclaration dy monarque légitime ne fasse roi, son père et soul sauveur; c'est Louis qui a sauvé la dispose à se délivrer promptement de ses oppresseurs.

ane profonde impression sur la nation Françoise et ne la France des suites ordinaires d'att envahissement : la conquête donnoit'aux puissances le droit de se partager

Elle porte en substance ce qui suit:un Pays qui leur arrachoit depuis vingt ans, leurs ri

Louis, &c. La Francé libre et respectée, jouissoit, chesses, toute leur puissance: le nom de Louis les a par nos soins, de la paix et de la prospérité qui lui appaisées. A ce non sacré, elles ont déposé leurs avoient été rendues, lorsque l'évasion de Bonaparte de armes; ainsi Louis absent, sans armes, sans soldats, l'ile d'Elbe, et son apparition sur le territoire François revêtu de cette seule force que dounent la vertu et ont excité à la révolte la plus grande partie de l'armée. l'ascendant d'un pouvoir légitime, a conquis sur l'Eu. Avec l'appui de cette force illégale, il a fait succéder rope en armés la paix la plus extraordinaire dont l'usurpation et la tyrannie à l'équitable empire des lois. jamais l'histoire ait gardé la mémoire Je nie suis voué Les efforts de nos sujets, la majesté du trône et sans réserve à la défense du véritable souverain ; je l'ai celle de la représentation nationale ont cédé à la violence honoré dans la prospérité, je lui serai fidèle dans son d'une soldatesque révoltée, que des chefs traitres et infortune, et dússent ses revers être aussi durables que je parjures ont séduite par de trompeuses espérances. Ce les crois passagers, ma vie s'éteindra à ses côtés, heureux coupable soccès ayant excité dejustes alarmes en Europe, de voir couler pour sa conservation. jusqu'à la dernière de formidables armées ont été dirigées vers la France et goutte de mon savg.

toutes les puissances ont décreté la destruction du tyran.

Notre premier soin a été de faire reconnoitre une juste Voilà, Monsieur, mes sentimens et, ma justifica et nécessaire distinction entre le perturbateur de la tion: gous savez si le règne de Louis, a pu en affoiblir paix et la nation Françoise opprimée. Fidèles aux l'essort. Ce règne si merveilleux dans sa brieveté, ce principes qui les ont toujours guidés, nos alliés ont règne le sujet de notre admiration, de notre amour, de déclaré leur intention de respecter l'indépendance de la nos larmes, ce règpe l'éternel objet de la inéditation des France et de garantir l'intégrité de son territoire. Ils princes; le désespoir du tyran, ira déposer dans la nous ont donué l'assurarice la plus solennelle qu'ils ne postérisé en faveur de ceux qui coutribueut au retour s'immiscerout point dans le gouvernement intérieur, et des Bourbons, et contre les coupables partisans de c'est à ces conditions que nous nous sommes déterminés l'usurpaleur.

à accepter leur généreuse assistance. L'usurpateur a Je vous le dirai, Monsieur, avec toute la franchise tenté en vain de semer des dissentions parmi eux, et par qui fait le fond de mon caractère, je t'ai recherché et une fausse modération de désarmer leur resseutiment. je n'attends=l'approbation ni de Bouaparte ni de vous sa

vie entière lui a dté le pouvoir d'en imposer a la ni des hommes qui vous ressemblent. J'ai été étonné, je bome foi. Désespérant du succès de ses artifices, il l'avoue, d'entendre le compagnon d'enfance du : duc cherche pour la seconde fois à plonger avec lui dans d'Eoghien me reprocher d'avoir abandonte Bonaparte l'abime la nation sur laquelle il fait régner la terreur. It pour un Bourbon. J'excuse l'erreur de ceux qui out renouvelle tous les départemens de l'administration afin admiré ce héros sanguibaire jusqu'au règne de Lonis 18, de les Témplir entièremeut d'hommes vendus à ses prb.

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jets tyranniques ;: il désorganise la garde nationale, dont des pêcheurs avoient rapporté que c'étoit lui et non il veut prodiguer le sang dans une guerre sacrilège ; il Morlier qui étoit daps'cette ville, feint d'abolir des droits qui sont abolis depuis long-temps; Il a été mis on embargo dans le port de Dieppe penil convoque uy prétendu champ de mai, pour multiplier dant dix heures. On soupçooue que cette mesure a été les complices de son usurpation ; il promet d'y proclamer, prise pour arrêter quelque personne suspecte aux rebelles, au milieu des bayonnettes, une imitation dérisoire de qui vouloit s'évader. cette constitution qui, après 25 aus de désordres et de Des lettres de Bruxelles, en date du 9, qui ont été calamités avoit, pour la première fois, fondé sur des. bases solides la liberté et le bonheur de la France. reçues ce matin, disent que Dimanche dernier il a été Enfin, il a consommé le plus grand de tous les crimnes publié dans cette ville une défense d'entretenir aucune

commonication avec la France. Le commissaire An. envers nos sujets, en essayaut de les séparer de leur sou glois a fait aussi une demande de voitures pour le transverain, de les enlever à notre famille, dont l'existence. port des bagages et effets de l'armée du duc de Welling. qui est depuis taut de siècles indentifiée avec celle de la

ton. nation elle-même, est la seule chose qui puisse garantir

Des lettres d'Ostende disent aussi que cette armée a la stabilité et la légitimité du gouvernement, les droits

fait un mouvemeut en avant. et la liberté du peuple, les intérêts mutuels de la France et de l'Europe. Dans ces circonstances, nous nous re

Le 9 vers 4 heures du matie,' plusieurs milliers de posons avec toute confiance sur les sentimens 'de dos soldats Prussiens ont traversé Bruxelles, marchant vers sujets, qui ne manqueront pas d'appercevoir les dangers les frontières, dans la direction de Valenciennes. et misères, auxquels ils sont exposés, par un homme que l'Europe assemblée a voué à la vengeance publique. Toutes les puissances connoissent les dispositions de la

JOURNAL DU PARLEMENT. France. Nous avons l'assurance de leurs vues amicales et de leur appui.-François, profitez des movens de dé.

CHAMBRE

IAMBRE DES PAIRS. Jivrance qui sont offerts à votre courage! Ralliez-vous à votre roi, votre père, le défenseur de tous vos droits;

Séance du 8 Mai. hâtez-vous de l'aider à vous sauver, de mettre fin à une Le comte de Daruley désireroit de savoir si la révolte dont la prolongation pourroit devenir funeste à proclamation de Louis Xvin qui a paru dans les jour' notre pays, et par le châtiment de l'auteur de tant de

naux est authentique. Il ne croit pas qu'il soit trèsnaux d'accélérer l'époque d'une réconciliation générale." régulier de faire cette question, mais il demandera si la

déclaration a été autorisée par S M. Britannique.

Le comte de Liverpool dit que son devoir de lui Les journaux François jusqu'au 9, nous sont parve permet pas de faire une réponse qui puisse être satisfai,

Bonaparte étoit encore à Paris et continuoit de sante; la proclamation dont il s'agit i'ayant rapport à prendre des mesures pour défendre les approches de cette aucun acte immédiat du gouvernement Britannique. capitale, ce qui prouve qu'il a peu d'espoir de pouvoir Le conte 'de Daruley espère que si cet acte est empêcher les alliés de pénétrer dans l'intérieur de la authentique, il n'a pas été autorisé par notre gouverneFrance. Chaque jour ses ministres publient de nouveaux ment. ordres, qui pronvent que la nation' n'a pas répondu comme il s'en étoit flatté aux nombreux appels qui lui

CHAMBRE DES COMMUNES. ont été faits pour soutenir son usurpation. On lit dans le Moniteur même qu'il règne une grande apathie dans La chambre, en comité de subsides, vote diverses les départemens, et surtout dans ceux qui paroissent de sommes pour le service de l'année, et entre autres, 95801. voir étre exposés aux premières attaques des armées pour l'administration du Musée Britannique ; 1000l. alliées. Les mensonges qu'il multiplie journellement pour l'achat de livres pour le même établissement ; pour ranimer la confiance de ses adhérens, restent 2000l. pour l'impression du Coder Alexandrinus, et salis effet.

2501. pour servir à la collection d'histoire naturelle. Les journaux François avouent que les affaires de M. Lushington propose qu'il soit voté une somme Murat sont dans une mauvaise situation. Se voyant de 9000l. en addition à celle de 90,0001. accordée prévivement poursuivi par les généraux Autrichiens, il a cédemment pour l'achat d'une terre pour la famille du demandé un armistice et de l'a pas obtenu. Il s'est feu lord Nelson : les commissaires chargés de cette adressé aussi au Graud duc de Toscane, qui n'a pas acquisition sont actuellement en traité pour la seule terre même voulu recevoir ses dépêches. Son armée est dans convenable qu'ils aient eu l'occasion d'acquérir depuis on état de désorganisation. ' Des lettres d'Italie annou- 1806. çent en outre qu'il a éclatté une insurrection à Naples. On croyoit que les Autrichiens seroient dans cette ville

Séance du 9 Mai. avant la fin de ce mois.

M. Addington fait la motion " qu'à l'effet d'aug. Quelques-uns de ces journaux disent qu'il y a eu un

menter les forces disponibles de S. M. l'acte de la 59e. échange de couriers entre Paris et Vienne, et ajouteut que Bonaparte a dit à Carnot qu'il espéroit que la paix ne

année du présent règue qui autorisoit le roi à accepter

les offres volontaires des hommes de la milice locale seroit pas troublée. D'autres annoncent au contraire,

pour servir dans la ligne, soit remis en force pour un an." que le corps du général Girard est entré dans le Piémout.

La première lecture d'un bill à cet effet est faite, Tous les avis que nous recevons de Vienne, tous les actes

et l'impression en est ordonnée. qui sont publiés de la part des alliés démentent suffi. samment la première assertion et prouvent qu'il n'est leeture du bill concernant les débiteurs insolvables ayant

Après quelques affaires de routine, la deuxième aucun souverain qui soit actuellement disposé à entrer été proposée, il y a eu quelque discussion, et le nombre en négociation avec l'honome que tous ont publiquement des meinbres présens se trouvant alors au-dessous de 40, proscrit.

l'ajournement a eu lieu sur le champ. Mortier est allé, il y a quelques jours à Calais et à Boulogne. Il étoit, dit-on, chargé d'exciter les habitans

Séance 10 Mai. à seconder les mesures de Bonaparte, et surtout à lui M. Whitbread demaude si les arrangemens définitifs fournir des hommes; mais partout les conscrits refusent avec les alliés sont parvenus dans ce pays-ci, et s'ils de marcher. C'est par erreur que des lettres de nos seront communiqués à la chambre pår un message avant ports avoient annoncé l'arrivée de Bonaparte à Boulogue ; l ou après les vacances de la Pentecôte.

Lord Castlereagh dit que la ratification du dernier | fidélité douteuse de la réserve des Belges. La Belgique traité des alliés n'a pas encore été reçue de Vienne, et une fois gagnée, Napoléon s'assure la France, et peut qu'il n'est pas probable qu'elle arrive avant Vendredi étendre ses plans jusqu'à la rive gauche du Rhin. prochain.

“ Nul ne peut avec certitude prévoir l'événement M. Whitbread désire de savoir quel sera l'ajourne- futur, car il dépendra d'une variété infinie des causes, ment que les ministres proposeront Vendredi, 12. dont personne ne peut se rendre compte. Néanmoin, Lord Castlereagh dit qu'il sera proposé à la chambre

ces conjectures miliaires ont au moins quelque probas de s'ajourner au Jeudi suivant, 18.

bilité historique ; mais nos généraux sont sur leur. M. Ponsonby demande si le noble Jord produira la gardes, Blucher et Gneisenau connoissent leur ennemis

et Wellington n'est pas un de ceux qui se laissent attacopie d'une dépêche adressée en 1811 au ministre de

quer en rêvant. Tous sont convaincus que beaucoup Russie, et d'une lettre écrite par le prince Régent à dépend de la première bataille, et nous pouvons avec l'empereur Alexandre dans la même année.

sécurité placer notre confiance en Dieu, dans la bonne Lord Castlereagh assure le très-honorable membre cause, dans les braves armées, et dans les plus habiles qu'il y a de fortes raisons pour ne pas rendre ces pièces commandans. publiques à présent, et que s'il les connoissoit, il seroit du même avis.

Réponse authentique de la Garde Nationale de

Rouen d celle d'Amiens.
APPROCHE DE LA CAMPAGNE.

La brave garde nationale d'Amiens a généreusement The Rhenish Mercury (Le Mercure du Rhin) du nos cœurs animés par un dévouement patriotiqne, s'em.

frappé le premier coup; il a retenti par toute la France: 27 Avril dernier, contient les suivantes observations pressent de répondre à l'appel des braves : les sentimens touchant le quartier où il est probable que doivent des habitans de la Somme sout les nôtres; ce sont ceux d'abord éclater les foudres de la guerre.— De Paris, de tous les François. Les alliés sont nos amis

, ils viendans ses champs Elisées, où il paroît jouir des beautés

nent nous délivrer. Ne soyons pas indifférens dans de la nature, Bonaparte tourne ses yeux sur les frontières

notre propre cause. Frappons quiconque veut nous pour voir où il peut avec plus d'effet, se forcer un pas- forcer de combattre contre votre légitime monarque.' sage.

Habitans de la Seine inférieure, nous le jurons unaniSurprendre la Suisse lui promet de grands avan- mement-si les satellites du tyran osent venir parmi tages pour une guerre défeusive, mais ce n'est pas là nous, ils recevront le châtiment dû à leurs crimes : ils son désir : l'insurrection armée dans les montagnes n'est, ne viennent que pour nous massacrer; ils tomberont ainsi que le directoire en a fait l'expérience, nullement sous nos coups.

Vive le Roi ! à mépriser ; le secours est près, le pays pauvre, et

(Traduit du Times.) n'offrant point de ressources. Ce n'est pas non plus le Rhin central qni attire son attention : l'armée Prussienne sur la Meuse, et Mayence, porte des armées Germani

JOURNAUX DE FRANCE. ques, ménace d'une formidable manière ses derrières ou ses flancs, s'il attaque par la Moselle. “ Reste la Belgique, et c'est là, sans contredit, que

Paris, le 8 Mai. se concentrent toutes ses vues rapaces et turbulentes.

Sa Majesté eut hier une grande parade qui com. Il a au moins 60,000 hommes bien équipés rassemblés à

mença après la messe, et ne finit qu'à cinq heures du Paris, ou dispersés dans les camps et les cantonnemens :

soir. L'Empereur passa en revue la troisième division il peut en cinq ou six jours les réunir tous sur les fron de l'armée de réserve, une division de la jeune garde, et tières de la Belgique, et les augmenter jusqu'au nombre

3 divisions d'infanterie et 2 de cavalerie de l'ancienne de 100,000 hommes par le moyen des garnisons de la garde. Ces troupes déployèrent un enthousiasme qui frontière. S'il réussissoit à percer ou à surprendre les se communiqua parmi l'immense concours de peuple lignes Anglo-Prussiennes, mal couvertes par des places qui assistoit à cette parade: les musiques des divers mal fortifiées, alors la Belgiqne lui seroit ouverte; les régimens jouèrent pendant toute la revue, Allons enfans prit de ses habitans lui promet du secours ; et des de la Patrie, &c.' Le Chant du Départ, Veillous au charges et des réquisitions forcées lui fourniroient ce

salut de l'Empire. Ces airs patriotiques produisirent qui lui manque, tandis que ses forteresses lui assureroient le plus vif enthousiasme parmi les spectateurs euxune retraite en cas de défaite.

mêmes qui mêlèrent leurs hurlemens à ceux de ces “Carnot, ce tacticien aussi hardi qu'habile, est avec braves soldats, l'orgueil et le soutien de la France : le Jui. Autour de lui sont ses gardes, et tous ces furieux nombre des troupes se montoit à 20,000. Sa Majesté que la France possède, qui se battront comme des revint au palais Elisée à cinq heures et un quart, et tint désespérés, pénétrés ainsi que leur chef de la vérité de un conseil de ministre. cet ancien adage: “la première bataille en vaut dix," et

Six cents ouvriers travaillèrent hier toute la journée convaincus que leur sort dépend de cet événement. On

sur les hauteurs de Montmartre: leur nombre augmente sera donc, avec beaucoup de précaution, préparé à cette tous les jours. On dit qu'il se montera à 10,000, sur formidable attaque.

ce point-ci ainsi que sur d'autres, depuis la Seine au Il y a 20 ans que Carnot developpa le plan qui, dessous de Paris, jusqu'à la Marne : les ingénieurs pentandis qu'il tournoit je fanc gauche de l'armée Autri- sent qu'il seroit possible, si le danger étoit pressant, chienne par la Sambre, et la forçoit ainsi de retraiter d'effectuer des inondations pour couvrir toute la jusqu'au Rhin, valut à la France les Pays-Bas. Il est gauche de la ligne. possible que cette violente haine si haytement manifestéé La guerre dont nous sommes ménacés sera une par les Prussiens, attire sur leur position les premiers guerre contre l'indépendance des nations. Les puissances coups, mais il est bien plus probable encore que l'ennemi coalisées voudroient traiter la France, comme elles ont se portera en premier lieu sur Gand, entre Lille et traité la Saxe, Gênes et le royaume d'Italie. Elles Dunkerque et s'efforcera de repousser Wellington vers la trouveront ici d'autres obstacles et d'autres hommes. Meuse, dans le dessein de couper ses communications Leurs intrigues, leurs insidieuses proclamations ne sont avec l'Angleterre, et le chasser, s'il se peut, d'Anvers, plus de saison. Elles ne réussiront pas plus à nous espérant que ses opérations seront favorisées par la désunir qu'à nous vaincre. Elles apprendront à leurs

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dépens ce que 28 millions de Fronçois, 500,000 véteraus, Nous, François I, par la grace de Dieu, &c. ayant, et 30,000 officiers qui ont triomphé dans plus de 50 pour répondre aux désirs et aux instances de notre très. batailles, sont capables de faire.

aimée fille l'impératrice Marie-Louise, archiduchesse Les François assurément'n'ont jamais été accusés de d'Autriche, duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla; manquer de courage. Ils ne manqueront pas d'armes provisoirement accepté l'administration de États, vous et de moyens de défense, et des officiers expérimentés

avons cru devoir confirmer et confirmons par ces présen. seront partout pour les diriger

tes les dispositions prises jusqu'à ce jour au vom de votre

très.aimée fille, et nous voulons que ces dispositions Le recrutement des gardes impériales se fait avec une telle activité,qu'on présume que vers la fin de mois, d'état Magawiy, soient ponctuellement suivies.

et celles que pourra publier en notre nom le ministre il se montera à 40,000 hommes qui ont tous vu le

Donné en notre résidence à Vienne, le 2 Avril, service.

1815. Une lettre de Lyon, en date du premier de ce mois, mentionne que le département de l'Ain fournit 5000 volontaires, celui du Rhin 6,000, et le Dauphiné 15,000. Une lettre de Gand anyonce qu'on rapporte dans

Prir des Fonds Publics. cette ville que le prince Régent d'Angleterre a demandé l'expulsion du comte de Blacas. On croit que le prince a été entraîné à cette démarche par la duchesse d'An.

¡Du 15 Mai.) goulème qui avoit déjà fait ses efforts à Paris, avec son mari, et le comte d'Artois, pour se débarrasser du favori. Le duc d'Orléans est soigneusement épié. Ses fré

Actions de la Banque. quentes entrevues avec le prince Régent alarment M.

Trois Blacas : le comte de Lille, si nous pouvons en croire le

par Cent. Réduits.

57 rapport suivant, a écrit au duc d'Orléans pour le presser Trois par Cent. Cons.

58 de revenir à Gand.

Omnium. On dit que M. de Blacas' et l'ex-chancelier d'Ambray ont perdu la confiance du comte de Lille, et que le prince Talleyrand est devenu son premier conseiller, PRIX DES MATIERES d'or ET D'ARGENT ministre de sa maison, et grand chancelier. M. Angles est ministre de la police du comte de Lille; le duc de

Or en barre, par oz.

£5 6 0 Feltre, le comte de Jaucourt, M. G. de la Rochefoucault

Argent do.

0 0 0 et Lally Tollendal sont ennemis jurés de Blacas.

Piastres.

0 6 8 Depuis plusieurs jours un rapport circule que les hostilités ont commencé sur divers poiuts. Il paroit certain que ces rumeurs sont jusqu'à présent dénuées de fonde.

PRIX DU PAIN A LONDRES. ment. Le prince Lucien (car aujourd'hui tout le monde

Peck Loaf.........171b. 6oz. odr.....Ss. 9d est prince) que plusieurs journaux ont envoyé au Nord

Half Peck Loaf.. 8lb. 11oz. odr... Is. l1fd. et au Sud, est encore au village de Bellevue, dans le pays

Quartern Loaf... 4lb. 5oz. odr....Os. Ulfd. de Gex.

Le gouvernement a nommé des commissaires pour évaluer le montant du dommage qui sera soutenu par

GUERNESEY. les propriétaires des terres comprises dans la ligne des fortifications construites pour la défense de Paris. PRIX DE LA FARINE. Première Qualité, 68 sch, le sac, De nombreux changemens ont eu lieu dans les

RATS DU PAIN, Trois sous la livre.
autorités à Lille. On dit que le général de division
Girard s'est avancé vers le Piémont.
Un grand nombre de commissions sont accordées

CALENDRIER DE LA SEMAINE. pour les principaux quartiers généraux; ceux qui les reçoivent ont ordre de se rendre sans délai à Avespe.

Basse Extrait du Times.

JA. Pleine de la Noms des Saints. de Mer. Mer.

L. u. m. (h.

JOURS

SEMAINE

m.

నిని j.du m.

Parme, le 15 Avril Samedi 20

12) 3 21 9 98 Le 12 de ce mois, M. le comte Magawly est arrivé Dimanche 2011 Trivité

13 4 9/10 21 dans cette ville et a fait publier ce qui suit :

Lundi 22

14 4 57 11 9 Mardi

15 5 4811 57 Nous, impératrice Marie-Louise, Archiduchesse Mercredi

161 6 33 12 45 d'Autriche, duchesse de Parme; Plaisance et Guastalla, Jeudi

171 7 21! 1 33 Faisons savoir à tous les sujets et habitans de nos États

Vendredi
1261

181 8 91 2 21 de Parme, Plaisance et Guastalla, qu'ayant pris en considération les circonstances et l'impossibilité dans laquelle nous nous trouvons de nous rendre en personne Ce journal est publié tous les Samedis, à 7 heures du dans vos susdits États, nous avons prié notre très-aimé

matin, à l'Office du Miroir POLITIQUE, No. 185, au père, Empereur et roi, de vouloir bien provisoirement

bas du Pollet; et à la maison occupée par capt. Chamles faire administrer en son nom. Nous voulons et enjoignons à nos fidèles sujets et*habitans de Parme,

pion au Marché. On le porte, avant midi, chez les Plaisance et Guastalla, d'obéir aux ordres et à toutes les

différens souscripteurs des environs de la ville. Tous dispositions que Sa Majesté leur fera connoitre, parce

avis, annonces, &c. qu'on désire y insérer, sont reçus que tel est notre plaisir.

à l'imprimerie seulement, jusqu'au Vendredi ma.

tin de chaque semaine. Le prix de l'abonnement Donné au château impérial de Shænbrun, près de est de six schellings par an,et pour la feuille détachée, Vienne, le 31 Mars, 1815.

trois pendys.

Miroir Politique,

Journal Hebdomadaire.

No. 121.]

GUERNESEY, SAMEDI 27 MAI, 1815.

[Vol. III.

PROPOSITIONS

LA VIE. De la Campagnie d'Assurance de l'Atlas, établie

Les cas dans lesquels on prend des arrangemens à Londres pour les Incendies, la Vie, et les Biens pécuniaires pour compter sur la continuation de la vie Constitués.

des particuliers, sont si nombreux et souvent enveloppés

de circonstances si sérieuses, qu'il est difficile d'attacher LE CAPITAL DE CETTE COMPAGNIE EST d'un million deux cent MILLE LIVRES STERLING; d'effectuer" les assurances de la vie, procurent à la

assez d'importance aux avantages que les moyens de ce capital, la somme de cent vingt mille livres placée société. Bien des commerces et des professions rapporsur le gouvernement ou sur des biens effectifs, sera em

tent des émolumens considérables durant la vie de ceux ployée aux desseins de l'établissement, et le reste garanti qui les exercent ; tandis que la création d'un fond, résulpar une nombreuse société de propriétaires très-respecta- tat de tels profits, pour l'entretien de leur familles bles. Ainsi la stabilité de la compagnie, et les moyens doit nécessairement être l'ouvrage du temps. Les de remplir ses engagemens, sont d'un côté, à l'abri de toute chance humaine, et de l'autre, les personnes qui en pareil cas, peuvent être heureusement détournés par

malheurs qui peuvent résulter d'une mort prématurée, font les assurances, et qui n'ont que ce seul objet en vue,

la précaution de l'assurance. n'encourent aucune responsabilité comme en cas de sociétés de contribution.

LE COMITE DE PROPRIETAIRES suivant est autorisé

à signer les polices d'assurance pour Guernesey et Jersey, L'Atlas entreprend d'assurer les propriétaires de

au nom de la Compagnie ; savoir : bâtimens, marchandises, meubles, fond de ferme, et autres effets; comme aussi tout propriétaire de harques

JEAN COLLINGS, jun. et pavires sur les canaux et dans les ports, contre les

WILLIAM COLLINGS. pertes causées par le feu. La compagnie entreprend en

ROBERT Cowan. outre de donner des assurances sur la vie, sur des prin

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A moins d'être par tous ceux qui prétendent leur être dở quelque chose Troisième Doublement has. 5 of 30000 accord spécial. par la dite succession, d'envoyer leurs comptes aux Quatrième Fond de Ferme.2 0 5000)

susdits, dans quinze jours au plus tard : comme aussi Cinquième, Risques auquels nul des prix ci-dessus ne ceux qui doivent de venir payer daus le dit terme, faute

sont appliquables, mais qui peuvent être assurés par de quoi on enverra à leurs biens.
accord spécial.
Pour encourager les personnes qui feront ON

N BAILLERA A RENTE AU PLUS OF. assurance de 7 ans par un seul paiement, on leur fera FRANT, sur le lieu, Jeudi le 15 Juin prochain, une déduction d'un septième du prix ; et si au bout de entre 11 et 12 heures du matin, les maisons, plusieurs ce terme, une seconde assurance s'affectuoit sur la même édifices, belle et jardin, joignant ensemble, situés à propriété, on déduiroit un cinquième du prir, et ainsi Glategoy; appartenant à Susange Brouard, veuve du de suite tous les 7 ans successifs.

Sr. James Neal, et faux béritiers du dit défunt. LES RENTES

pour un terme qui

Le terraiu est spacieux et fort avantageusement n'excédera pas 6 mois, seront payées à raison de 5 pour situé, et il y a entde les édifices, une boulangerie et une cent par ai, sur la somme assurée à ce bureau, quand distillerie et de bpns magasins; s'adresser à Matthieu Jes personnes assurées en auront éprouvé la perte par le Gallienne. feu, et il sera alloué un prix raisonnable pour le transport des marchandises. L'on payera les pertes occasionnées par le TONNERRE.

BON du Neufchâteau d vendre, à 14s. le quartier.

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DE BATIMENS

A. .

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